mardi 14 février 2012

2012/02/14: Plage ou Ville = c'est pas l'amour!

2012/02/14: Plage ou Ville = c'est pas l'amour!

Tous le monde vous le dira: il y a, parfois, souvent, régulièrement, des conflits entre expats-des villes et expats-des plages (référence à la fable de Jean de "mon nom de famille" qui, elle, parle de rats). Chacun est convaincu de posséder "LA VÉRITÉ" à propos de l'endroit idéal pour passer des jours heureux.

Quelle foutaise! Ça me jette à terre de voir des adultes se comporter comme des enfants immatures! "Mérida est TELLEMENT mieux!" "Pouah! La ville! Quand on peut avoir la mer tous les jours!". Je ne comprends pas que des gens soient si insécures dans leur choix que si une autre personne fait différent, ils identifient ça comme une attaque personnelle!

Sur les sites de discussion, chacun détruit allègrement le choix de l'autre, trouvant des dizaine de bonnes raisons pour haïr la ville/la plage: y'a des moustiques! y'a du bruit! y'a pas de magasins! y'a trop de circulation! y'a pas de vent! y'a trop de vent!

Nous avons choisi de vivre à la plage pour plusieurs raisons et toutes, toutes, sont valables POUR NOUS. J'adore Mérida: la culture, les activités, l'architecture, les services. C'est une ville magnifique et adorable où je ne vivrais pas de manière permanente. Mais je peux comprendre que quelqu'un choisisse de s'y installer.

Bien entendu, vous avez aussi les sous-classes: les "Centro" (centre historique - architecture/histoire), ceux qui ne jurent que par "Garcia Gineres" (proximité du centre sans la densité/terrain plus grands) ou une des enclaves du nord(sécurité, proximité des grands centres-d'achats). A la plage il y a les Progresso (services, internet plus stables, transport en commun), Telchac (c'est plus calme), Chelem (c'est calme mais pas trop loin) et tout le tralala... Ça n'arrête pas je vous dit!

Il y a quelques mois j'ai osé mettre un commentaire sur ma page Facebook qui disait "aujourd'hui il a fait très beau mais j'ai vu que vers le sud (Mérida) il y avait des nuages et des orages. J'ai remarqué que ça arrive souvent; ça doit être la brise de la mer qui poussent et gardent les nuages plus sur les terres." Et bien, dans la 1/2 heure qui a suivi un "ami" a répondu "pis parfois c'est le contraire! Souvent à Merida il fait beau pis c'est la plage qui a la pluie." Cet "ami" est très "protecteur" de son choix de vivre à Merida (lui est un Garcia Gineres - "peux pas comprendre les gens qui vivent dans le Centro, c'est pas un bon quartier!").

Ce qui m'a donné le goût de créer une page FB qui s'appellerait "Merida sucks", juste pour le plaisir de voir le type de réactions que je pourrais obtenir.... Mais mon fils m'a dit que ce serait faire de moi un "troll". Je ne veux pas être un troll, alors j'ai mis ça de côté.

Alors, si quelqu'un vous demande pourquoi nous avons choisi la plage/Chelem/100 mètres de la plage versus TOUS les autres choix possibles, répondez-leur que: nous aimons la mer, nous sommes des gens de petites villes pas de grandes, nous n'aimons pas tellement les vents directs, les prix sont plus abordables en 2iem ou 3iem rangée, c'est tranquille, y'a pas de circulation, Merida est seulement à 40 minutes de voitures, il fait moins chaud, y'a plus d'air (mais pas trop), les magasins ne sont pas loin, bref, toutes les bonnes raisons! Les autres qui vivent ailleurs n'ont manifestement rien compris.....

samedi 14 janvier 2012

2012/01/14: ¡ Feliz Año Nuevo!

2012/01/14: ¡ Feliz Año Nuevo! Ben oui. Déjà 2012 "l'année Maya" dans le Yucatán. J'ignore si c'est parce que le calendrier Maya s'arrête le 12/12/2012 mais il y aura plein d'activités spéciales pour souligner la "culture Maya" cette année. Encore une bonne raison de venir nous voir!

Les Fêtes ont été intéressantes cette année: mélange de calme et de party, de joie et de chagrin. L'important est que nous étions, Michel, Gabriel et moi, ensembles. Le fait qu'il a fait en moyenne 28 degrés le jour n'a pas nui non plus!

Au Mexique la soirée du 24 décembre est le moment fort des fêtes "en famille". Ça s'appelle la "Noche Buena". Traditionnellement, les gens se retrouvent ensembles pour manger (beaucoup), boire (bien sans trop d'abus) et veiller (très tard).

** Saviez-vous qu'au Mexique, les Poinsettias poussent naturellement et sont appelés "Noche Buena"??? **

Comme Gabriel arrivait le 25 au soir, nous avions prévu une soirée plutôt tranquille. Cependant des amis à nous, Chris (américain) et Jésus (avec un nom comme ça, c'est clair que c'est un mexicain!!) nous ont invités chez eux. La famille de Jésus était arrivé de Mexico D.F. (la capitale) et nous avons pu participer à une soirée typique.

Nous avons mangé plein de bonnes choses, bu des "Martinis spéciaux à Chris " (il en crée des tonnes tout le temps - il infuse de la Vodka avec des habañeros pour parfumer!!), flatter un des 7 chiens qui étaient présents et veillé très très tard.

Le problème le lendemain n'est pas l'heure à laquelle nous nous sommes couchés mais plutôt celle du réveil. Quoi que soit l'heure du dodo, à 6h00 a.m. le lendemain nous nous retrouvons bien éveillés, incapables de nous rendormir!

Le 31 nous avons "défoncés" à une fête locale, organisée par des "expats", à Chelem. Tout le "kit" traditionnel y était: Piñatas (celle du temps des fêtes a 7 pointes - pour représenter les 7 péchés capitaux), Pétards (appelé pompeusement "Feux d'artifices" mais les Grands Feux Loto-Québec n'ont pas à avoir peur!) et "Vieux bonhomme dans lequel ont met le feu". Et oui. Au Jour de l'An on brûle un mannequin, grandeur nature, pour souligner la "vieille année qui passe" et pour "brûler nos péchés" (encore une fois). Quand tu le sais pas, tu peux être surpris. Des gens me racontaient la première fois qu'ils ont vu une forme qui brûlait sur un terrain! Ils ont crus, pendant 5 minutes, qu'un gars chaud avait eu un accident avec les pétards!

Le reste du temps fût assez tranquille, 2 partys étaient suffisants pour nous! Ça nous prends 3 jours pour nous remettre à toutes les fois!

Nous avons aussi visité pleins d'endroits très bien et, pour reprendre une expression de Gabriel: "nous avons cri*****ment bien mangé!". Bref nos nouveaux "Anges Gardiens" ont veillés sur nous et, bien que l'année 2011 ait été très difficile, nous avons pu voir arriver 2012 avec de l'espoir et de la joie.

Maintenant, à propos de "la-fin-du-monde-en-2012-parce-que-les-Mayas-l'ont-prédis". Je vais vous traduire une blague que j'ai vu sur "Facebook":

C'est le sculpteur Maya qui entre dans le temple avec son gigantesque calendrier circulaire sculpté et qui dit à son copain: "j'ai dû arrêter le 12/12/2012 parce que j'avais plus de place". Et l'autre de lui répondre: "J'aimerais bien voir la face des gens à cette époque là - ils vont croire que c'est la fin du monde!". Et les deux gars de se bidonner à mort......

mercredi 16 novembre 2011

16/11/2011: En visite

16/11/2011: En visite

Je suis au Québec depuis vendredi dernier. Jusqu'à date il ne fait pas trop froid, ce qui est très bien. Nous avons eu un peu de neige samedi mais elle a fondue depuis.

Une chose qui me fait toujours rire est quand des gens, qui apprennent que je vis au Mexique, me disent: "que vous êtes chanceuse!" Comme si la chance avait quoi que ce soit à voir avec ça! Nous avons faits des choix, nous avons planifié notre décision! Et si la très grande majorité du temps nous sommes parfaitement heureux et satisfait, la vie là-bas n'est pas parfaite!

Tous ne pourraient si habituer: la chaleur (extrême parfois), le rythme très lent de tout (ce qui veut dire délai à la banque, à la poste, bureaucratie lourde), le manque de rigueur (le gars qui te dit qu'il viendra lundi après-midi et qui arrive le mercredi matin) et l'absence de chips "cornichons à l'aneth"!

Nous trouvons là-bas beaucoup des mêmes choses qu'ici: Wal-Mart, Costco, Home Depôt, McDonald et j'en passe. Même les chaines locales, Chedraui, Soriana, Chapur, offrent des produits similaires aux chaînes internationales. Et pourtant, plusieurs produits sont introuvables et il faut faire autrement. Mais "vivre autrement" n'est-ce-pas la première décision à prendre avant de partir?

J'entends régulièrement des gens me dirent qu'un tel est reparti aux E.U. ou au Canada, n'ayant pu s'habituer à la chaleur, à l'humidité, à la culture locale ou qu'ils ont réalisés qu'ils seraient très isolés socialement s'ils n'apprenaient pas l'espagnol....

Alors, avant de me dire que je suis chanceuse, imaginez-vous à ma place: je ne suis pas en vacances, assise dans un tout inclus avec un margarita à la main. Je VIS là-bas: fait le ménage, le lavage, l'épicerie, l'entretien de la maison, les courses et autres obligations de la petite vie.....

dimanche 16 octobre 2011

2011-10-16: Les plaisirs de la communication

2011-10-16: Les plaisirs de la communication

C'est officiel: j'ai perdu la tête! Après avoir gardé "en famille d'accueil" une petite chienne, Asuna, et réussit à lui trouver une maison ici à Chelem, j'ai décidé de recommencer! Ais-je choisi un autre petit chien de 2 ou 3 ans? Ben non voyons! Pourquoi faire simple quand je peux faire chaotique!

Alors, depuis hier, Gordo (signifie gros ou dodu) est avec nous. C'était le meilleur ami de Pirata au refuge. Il a 9 mois. Et oui, maintenant nous hébergeons, nourrissons et promenons 3 chiots de 8, 9 et 10 mois. Le bordel!

Ce matin j'essayais de garder un semblant d'ordre lors de la promenade. Gordo tirait dans tous les sens (il n'est jamais sorti du refuge, tout est excitant pour lui!), Pirata disputait (il se croit le patron en charge de la sécurité/discipline) et Feliz et bien, était Feliz! Sautait sur les deux autres, gambadait joyeusement, mordillait les mollets de Pirata/Gordo (rien pour améliorer le focus!).

En marchant, j'ai rencontré un voisin qui nettoyait sa cour. Le monsieur me regardait avec un sourire grand comme ça (les mexicains ont les dents très blanches - ça leur fait des sourires magnifiques!) et m'a dit, en rigolant: "vous êtes très patiente!" Ce à quoi j'ai répondu : "plutôt idiote d'essayer de faire marcher calmement 3 chiots de cet âge!". Il a parti à rire, me confirmant du même coup qu'il pensait la même chose mais n'aurait jamais osé me le dire en face (les mexicains sont très polis).

Cet échange court et drôle m'a rappelé pourquoi j'apprends l'espagnol: pour pouvoir communiquer vraiment avec les gens d'ici et les comprendre. Mon espagnol n'est pas encore au niveau que je veux (mon prof me décrit comme étant une intermédiaire-avancée) mais il me permet de me lier avec les mexicains, de lire les journaux et d'écouter la radio.

J'en ai peut-être déjà parlé mais c'est pas grave, je vais en remettre: la quantité de gens qui vivent ici (les expats) qui ne disent pas un mot d'espagnol ?!?!? J'en suis estomaquée à toutes les fois! Je connais des gens qui vivent ici à temps complet depuis 4 ans qui peuvent à peine commander un repas ou même trouver les salles de bain (dondé estan los baños). Comment quelqu'un peut-il se justifier cela?

Leurs relations personnelles sont toujours avec d'autres expats (leur nombre étant limité - tu finis toujours par parler avec les mêmes personnes) ou les quelques mexicains bilingues. Mais, même à eux, le message que tu envoies est que tu ne veux pas VRAIMENT te mêler à la société locale. Que malgré le fait que tu es un invité dans leur pays, tu ne te préoccupes pas d'eux suffisamment pour justifier l'effort d'apprendre leur langue. Et après, ces mêmes gens portent des jugements sur la politique, l'économie ou la société locale! Comment peuvent-ils faire ça quand ils ne peuvent même pas lire les journaux?? Ils se font une opinion sur ce que les autres leur ont traduits ou se qu'ils ont lus dans les journaux étrangers (canadiens, américains, européens - messages qui risquent fort d'être biaisés).

J'ai rencontré plein de gens charmants depuis que je suis ici: locaux et expats. Et je dois avouer que je pouvoir parler en espagnol a favoriser les relations avec les mexicains. Les gens sont plus ouverts et détendus et se montrent très flattés.

Vous savez, ils ne sont pas très très différent de nous: imaginez-vous vivre dans une magnifique ville. Avec une culture, une architecture, une histoire et une gastronomie riches et abondantes, où plein d'étrangers viennent vivre et que la majorité ne parlent rien en français et se montrent déçus quand vous ne parlez pas leur langue. Moi, après quelques mois de : "¿Habla español?", je finirais par leur dire: "No. Et vous, vous parlez pas français?"

jeudi 22 septembre 2011

22/09/2011: Le bonheur et le pirate

22/09/2010: Le bonheur et le pirate

J'en ai déjà glissé quelques mots à leur propos mais sans vraiment donner de détails. Ils sont jeunes, énergiques et, lentement mais sûrement, font leur place dans nos cœurs: nos chiens, Pirata et Feliz. Nous ne sommes pas certains de leur âge, nous n'avons qu'une approximation. Pirata a "environ" 9 mois et Feliz, elle, environ 7. Ils sont arrivés tous les deux par des chemins détournés mais de la même source, la rue.

Nous avons décidé d'avoir un chien lorsque nous sommes venus au Mexique, autant pour des raisons de compagnie que de sécurité. Dès le début, nous avions choisis de ne pas acheter mais d'adopter. Nous avons commencer à faire du bénévolat dans un refuge pour chiens abandonnées/maltraités situé au sud de Mérida. Vous pouvez consulter leur site, en anglais et en espagnol, au www.evolucionyucatan.com.

Pirata y a été littéralement jeté par dessus la clôture quand il avait environ 2 mois. Les gens sont arrivés le matin et il était là, juste dans l'entrée. Il semblait en assez bonne santé. Ils l'ont gardés et il a trouvé là un refuge contre les duretés de la rue. Car la rue n'est pas tendre envers les chiens. Parlez-en à Feliz.

La journée que nous avons débutés nos travaux à la maison, elle s'est pointée, en fin d'après-midi et allait voir les travailleurs pour se faire donner de la nourriture. Elle était couverte de tiques et de puces, n'avait manifestement pas beaucoup d'énergie et était déshydratée. C'est le gros problème par ici: la terre est poreuse, la couche supérieure étant du sable. Il y a peu de trou d'eau, pas de ruisseau ou d'étang, les animaux abandonnés souffrent tous, plus ou moins, de déshydratation.

Lorsque nous allions au refuge, nous recherchions un chien. Nous en voulions un plus âgé (2 ou 3 ans minimum) et de nature calme. Mais la vie nous envoie souvent ce dont nous avons besoin, pas ce que nous voulons. Et, un matin, je suis allé dans une section du refuge où j'allais peu souvent, une autre bénévole m'ayant dit qu'il y avait de super beaux chiots par là. Pendant que je m'extasiais sur Kiera, Gordo, Panucho, j'ai entendu un rythme régulier, la queue d'un chien battant joyeuse contre une chaudière. Je me retourne et vlan! Le coup de foudre! Un beau chien, blanc et noir, avec une tâche sur l'oeil (ça explique le nom de Pirate) qui me fait un grand sourire! Après, à toutes les fois où nous allions au refuge, nous nous assurions de prendre le temps de le flatter et de jouer avec lui. Michel s'est vite attaché lui aussi et nous avons donc décidé qu'il serait notre chien, lorsque notre maison serait prête.

Lorsque Feliz est venue la première fois, elle se sauvait de nous mais nous pouvions voir qu'elle voulait être notre amie, qu'elle luttait contre l'envie de nous faire confiance. Qu'a-t-elle pu vivre avec les humains qu'elle croisait sur la rue? Après bien des avances, elle s'est finalement approcher de moi. J'ai pu lui arracher les tiques qui pendant dans ses oreilles comme des raisins (triple beurk!) et lui offrir de l'eau.

Le lendemain Michel a acheté un sac de nourriture et nous lui en avons donner. Inutile de dire qu'après ça, elle venait tous les après-midi! Nous voulions lui trouver une maison d'adoption (rappelez-vous que nous ne voulions qu'un chien!) mais, après quelques jours, nous avons craqué. Tous nous disait que deux chiens s'était mieux (ils jouent ensemble) et nous nous sommes dit que ce ne serait pas si pire.

Et nous avions raison! Mais le chaos que deux chiots peuvent apporter! Ils jouent, sautent, font de la lutte dans la cour! Et les marches! Au début, je me disais que nous n'en viendrions pas à bout! Et pourtant, 3 mois plus tard, ils sont toujours là.

Pirata se prend pour le "petit boss" et, après des débuts bruyants (lire "japper sur tous ce qui bouge), il s'est calmé et ne lâche que quelques "ouaf" par jour, pour bien s'assurer que la population animale et humaine du coin est au courant qu'il est en charge de la sécurité. Feliz est plus affectueuse, surtout depuis sa stérilisation. Elle adore jouer avec Pirata et les "gratouilles de bedaines". Elle jappe peu mais apporte son soutien à Pirata pour la sécurité.

Ils sont sociables, autant avec les autres chiens que les humains, et nous écoutent bien. Ils marchent de mieux en mieux avec la laisse et adorent allé pour leur promenades deux fois par jour sur la plage. Ils ne contemplent pas le coucher de soleil ou les oiseaux qui volent bas au dessus des vagues,, préférant renifler tout et fouiller dans les coquillages. Bref, ils nous apportent beaucoup de bonheur et leur compagnie nous est précieuse.

Si c'était à refaire, j'y replongerais avec bonheur! Et, encore, je n'achèterais pas. Les refuges, autant Mexicains, Canadiens ou américains sont pleins de créatures attachantes, intelligentes, prête à vous ouvrir leur coeur. Alors, si vous envisagez d'avoir un chien, n'hésitez pas! Adoptez!

P.S.: Pirata est gentil mais un peu lent. A moins que ce ne soit Feliz qui soit super intelligente. Enfin, je suis fière d'annoncer qu'après 3 mois d'efforts, il comprend enfin le "Sientate" (assis-toi), que Feliz a maîtrisée en 2 jours. Il réagit encore un peu lentement quand il n'y a pas de gâteries mais finit toujours par s'asseoir. Je veux m'attaque maintenant au "Espera" (attends!)......

jeudi 25 août 2011

25/08/2011: C'est fini! ben presque....

25/08/2011: C'est fini, ben presque....

Finalement, après des semaines de travaux, des mois de planifications, des jours de magasinage, la maison est terminée. Enfin.... pour ceux qui ont une maison, vous savez comme moi que moins d'une semaine après la fin des "travaux officiels", vous identifiez d'autres choses à faire!

Michel a fini la peinture, intérieure et extérieure, mais il reste des cadres à poser. La table a reçue sa dernière couche de vernie? Et les rideaux eux?

Pis y'aurait le patio à réparer/refaire; pourquoi ne pas construire un "palapa" en même temps? Et un espace de rangement supplémentaire? Ne surtout pas oublier les fleurs, en pot et en pleine terre! Et un plan de basilic "tant qu'à y être"....

Ah!!! Heureusement que ce qui est fait est bien fait et nous satisfait parfaitement! La cuisine est minuscule mais parfaitement fonctionnelle; l'éclairage adéquat, les chambres de bains agréables et la piscine! Haaaa, la piscine!

Jamais je n'aurais cru apprécier autant une piscine! Michel et moi nous nous y plongeons plusieurs fois par jour: pour nous rafraîchir et nous détendre. Sincèrement, le samedi soir, après un bon souper, après la marche des chiens, nous mettons de la musique ("smooth jazz") et nous terminons notre bouteille de vin bien immergés dans l'eau. Quel bonheur!

Je sais, ça fait décadent! Mais même notre précieux, notre fils Gabriel, y a pris goût pendant sa visite! Et il était d'accord pour dire que notre piscine n'est pas très grande, ou très "design", elle n'a pas de chute d'eau, ou de bar intégré mais le plaisir que nous en retirons est tout aussi grand!

Vraiment, je ne sais pas si j'apprécierais notre maison autant si nous avions dû nous endetter pour les 20 prochaines années pour l'avoir... Je regarde d'autres personnes qui viennent s'établir ici et qui investissent des sommes considérables dans de l'immobilier (i.e. $300K USD et plus): il ne fait pas plus chaud pour eux. Le soleil ne brille pas plus fort. Il tombe la même pluie et la mer est identique. Ils ont seulement beaucoup plus grand à entretenir et, soyons honnête ici, ça prend de l'entretien lorsqu'on vit sur la plage (ou à proximité).

Je passe le balai 2 à 3 fois par jour partout dans la maison (les chiens entrent tellement de sable, ça pas de bon sens!) et je sais que l'an prochain, nous devrons refaire la peinture. Encore. Au complet. Et les robinets qui, après 2 mois, commencent déjà à rouiller.

Alors, quand je pense à tout ça, je me détends dans mon hamac (yé!), j'écoute le bruit des oiseaux, je regarde le ciel changer de couleur en fin de journée et me dit que le paradis n'a pas besoin d'être grand ou chic; que le bonheur n'est pas dans des planchers de marbre ou un salon de 20 X 30. Il est dans la satisfaction de vivre exactement selon ses besoins et ses moyens. Pis en écoutant du "smooth jazz" en sirotant un verre de rouge assis dans la piscine......

jeudi 9 juin 2011

09/06/2011: Ce sera chouette quand ce sera fini!

09/06/2011: Ce sera chouette quand ce sera fini!

Je suis tellement tannée! Heureusement que nous ne construisons pas une grosse maison, avec des tonnes de pièces, un garage, un piscine creusée, une cuisine extérieure, un patio sur 4 niveaux. Le cerveau m'exploserait!

Entre les travaux, la nouvelle petite chienne et les achats, les journées sont plutôt bien remplies. Les gros travaux devraient se terminés samedi et, ensuite, Michel et moi aurons à faire la peinture et arranger la cour. Il travaille à tous les jours à la maison, étant sur place entre 8h00 du matin et 18h00 le soir. Plus les samedis jusqu'à 14h00. J'y vais aussi mais, présentement, les choses que je peux faire sont plutôt limitées à: choisir le couvre-lit, acheter la vaisselle, planifier la livraison des meubles, voir aux comptes et essayer de faire venir CFE pour poser le 220.

CFE: Comision federal del electricidad. Ou encore: Comment Faire Enrager la madame. Ça fait 3 visites que je fais pour essayer de faire modifier notre entrée du 110 au 220 (comme nous aurons des airs climatisées, ça nous prend plus de pouvoir). Imaginez la scène: comme partout au Mexique, il y a des fils d'attente. Et des heures d'ouvertures limitées (de 7h30 à 13h00). Et des employées au comptoir de "atencion a nuestros clientes" qui sont tout sauf motivées.

Avant de pouvoir allé les voir, nous avons fait préparer l'entrée par l'électricien de notre constructeur. Il fait tout le filage, change les conduits de protection et, cette portion a estomaquée Michel, enlève le compteur et fait la connexion derrière. Lorsque tout est prêt, je vais aux bureaux, pendant les heures d'ouvertures, fais la queue et, finalement me présente devant un air bête."Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Pas de problème, c'est raisonnable. Trois jours plus tard le camion, avec deux techniciens qui ont, eux aussi, un air bête, se présentent. "Les fils ne sont pas de la bonne couleur (!!) et un est trop petit". Ils repartent sans avoir fait quoi que ce soit.

Après que l'électricien ait fait les corrections, je retourne aux bureaux de CFE. Autre queue (celle-là était particulièrement longue car c'était le 30 mai, jour de paie et de paiement de factures). Autre air bête (j'ai découvert qu'elles étaient deux sœurs - pour vrai!) à qui j'explique que les modifications ont été faites selon les instructions. "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Parfait, ça va toujours.

Aujourd'hui, 7 jours ouvrables après, j'y retourne parce qu'ils ne sont toujours pas venus. Autre queue, autre air bête: "vous devez mettre le compteur dans un sac, attaché à l'extérieur, près de l'endroit où il se trouvait parce que les techniciens peuvent y allé à n'importe quel moment entre 7h00 et 20h00 du lundi au vendredi. Ils sont allés mais le compteur n'y était pas.". J'aurais vraiment bien aimé savoir ça la première fois que j'y suis allé! "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". J'espère que cette fois-là est la bonne!

Pendant ce temps, j'aimerais vous rappeler qu'ils ont ENLEVÉS le compteur! Et rebrancher les fils! Les techniciens, les airs bêtes, tous sont au courant! Alors nous utilisons de l'électricité, depuis plus de 2 semaines, SANS PAYER!

Mais il est vrai que le slogan de CFE est "une entreprise de classe mondiale" et non "une entreprise qui fait de l'argent".......