14/12/2010: Promenade méditative
Tous les jours je pars marcher. Entre 3 et 5 kms à chaque fois. Une ville se découvre mieux à pied et en plus ça me fait faire de l'exercise. Et entre découvrir une ville en profitant de la température et s'enfermer dans un gym qui sent la sueur... le choix n'est pas trop difficile à faire!
Ce matin la température était plutôt fraîche, aux environs de 16 degrés. Le ciel était gris et il avait plu pendant la nuit. Le ciel ne restant jamais couvert très longtemps à Veracruz, vers 12h30 les nuages se sont dissipés et un confortable 24 m'invitait à allé faire ma promenade de santé.
J'ai décidé de me gâter et d'aller découvrir un endroit devant lequel j'ai passé quelques fois sans jamais osé entrer: le cimetière. Il est à moins de 15 minutes de chez nous et il est immense! En fait, de l'extérieur il paraît plus petit mais une fois entré.....
J'ai déjà mentionné la relation plutôt saine que les Mexicains ont avec la mort. Ils ne semblent pas en avoir peur - en tout cas si je me fie à leur façon de conduire - et souligne avec gaîté la vie de leur défunt. Je me disais que le cimetière serait différent et pas ennuyant. J'avais vu juste! La disposition des allées et des tombes est chaotique et à complètement à l'opposée de nos étendues gazonnées ordonnées! C'est un fouillis indescriptible!
Ils suivent la tradition espagnol qui n'enterre pas les morts, érigeant plutôt des "catafalques" en marbre, en granit et ou en ciment. Il y en a même recouverts de tuiles ou de faïences. Certains sont dignes de musée, immenses avec des statues, des sculptures et des autels. D'autres sont plus simples; de simples rectangles de béton gravé avec des croix en pierre ou en bois. Ils ne sont pas tous en bon état, en fait la majorité sont décrépits. Le climat de la région étant particulièrement dur pour le ciment et la pierre.
Les plus émouvants sont ceux des enfants. Un était orné d'un ange avec seulement une croix et une plaque gravée: "hijo mio", mon fils. Les dates m'ont émues: mai 1942 - novembre 1942. Un autre, plus récent, était orné des personnages de "Toy Story". C'était un petit garçon de 5 ans. Au détour d'une allée, je suis tombé sur la tombe d'une mère et de sa fille, mortes à 45 ans d'intervalles. Une étoile de David marquait simplement l'endroit rappelant que le Mexique, malgré son fort catholicisme, est multi-confessionnel.
Et le cimetière est plein de vie: des gens viennent visiter leur mort et leur apporter des fleurs, des travailleurs tentent de contrôler la végétation et les animaux. L'endroit est plein d'oiseaux de toute sorte, de gros écureuils gris et bruns (ils sont vraiment énormes! Beaucoup plus gros que ceux du Québec - au moins 3 ou 4 fois) et de chats!
* Les chats à Veracruz sont rarement attachés à une famille, ce sont des bêtes errantes qui vivent dans les parcs et endroits publiques *
Je me suis assise sur un catafalque, prenant quelques minutes pour médité et savourer le moment. A ma grande surprise, une jeune chatte est venue me ronronner ça suivie rapidement d'une autre. Cette dernière a rapidement évaluée la situation et décidé que j'étais "à elle" et s'est mise à me garder des autres. Éventuellement j'ai été prise d'assaut par une troisième créature dont j'ignore le sexe, causant une petite crise sociale dans le groupe. Après quelques explications soutenues la paix est revenue et j'ai pu goûter le plaisir immense d'être assise dans un endroit paisible, entourée de chants d'oiseaux et des bruits lointains de la civilisation. Tous ça en flattant un chat ronronnant. Quel bonheur ce cimetière.....
mardi 14 décembre 2010
jeudi 9 décembre 2010
09/12/2010: Traditions des fêtes
09/12/2010: Traditions des fêtes
Cette fin de semaine a été tranquille. Rien de particulier à part les cours d'espagnol. Ce que j'aime le plus dans ces cours est le contact direct que nous avons avec des "natifs" qui, en plus de nous apprendre l'espagnol, nous ouvre la porte aux réalités culturelles, culinaires et autres de Veracruz.
Jorge, notre "professeur" attitré a 19 ans, il est étudiant à la "Universidad Veracruzana" en génie civil. Un jeune homme brillant, cultivé, généreux de son savoir. Il est véritablement notre source d'information première sur un grand nombre de sujet: comment fait-on pour obtenir notre permis de conduire? Quel est la signification du mot "p*to" que tous le monde crie aux membres de l'autre équipe dans les parties de soccer? (très très mauvais mot - voir "enc*lés" pour une équivalence en français) Qu'est-ce que des "squites", collation vendue sur la plage, au stade, sur la rue? (c'est un mélange de grains de mais cuits et refroidis, mélangés à de la crème ou de la mayonnaise, avec du fromage et de la poudre de chili! - j'ai eu une vision de mon foie se sauvant à toute jambes....)
La période des fêtes arrivant à grands pas, il était clair que ce sujet allait venir sur le tapis. Saviez-vous que les cadeaux de Noël se donnent aux Rois au Mexique, soit vers le 7 janvier?? En effet, le 25 décembre est une fête strictement religieuse qui se célèbre en famille. Et, à part certains magasins qui se veulent "modernes" ou "américanisés", vous n'entendrez pas de musique de Noël. Ça n'existe pas des "chants traditionnels" en espagnol. Quand il y a des "carols", ils sont toujours en anglais. Et il y en a très peu. C'est comme le Père Noël, il est pratiquement inexistants. Ce qui se vend beaucoup de ce temps là sont des "pins de Noël" - les sapins sont inexistants - ces arbres sont produits au Mexique et se vendent très chers car rares, environ $500 pesos. Il y a aussi de très jolies crèches, beaucoup de lumières et des anges.
Ils sont aussi en train de préparer le zocalo pour les fêtes de la "Vierge de Guadalupe", probablement LA plus importante icône religieuse du Mexique. Il y aura des défiles des statues de la vierge, des messes et bénédictions. Les mexicains étant très religieux - la majorité, même les jeunes, font le signe de la croix lorsqu'ils passent près d'une église - ce seront donc des célébrations élaborées, hautement symboliques. Si je peux réussir à savoir les dates et heures précisent, je vais m'y rendre. Je pourrai vous faire un compte-rendu.
Le 1er de l'an lui, est une grosse fiesta familiale, célébrée, à Veracruz, sur la plage! En effet, les gens se réunissent pour le souper le 31 décembre et, dans le courant de la soirée/nuit, se rendent sur la plage pour attendre le premier levée de soleil de la nouvelle année! Inutile de vous dire que le 1ier en journée, c'est assez tranquille en ville.....
Une autre grosse semaine de célébration est la semaine sainte: les écoles sont fermées et plusieurs ont congés. Et, bien entendu, dans la catégorie "party de fou - sans aucune retenue parce qu'aucune connotation religieuse", le carnaval! Cette année il sera du 1ier au 9 mars. Imaginez de la musique super forte partout en ville! Des gens qui dorment sur la plage parce que TOUS les hôtels/pensions/maisons d'hôtes sont pleins! Et des parades tous les jours! Pis pas des petites! 2 à tous les jours, pendant 9 jours, qui défilent le long de la mer sur plus de 10 kms! Des gens qui dansent la "salsa", la "samba" et autres rythmes latins. Des "pitounes" en très petite tenue qui se font allée sur des chars allégoriques! Le trafic congestionné sur tous le centre-ville bref, le chaos total! NOTE: pour ceux que ça pourrait interesser, toutes les chambres sont probablement déjà complète pour la période - il faudrait coucher à l'extérieur de Veracruz et faire la route à tous les jours, bonne chance!
J'ai bien hâte de voir Noël et le jour de l'an ici. Pour ce qui est du carnaval, c'est moins sur - nous serons probablement déjà rendu dans la région de Mérida. Mais comme c'est toujours au Mexique, nous devrions être capable de nous trouver un party ou deux.....
Cette fin de semaine a été tranquille. Rien de particulier à part les cours d'espagnol. Ce que j'aime le plus dans ces cours est le contact direct que nous avons avec des "natifs" qui, en plus de nous apprendre l'espagnol, nous ouvre la porte aux réalités culturelles, culinaires et autres de Veracruz.
Jorge, notre "professeur" attitré a 19 ans, il est étudiant à la "Universidad Veracruzana" en génie civil. Un jeune homme brillant, cultivé, généreux de son savoir. Il est véritablement notre source d'information première sur un grand nombre de sujet: comment fait-on pour obtenir notre permis de conduire? Quel est la signification du mot "p*to" que tous le monde crie aux membres de l'autre équipe dans les parties de soccer? (très très mauvais mot - voir "enc*lés" pour une équivalence en français) Qu'est-ce que des "squites", collation vendue sur la plage, au stade, sur la rue? (c'est un mélange de grains de mais cuits et refroidis, mélangés à de la crème ou de la mayonnaise, avec du fromage et de la poudre de chili! - j'ai eu une vision de mon foie se sauvant à toute jambes....)
La période des fêtes arrivant à grands pas, il était clair que ce sujet allait venir sur le tapis. Saviez-vous que les cadeaux de Noël se donnent aux Rois au Mexique, soit vers le 7 janvier?? En effet, le 25 décembre est une fête strictement religieuse qui se célèbre en famille. Et, à part certains magasins qui se veulent "modernes" ou "américanisés", vous n'entendrez pas de musique de Noël. Ça n'existe pas des "chants traditionnels" en espagnol. Quand il y a des "carols", ils sont toujours en anglais. Et il y en a très peu. C'est comme le Père Noël, il est pratiquement inexistants. Ce qui se vend beaucoup de ce temps là sont des "pins de Noël" - les sapins sont inexistants - ces arbres sont produits au Mexique et se vendent très chers car rares, environ $500 pesos. Il y a aussi de très jolies crèches, beaucoup de lumières et des anges.
Ils sont aussi en train de préparer le zocalo pour les fêtes de la "Vierge de Guadalupe", probablement LA plus importante icône religieuse du Mexique. Il y aura des défiles des statues de la vierge, des messes et bénédictions. Les mexicains étant très religieux - la majorité, même les jeunes, font le signe de la croix lorsqu'ils passent près d'une église - ce seront donc des célébrations élaborées, hautement symboliques. Si je peux réussir à savoir les dates et heures précisent, je vais m'y rendre. Je pourrai vous faire un compte-rendu.
Le 1er de l'an lui, est une grosse fiesta familiale, célébrée, à Veracruz, sur la plage! En effet, les gens se réunissent pour le souper le 31 décembre et, dans le courant de la soirée/nuit, se rendent sur la plage pour attendre le premier levée de soleil de la nouvelle année! Inutile de vous dire que le 1ier en journée, c'est assez tranquille en ville.....
Une autre grosse semaine de célébration est la semaine sainte: les écoles sont fermées et plusieurs ont congés. Et, bien entendu, dans la catégorie "party de fou - sans aucune retenue parce qu'aucune connotation religieuse", le carnaval! Cette année il sera du 1ier au 9 mars. Imaginez de la musique super forte partout en ville! Des gens qui dorment sur la plage parce que TOUS les hôtels/pensions/maisons d'hôtes sont pleins! Et des parades tous les jours! Pis pas des petites! 2 à tous les jours, pendant 9 jours, qui défilent le long de la mer sur plus de 10 kms! Des gens qui dansent la "salsa", la "samba" et autres rythmes latins. Des "pitounes" en très petite tenue qui se font allée sur des chars allégoriques! Le trafic congestionné sur tous le centre-ville bref, le chaos total! NOTE: pour ceux que ça pourrait interesser, toutes les chambres sont probablement déjà complète pour la période - il faudrait coucher à l'extérieur de Veracruz et faire la route à tous les jours, bonne chance!
J'ai bien hâte de voir Noël et le jour de l'an ici. Pour ce qui est du carnaval, c'est moins sur - nous serons probablement déjà rendu dans la région de Mérida. Mais comme c'est toujours au Mexique, nous devrions être capable de nous trouver un party ou deux.....
jeudi 2 décembre 2010
02/12/2010: La petite soeur sage d'une grande soeur rebelle
02/12/2010: La petite sœur sage d'une grande sœur rebelle
Nous sommes allé dans la région de Mérida, Yucatan, le weekend passé. Nous avons visité le centre de la ville pour ensuite nous rendre sur la côte, à Progreso où nous sommes restés 2 jours avant de revenir à Veracruz lundi après-midi.
Mérida est, malgré son architecture coloniale et sa disposition similaire, très différente de Veracruz. L'atmosphère y est plus "classe" et les gens sont moins bruyants. Personne ne devrait être surpris: après tout, même si les deux villes sont situées au Mexique elles sont soumises aux mêmes réalités qu'au Canada ou ailleurs. Après tout, nous ne nous surprenons pas que Montréal ne soit pas exactement comme Toronto ou Vancouver! Il ne faut donc pas imaginer que toutes les villes du Mexique sont des copies conformes! Vous imaginez l'ennui que ce serait de faire le tour du pays et de ne voir que des villes clonées?
Si je devais comparer les deux villes à des personnes je dirais que avec Mérida j'aurais un souper chaleureux en dégustant une bonne bouteille de vin. Avec Veracruz j'aurais un barbecue dans la cour arrière bien arrosé de bière froide. Les gens du Yucatan que nous avons rencontrés ont tous cependant la même qualité que les Jarochos: un intérêt sincère envers les étrangers, surtout ceux qui parlent un peu l'espagnol. En moins de 2 heures suivants notre arrivée, nous avions déjà eu des discussion avec trois charmants monsieur qui partageaient l'histoire de la région et la meilleure adresse pour manger de la nourriture authentique "yucateca". Deux nous ont aussi parlé de la coopérative d'artisanat maya, LA place pour faire des achats sans se faire avoir (i.e. produits faits sur place versus en Chine - chemise en vrai sisal plutôt qu'en lin déguisé etc...) En plus, comme le nom l'indique, c'est une coopérative qui permet aux communautés mayas de la région de gagner leur vie et d'améliorer leur sort. Comme l'anniversaire de Michel arrive bientôt, il s'est offert une "guayabera" en sisal(chemise traditionnelle - coupe droite avec ou sans poche, qui se porte en dehors des pantalons) , à la confection impeccable, à un prix défiant toute compétition.
Mérida est aussi plus "civique" que Veracruz. Plusieurs canadiens et américains qui vivent dans la région nous ont dit trouver que les gens conduisaient de manière folle et qu'ils utilisaient beaucoup le klaxon. Pffuit! Ils n'ont vraiment rien vu! Mettez un Jarochos dans une auto et il change de personnalité. En fait je soupçonne que les klaxons sont une extension de leur "vous-savez-quoi" et qu'ils ont un besoin sans fond de prouver leur virilité! La seule chose qui est respectée par les conducteurs à Veracruz est les lumières rouges. Les stops sont ignorés, les priorités de passage inconnus et les piétons des objets mouvants qu'on peut faire semblants de ne pas voir. Pourquoi croyez-vous que nous n'avons pas de voiture??? Conduire ici? Jamais!
La région a aussi beaucoup plus d'étrangers; canadiens-anglais et américains abondent dans le secteur, l'endroit étant réputé pour les longs séjours. Les gens apprécient l'aspect plus authentique que Cancun ou la Riviera Maya, le climat très agréable et les plages isolées, immenses et sauvages. Un travers, ou bon côté - ça dépend du point de vue, est le fait que les gens ici parlent plus l'anglais, surtout dans les commerces. Nous avons rencontré des gens d'affaires originaire de la région de Toronto, établis dans la région depuis prêt de trois ans, qui ne parlent pas espagnol! Nous n'en sommes toujours pas revenus! Comment pouvez-vous vivre la majorité du temps dans un pays espagnol et ne pas apprendre la langue de la population ?!?!?!
Un des avantages que ce flux de semi-retraités, retraités étrangers, propriétaires de maison ou de condo a cependant est la facilité de se rendre dans la région. Il y a un vol direct de Miami-Mérida à tous les jours et plusieurs par jour avec Cancun. La distance Cancun-Merida étant aussi raisonnable, le trajet peut se faire facilement par autobus. Le coût avec "ADO - Platinum" (au delà de la 1ier classe - les sièges sont comme des "lazy-boy", ils se couchent complètement, il y une paire d'écouteurs par siège avec TV individuelle et musique au choix - service de rafraîchissement etc...) n'est que de $420 pesos par personne! Le voyage dure environs 4 heures mais quel confort!
Alors malgré notre profond attachement pour la ville de Veracruz, nous irons nous établir dans le coin de Progreso en mars. Ce sera plus simple, et moins chers, pour les membres de notre famille et nos amis de venir nous voir. L'immobilier dans le coin est aussi plus abordable et comme nous voulons toujours notre maison d'hôte.....
Nous sommes allé dans la région de Mérida, Yucatan, le weekend passé. Nous avons visité le centre de la ville pour ensuite nous rendre sur la côte, à Progreso où nous sommes restés 2 jours avant de revenir à Veracruz lundi après-midi.
Mérida est, malgré son architecture coloniale et sa disposition similaire, très différente de Veracruz. L'atmosphère y est plus "classe" et les gens sont moins bruyants. Personne ne devrait être surpris: après tout, même si les deux villes sont situées au Mexique elles sont soumises aux mêmes réalités qu'au Canada ou ailleurs. Après tout, nous ne nous surprenons pas que Montréal ne soit pas exactement comme Toronto ou Vancouver! Il ne faut donc pas imaginer que toutes les villes du Mexique sont des copies conformes! Vous imaginez l'ennui que ce serait de faire le tour du pays et de ne voir que des villes clonées?
Si je devais comparer les deux villes à des personnes je dirais que avec Mérida j'aurais un souper chaleureux en dégustant une bonne bouteille de vin. Avec Veracruz j'aurais un barbecue dans la cour arrière bien arrosé de bière froide. Les gens du Yucatan que nous avons rencontrés ont tous cependant la même qualité que les Jarochos: un intérêt sincère envers les étrangers, surtout ceux qui parlent un peu l'espagnol. En moins de 2 heures suivants notre arrivée, nous avions déjà eu des discussion avec trois charmants monsieur qui partageaient l'histoire de la région et la meilleure adresse pour manger de la nourriture authentique "yucateca". Deux nous ont aussi parlé de la coopérative d'artisanat maya, LA place pour faire des achats sans se faire avoir (i.e. produits faits sur place versus en Chine - chemise en vrai sisal plutôt qu'en lin déguisé etc...) En plus, comme le nom l'indique, c'est une coopérative qui permet aux communautés mayas de la région de gagner leur vie et d'améliorer leur sort. Comme l'anniversaire de Michel arrive bientôt, il s'est offert une "guayabera" en sisal(chemise traditionnelle - coupe droite avec ou sans poche, qui se porte en dehors des pantalons) , à la confection impeccable, à un prix défiant toute compétition.
Mérida est aussi plus "civique" que Veracruz. Plusieurs canadiens et américains qui vivent dans la région nous ont dit trouver que les gens conduisaient de manière folle et qu'ils utilisaient beaucoup le klaxon. Pffuit! Ils n'ont vraiment rien vu! Mettez un Jarochos dans une auto et il change de personnalité. En fait je soupçonne que les klaxons sont une extension de leur "vous-savez-quoi" et qu'ils ont un besoin sans fond de prouver leur virilité! La seule chose qui est respectée par les conducteurs à Veracruz est les lumières rouges. Les stops sont ignorés, les priorités de passage inconnus et les piétons des objets mouvants qu'on peut faire semblants de ne pas voir. Pourquoi croyez-vous que nous n'avons pas de voiture??? Conduire ici? Jamais!
La région a aussi beaucoup plus d'étrangers; canadiens-anglais et américains abondent dans le secteur, l'endroit étant réputé pour les longs séjours. Les gens apprécient l'aspect plus authentique que Cancun ou la Riviera Maya, le climat très agréable et les plages isolées, immenses et sauvages. Un travers, ou bon côté - ça dépend du point de vue, est le fait que les gens ici parlent plus l'anglais, surtout dans les commerces. Nous avons rencontré des gens d'affaires originaire de la région de Toronto, établis dans la région depuis prêt de trois ans, qui ne parlent pas espagnol! Nous n'en sommes toujours pas revenus! Comment pouvez-vous vivre la majorité du temps dans un pays espagnol et ne pas apprendre la langue de la population ?!?!?!
Un des avantages que ce flux de semi-retraités, retraités étrangers, propriétaires de maison ou de condo a cependant est la facilité de se rendre dans la région. Il y a un vol direct de Miami-Mérida à tous les jours et plusieurs par jour avec Cancun. La distance Cancun-Merida étant aussi raisonnable, le trajet peut se faire facilement par autobus. Le coût avec "ADO - Platinum" (au delà de la 1ier classe - les sièges sont comme des "lazy-boy", ils se couchent complètement, il y une paire d'écouteurs par siège avec TV individuelle et musique au choix - service de rafraîchissement etc...) n'est que de $420 pesos par personne! Le voyage dure environs 4 heures mais quel confort!
Alors malgré notre profond attachement pour la ville de Veracruz, nous irons nous établir dans le coin de Progreso en mars. Ce sera plus simple, et moins chers, pour les membres de notre famille et nos amis de venir nous voir. L'immobilier dans le coin est aussi plus abordable et comme nous voulons toujours notre maison d'hôte.....
mercredi 24 novembre 2010
24/11/2010: Mamacita que trabajan
24/11/2010: Mamacitas que trabajan (les petites mamans qui travaillent).
Lors de notre retour au Mexique, en octobre, nous avons discuté à l'aéroport avec une jeune famille à leur départ pour des vacances en Floride. Papa, maman et deux jeunes garçons de 3 ans et 6 mois. La première question qu'ils nous ont posés lorsque nous leur avons dit que nous vivions à Veracruz a été: "Y a-t-il beaucoup de pauvreté?".
La réponse est oui. Même si le Mexique est loin d'être un pays "émergent", qu'il a une économie en assez bon état, des programmes sociaux, une classe moyenne et un bon système d'éducation, il y a de la pauvreté. Plus ou moins qu'au Canada, je l'ignore. La différence ici est que la pauvreté est très visible: il y a des "maisons" qui sont des murs de brique avec deux ou trois lattes de tôle comme toit. Il y a des gens qui portent des vêtements manifestement trop vieux et/ou qui chaussures en très mauvais état. Et des enfants, d'âge scolaire, qui le jour "travaillent" avec leurs parents pour aider la famille. La pauvreté devenant alors héréditaire, les enfants, sans éducation, pouvant difficilement accéder à des emplois mieux payés à l'âge adulte.
Ce que nous voyons peu cependant est la misère. Vous savez le découragement? Le désœuvrement? La mendicité? Et bien, ce n'est pas la norme ici! Veracruz est rempli de gens courageux, déterminés, travaillants.
Celles qui attirent le plus souvent mon regard sont les mères, la plupart des indigènes (et oui, la pauvreté a une ethnie): elles portent de longues jupes, des corsages de couleur violette(fait maison)dans un genre de satin brodés de dessins multicolore. Elles sont toutes petites, souvent moins de 5' 2" pieds et une longue tresse de cheveux très noirs qui descend jusqu'au bas de leur dos. Et, sur celui-ci, un type de foulard tissé maison, qui soutien un bébé ou les objets qu'elles vendent. Elles sont souvent accompagnés de plusieurs enfants, les plus vieux, à partir de 5 ou 6 ans, participants au commerce et les plus jeunes s'amusants avec des objets trouvés sur la rue.
Elles s'installent sur le coin des rues achalandées, sur le zocalo, elles parcourent les plages et les trottoirs sans fin, tout le jour, offrant leurs produits. J'en ai vu, dans l'autobus le soir, lorsque la nuit est tombée, dormant assises toutes droites sur leur siège. Lorsqu'elles "se reposent", elles s'occupent les mains en fabriquant les chemises, ceintures qu'elles vendront plus tard. Certaines, installées sur un banc dans le parc, supervisent les plus vieux et allaitent le bébé (elles font basculer le foulard du dos vers l'avant - n'ont donc pas besoin de tenir le bébé) tout en brodant un chemisier qu'elles vendront plus tard! Ça c'est du multitâches!
Et n'oublions pas toutes les autres: les madames "tacos", "tortas" ou fruits, installées aux coins des rues ou dans des endroits stratégiques (terminus d'autobus, écoles, grandes entreprises).
**En passant, les tacos c'est comme les hot dogs; plus ils sont "cheaps" meilleurs ils sont! La madame tacos du terminus d'autobus de 2iem classe offre 5 tacos pour $20 pesos! Il faut les manger debout ou, si vous êtes chanceux, assis sur un petit banc de bois mais quel délice!!**
Et que dire des "voyantes"! Elles sont facilement reconnaissables, portant toutes, sans exception, des jupes longues jusqu'au sol et un air mystérieux. Elles lisent les lignes de votre main pour $20 pesos! Et les autres qui tressent les cheveux, vendent des colliers, font des tatouages temporaires! La liste pourrait s'étirer!
Vivre dans un autre pays nous oblige à voir les choses et les gens autrement. A remettre en question des dogmes que nous pouvions avoir. Moi, ce que ces femmes me prouvent tous les jour est l'énorme différence qu'il y a entre pauvreté monétaire et spirituelle. Elles sont sous-éduquées, ont peu de moyen mais réussissent à gagner leur vie dignement. Elles sont véritablement LA principale richesse naturelle du Mexique.
Lors de notre retour au Mexique, en octobre, nous avons discuté à l'aéroport avec une jeune famille à leur départ pour des vacances en Floride. Papa, maman et deux jeunes garçons de 3 ans et 6 mois. La première question qu'ils nous ont posés lorsque nous leur avons dit que nous vivions à Veracruz a été: "Y a-t-il beaucoup de pauvreté?".
La réponse est oui. Même si le Mexique est loin d'être un pays "émergent", qu'il a une économie en assez bon état, des programmes sociaux, une classe moyenne et un bon système d'éducation, il y a de la pauvreté. Plus ou moins qu'au Canada, je l'ignore. La différence ici est que la pauvreté est très visible: il y a des "maisons" qui sont des murs de brique avec deux ou trois lattes de tôle comme toit. Il y a des gens qui portent des vêtements manifestement trop vieux et/ou qui chaussures en très mauvais état. Et des enfants, d'âge scolaire, qui le jour "travaillent" avec leurs parents pour aider la famille. La pauvreté devenant alors héréditaire, les enfants, sans éducation, pouvant difficilement accéder à des emplois mieux payés à l'âge adulte.
Ce que nous voyons peu cependant est la misère. Vous savez le découragement? Le désœuvrement? La mendicité? Et bien, ce n'est pas la norme ici! Veracruz est rempli de gens courageux, déterminés, travaillants.
Celles qui attirent le plus souvent mon regard sont les mères, la plupart des indigènes (et oui, la pauvreté a une ethnie): elles portent de longues jupes, des corsages de couleur violette(fait maison)dans un genre de satin brodés de dessins multicolore. Elles sont toutes petites, souvent moins de 5' 2" pieds et une longue tresse de cheveux très noirs qui descend jusqu'au bas de leur dos. Et, sur celui-ci, un type de foulard tissé maison, qui soutien un bébé ou les objets qu'elles vendent. Elles sont souvent accompagnés de plusieurs enfants, les plus vieux, à partir de 5 ou 6 ans, participants au commerce et les plus jeunes s'amusants avec des objets trouvés sur la rue.
Elles s'installent sur le coin des rues achalandées, sur le zocalo, elles parcourent les plages et les trottoirs sans fin, tout le jour, offrant leurs produits. J'en ai vu, dans l'autobus le soir, lorsque la nuit est tombée, dormant assises toutes droites sur leur siège. Lorsqu'elles "se reposent", elles s'occupent les mains en fabriquant les chemises, ceintures qu'elles vendront plus tard. Certaines, installées sur un banc dans le parc, supervisent les plus vieux et allaitent le bébé (elles font basculer le foulard du dos vers l'avant - n'ont donc pas besoin de tenir le bébé) tout en brodant un chemisier qu'elles vendront plus tard! Ça c'est du multitâches!
Et n'oublions pas toutes les autres: les madames "tacos", "tortas" ou fruits, installées aux coins des rues ou dans des endroits stratégiques (terminus d'autobus, écoles, grandes entreprises).
**En passant, les tacos c'est comme les hot dogs; plus ils sont "cheaps" meilleurs ils sont! La madame tacos du terminus d'autobus de 2iem classe offre 5 tacos pour $20 pesos! Il faut les manger debout ou, si vous êtes chanceux, assis sur un petit banc de bois mais quel délice!!**
Et que dire des "voyantes"! Elles sont facilement reconnaissables, portant toutes, sans exception, des jupes longues jusqu'au sol et un air mystérieux. Elles lisent les lignes de votre main pour $20 pesos! Et les autres qui tressent les cheveux, vendent des colliers, font des tatouages temporaires! La liste pourrait s'étirer!
Vivre dans un autre pays nous oblige à voir les choses et les gens autrement. A remettre en question des dogmes que nous pouvions avoir. Moi, ce que ces femmes me prouvent tous les jour est l'énorme différence qu'il y a entre pauvreté monétaire et spirituelle. Elles sont sous-éduquées, ont peu de moyen mais réussissent à gagner leur vie dignement. Elles sont véritablement LA principale richesse naturelle du Mexique.
mercredi 17 novembre 2010
2010-11-17: Un peu de conduite !
2010-11-17: Un peu de conduite!
Nous ne sommes plus résidents canadiens car nous avons officiellement émigrés vers le Mexique. Un des impacts de cette décision est l'invalidation de notre permis de conduire. Comme nous désirons pouvoir continuer à louer des voitures, ici ou au Canada, nous devions absolument obtenir un permis mexicain valide. Je connaissais, un peu, les règles d'obtention qui sont plutôt faciles: se présenter dans un bureau des transports avec nos documents d'identification (passeport et visa-fm3), notre preuve de résidence (compte de téléphone, d'électricité ou d'eau) et $436 pesos. C'est tout, pas d'examen écrit, pas d'examen pratique, juste ça. Vraiment? Aussi simple et rapide??? J'en doutais un peu.....
Michel et moi nous nous sommes frottés a quelques reprises déjà a la bureaucratie mexicaine, nous savions donc qu'il fallait prévoir du temps, beaucoup, et garder notre bonne humeur. Vendredi dernier nous sommes donc partie le sourire aux lèvres, tôt le matin vers 7h50, avec en tête que cela pouvait prendre toute l'avant-midi. Bonne attitude!
Imaginez la scène: il y a, a Veracruz, 2 oui DEUX bureaux d'obtention de permis. Pour une ville de 800,000 habitants + tous les villages voisins. Pour TOUS LES PERMIS incluant :taxi, camions, motocyclette, étrangers, débutants. TOUS!!! Pour entrer dans le local, nous débutons par une queue extérieure. La porte est gardée par une sympathique gardienne de sécurité armée de façon nonchalante i.e. le fusil est glissé dans sa ceinture de pantalon. Pas d'étui pour elle, non monsieur! Avant de nous laissé entrer, elle nous demande de sortir nos documents. Après environ 10 minutes, nous entrons et nous dirigeons vers le guichet no. 1 ou nous devons faire une deuxième queue.
*** s.v.p. amusez-vous a compter les queues, il n'y a pas de tirage a la fin mais c'est quand même amusant: Michel et moi ca nous a fait rigoler tout l'avant-midi ***
Après que le monsieur du guichet 1 ait vérifier tous nos documents, originaux et copies, nous passons au guichet 2 (vous allez me dire que le 2 suit logiquement le 1, pas si simple! ca se complique plus tard), pour l'examen de la vue. J'angoisse un peu: je n'avais pas prévu ca, j'ai mes vieilles lunettes, ma vision sera un peu moins bonne. HA! j'aurais pas dû angoisser....
La très souriante et chaleureuse dame de l'examen de la vue me demande de me mettre sur la ligne et de dire dans quelle direction pointe les symboles.
** L'examinateur ne montre pas de lettres, plusieurs étant analphabètes. Ils utilisent des symboles facilement identifiables **
Je m'exécute jusqu'à ce que j'arrive dans les zones plus petites; je ne vois rien!!! Pas grave, la dame m'indique, d'un léger signe de tête, que je ne l'ai pas du tout. Je donne une autre direction, pas celle-la non plus. Finalement, a la 4iem et dernière possibilité, je l'ai! La dame me félicite et me met une note parfaite sur mon document!
** Elle fait ca pour tout le monde, je n'ai pas eu droit a un traitement de faveur **
J'entends Michel qui s'amuse comme un petit fou derrière moi, pendant qu'il attend dans la queue.
Direction guichet no. 3 - nouvelle queue. La je ressors mes documents: la jeune femme saisie les informations dans le système et confirme mon nom, date de naissance et tout. Je dois expliquer que je n'ai pas 2 noms de famille, comme c'est la norme au Mexique, et que oui, en général mon prénom s'écrit avec un trait d'union
**leçon d'espagnol de la semaine: trait d'union se dit "guion" en espagnol**.
Comme personne en cas d'urgence, je mets Michel. Je dois épeler son nom de famille: "Pelletier" leur donne toujours un mal de tête. Maintenant je passe au guichet no. 8. Ah Ah! Vous pensiez que j'allais dire 4 n'est-ce-pas? Nouvelle queue, elle est nettement plus longue que les autres. De nouveau je donne mes documents, auxquelles se sont ajoutés ceux donnés par les commis des guichets précédents. La pile devient épaisse! La dame vérifie tout et prépare une facture que je dois payer. Je m'informe: dois-je la payer au guichet 9 inscrit " réception des paiements"? (le monsieur qui y est assis a l'air de s'emmerder). Bien sûr que non! Quelle idée! Je dois allé la payer dans une banque et revenir ensuite avec la preuve de paiement. Je sors a l'extérieur et j'attends que Michel ait lui aussi fini.
Nous nous rendons dans une banque située dans un centre commercial pas très loin. Nous payons notre facture et retournons au bureau des licences. Nous évitons la queue cette fois-la, la gardienne nous permettant d'entrer car nous avons déjà fait une bonne partie du parcours. Nous devons faire la queue pour faire faire des copies de notre preuve de paiement et, ensuite, nous rendre au guichet 4 (ben oui, pas le 9 - après le 3 c'est le 8 et, après le 8 c'est le 4).
Devant le guichet 4, la queue est longue. Michel commence a dire des niaiseries, fait des faces bref est lui-même jusqu'a ce que la gardienne vienne l'avertir, en riant, d'arrêter ou elle devra le jeter dehors. Elle semblait trouver Michel sympathique, elle lui fait des blagues sans arrêt. Lui faisant croire, entre autre, qu'il devait refaire toutes les queues lorsque nous sommes revenus de la banque. Devant son visage déconfit, elle s'est trouvé très drôle!
Finalement après 1 heure d'attente c'est mon tour! Je remets tous mes documents et preuve de paiement.
** A chaque client, la demoiselle doit brocher des documents ensembles - elle n'a pas de brocheuse. Elle se lève, se rend au guichet 7 qui est inoccupé, broche ses documents et revient se rasseoir. Il semble qu'il lui est impossible/interdit/dangereux de prendre la brocheuse du 7 et de l'apporter vers le 4. Problèmes temporels peut-être?? **
Elle me pose de nouvelles questions: groupe sanguin, don d'organes et autres. Ensuite, enfin, elle me dit de passer au guichet 10 pour faire prendre ma photo, mes empreintes digitales et me faire remettre mon permis! Je touche au but!
Au guichet 10, je me fais virer de bord: je dois faire faire des copies, encore. Mais la queue a la photocopie est restreinte je n'attends presque pas! Je reviens au guichet 10, pose devant la caméra et fais prendre mes empreintes. Après un autre 5 minute, TALALA! J'ai mon permis!
Le processus a pris, pour moi et Michel, un gros total de 3 heures, ce qui n'est pas si pire si on est prêt mentalement. ** Note: savez-vous que, souvent, les mexicains se présentent a deux dans ce type d'endroit? Au bureau ce matin-la, il y avait deux jeunes hommes. L'un avec sa mère et l'autre avec son grand-père. Pendant que les jeunes remplissaient les documents, testaient leur vision ou allaient payer a la banque, leurs complices faisaient la queue pour l'étape suivante a leur place! S'ils s'approchaient trop prêt du guichet, ils laissaient passer les gens derrière eux. Lorsque le gamin était prêt, il venait rejoindre sa maman/son grand-papa dans la queue. Méchant bon système!**
Nous avons beaucoup rit se matin la, prenant des notes mentalement pour pouvoir raconter l'aventure a nos familles et amis. J'ai perdu mon sourire cependant quand je suis revenu a la maison et que j'ai vu que mon permis était bon seulement jusqu'au 12 mai 2011. Je vais devoir me retaper tout ca dans six mois! MAMAAANNNNNNNN!
Nous ne sommes plus résidents canadiens car nous avons officiellement émigrés vers le Mexique. Un des impacts de cette décision est l'invalidation de notre permis de conduire. Comme nous désirons pouvoir continuer à louer des voitures, ici ou au Canada, nous devions absolument obtenir un permis mexicain valide. Je connaissais, un peu, les règles d'obtention qui sont plutôt faciles: se présenter dans un bureau des transports avec nos documents d'identification (passeport et visa-fm3), notre preuve de résidence (compte de téléphone, d'électricité ou d'eau) et $436 pesos. C'est tout, pas d'examen écrit, pas d'examen pratique, juste ça. Vraiment? Aussi simple et rapide??? J'en doutais un peu.....
Michel et moi nous nous sommes frottés a quelques reprises déjà a la bureaucratie mexicaine, nous savions donc qu'il fallait prévoir du temps, beaucoup, et garder notre bonne humeur. Vendredi dernier nous sommes donc partie le sourire aux lèvres, tôt le matin vers 7h50, avec en tête que cela pouvait prendre toute l'avant-midi. Bonne attitude!
Imaginez la scène: il y a, a Veracruz, 2 oui DEUX bureaux d'obtention de permis. Pour une ville de 800,000 habitants + tous les villages voisins. Pour TOUS LES PERMIS incluant :taxi, camions, motocyclette, étrangers, débutants. TOUS!!! Pour entrer dans le local, nous débutons par une queue extérieure. La porte est gardée par une sympathique gardienne de sécurité armée de façon nonchalante i.e. le fusil est glissé dans sa ceinture de pantalon. Pas d'étui pour elle, non monsieur! Avant de nous laissé entrer, elle nous demande de sortir nos documents. Après environ 10 minutes, nous entrons et nous dirigeons vers le guichet no. 1 ou nous devons faire une deuxième queue.
*** s.v.p. amusez-vous a compter les queues, il n'y a pas de tirage a la fin mais c'est quand même amusant: Michel et moi ca nous a fait rigoler tout l'avant-midi ***
Après que le monsieur du guichet 1 ait vérifier tous nos documents, originaux et copies, nous passons au guichet 2 (vous allez me dire que le 2 suit logiquement le 1, pas si simple! ca se complique plus tard), pour l'examen de la vue. J'angoisse un peu: je n'avais pas prévu ca, j'ai mes vieilles lunettes, ma vision sera un peu moins bonne. HA! j'aurais pas dû angoisser....
La très souriante et chaleureuse dame de l'examen de la vue me demande de me mettre sur la ligne et de dire dans quelle direction pointe les symboles.
** L'examinateur ne montre pas de lettres, plusieurs étant analphabètes. Ils utilisent des symboles facilement identifiables **
Je m'exécute jusqu'à ce que j'arrive dans les zones plus petites; je ne vois rien!!! Pas grave, la dame m'indique, d'un léger signe de tête, que je ne l'ai pas du tout. Je donne une autre direction, pas celle-la non plus. Finalement, a la 4iem et dernière possibilité, je l'ai! La dame me félicite et me met une note parfaite sur mon document!
** Elle fait ca pour tout le monde, je n'ai pas eu droit a un traitement de faveur **
J'entends Michel qui s'amuse comme un petit fou derrière moi, pendant qu'il attend dans la queue.
Direction guichet no. 3 - nouvelle queue. La je ressors mes documents: la jeune femme saisie les informations dans le système et confirme mon nom, date de naissance et tout. Je dois expliquer que je n'ai pas 2 noms de famille, comme c'est la norme au Mexique, et que oui, en général mon prénom s'écrit avec un trait d'union
**leçon d'espagnol de la semaine: trait d'union se dit "guion" en espagnol**.
Comme personne en cas d'urgence, je mets Michel. Je dois épeler son nom de famille: "Pelletier" leur donne toujours un mal de tête. Maintenant je passe au guichet no. 8. Ah Ah! Vous pensiez que j'allais dire 4 n'est-ce-pas? Nouvelle queue, elle est nettement plus longue que les autres. De nouveau je donne mes documents, auxquelles se sont ajoutés ceux donnés par les commis des guichets précédents. La pile devient épaisse! La dame vérifie tout et prépare une facture que je dois payer. Je m'informe: dois-je la payer au guichet 9 inscrit " réception des paiements"? (le monsieur qui y est assis a l'air de s'emmerder). Bien sûr que non! Quelle idée! Je dois allé la payer dans une banque et revenir ensuite avec la preuve de paiement. Je sors a l'extérieur et j'attends que Michel ait lui aussi fini.
Nous nous rendons dans une banque située dans un centre commercial pas très loin. Nous payons notre facture et retournons au bureau des licences. Nous évitons la queue cette fois-la, la gardienne nous permettant d'entrer car nous avons déjà fait une bonne partie du parcours. Nous devons faire la queue pour faire faire des copies de notre preuve de paiement et, ensuite, nous rendre au guichet 4 (ben oui, pas le 9 - après le 3 c'est le 8 et, après le 8 c'est le 4).
Devant le guichet 4, la queue est longue. Michel commence a dire des niaiseries, fait des faces bref est lui-même jusqu'a ce que la gardienne vienne l'avertir, en riant, d'arrêter ou elle devra le jeter dehors. Elle semblait trouver Michel sympathique, elle lui fait des blagues sans arrêt. Lui faisant croire, entre autre, qu'il devait refaire toutes les queues lorsque nous sommes revenus de la banque. Devant son visage déconfit, elle s'est trouvé très drôle!
Finalement après 1 heure d'attente c'est mon tour! Je remets tous mes documents et preuve de paiement.
** A chaque client, la demoiselle doit brocher des documents ensembles - elle n'a pas de brocheuse. Elle se lève, se rend au guichet 7 qui est inoccupé, broche ses documents et revient se rasseoir. Il semble qu'il lui est impossible/interdit/dangereux de prendre la brocheuse du 7 et de l'apporter vers le 4. Problèmes temporels peut-être?? **
Elle me pose de nouvelles questions: groupe sanguin, don d'organes et autres. Ensuite, enfin, elle me dit de passer au guichet 10 pour faire prendre ma photo, mes empreintes digitales et me faire remettre mon permis! Je touche au but!
Au guichet 10, je me fais virer de bord: je dois faire faire des copies, encore. Mais la queue a la photocopie est restreinte je n'attends presque pas! Je reviens au guichet 10, pose devant la caméra et fais prendre mes empreintes. Après un autre 5 minute, TALALA! J'ai mon permis!
Le processus a pris, pour moi et Michel, un gros total de 3 heures, ce qui n'est pas si pire si on est prêt mentalement. ** Note: savez-vous que, souvent, les mexicains se présentent a deux dans ce type d'endroit? Au bureau ce matin-la, il y avait deux jeunes hommes. L'un avec sa mère et l'autre avec son grand-père. Pendant que les jeunes remplissaient les documents, testaient leur vision ou allaient payer a la banque, leurs complices faisaient la queue pour l'étape suivante a leur place! S'ils s'approchaient trop prêt du guichet, ils laissaient passer les gens derrière eux. Lorsque le gamin était prêt, il venait rejoindre sa maman/son grand-papa dans la queue. Méchant bon système!**
Nous avons beaucoup rit se matin la, prenant des notes mentalement pour pouvoir raconter l'aventure a nos familles et amis. J'ai perdu mon sourire cependant quand je suis revenu a la maison et que j'ai vu que mon permis était bon seulement jusqu'au 12 mai 2011. Je vais devoir me retaper tout ca dans six mois! MAMAAANNNNNNNN!
mercredi 10 novembre 2010
2010/11/10: Xalapa ou Jalapa?
2010/11/10: Xalapa ou Jalapa?
Cette fin de semaine nous avons décidé, enfin, de nous rendre à Xalapa (ou Jalapa), patrie des "Jalapenos". Le nom de la ville s'écrit de deux façon, dépendant qu'on la prononce à "la nahuatl" ou à "l'espagnol". Le son "x" en nahuatl se prononçant comme le "j" espagnol, soit un son aspiré. Notez, pour ceux qui ont visité la Riviera Maya, que le "x" nahuatl et le "x" maya se prononce différemment (le "x" maya sonne comme le "ch" français). Donc, maintenant que vous savez comme se dit le nom de cette ville magnifique, je peux vous raconter notre visite!
Il y a des départs au 20 minutes, par autobus, de Veracruz vers Xalapa. La route est très courue car les trajets pour Ciudad Mexico, pour Puebla autre villes au nord-ouest passent par cette dernière. Elle occupait déjà, bien avant l'arrivée des espagnols, un rôle de "relai" pour les routes commerciales. Il faut dire que les passages, dans la "Sierra Madre Orientale" ne sont pas si nombreux. C'est une ville située haut dans les montagnes et la température le reflète bien: au moins 10 degrés de moins qu'à Veracruz à seulement 2 heures de route!
Nous sommes donc partis vers 13h25 après s'être bourré de tacos au stand de rue situé à proximité du terminal d'autobus (à $20 pesos pour 5 tacos, nous ne pouvions manquer ça!). La route est belle et comme nous avions pris le trajet "directo" à $88.00 pesos (le trajet "paso" est à $80 et dure une 15 de minutes de plus), c'était de la grande route tout au long. Les paysages sont assez joli mais la star c'est le pico d'Orizaba, avec ses neiges éternelles, qui nous apparaît de plus en plus près à mesure que nous nous rapprochons de Xalapa.
Nous avions identifié un petit hotel, dans la vieille ville, où nous avons fait nos réservations. À 16h00 nous étions installés, fin prêts pour une visite du centre historique. La ville est absolument magnifique! Imaginez une ville coloniale espagnole entourée de montagne, pleine de petites rues pavées, offrants à chaque détour un nouveau coup d'oeil spectaculaire! Wow!
C'est, en plus de la capitale politique, la capitale culturelle et éducative avec, entre autres, les écoles d'architectures, d'ingénieries et d'anthropologies. Le dimanche nous avons d'ailleurs visité le célèbre musée d'anthropologie de Xalapa. Le bâtiment en lui-même vaut la visite! Il a été conçu pour se marier aux collections qu'il présente soit des artefacts datant des cultures Olmèques, Totomèques et autres qui ont habitées l'état de Veracruz. Ces cultures ont précédées les Astèques et les Olmèques sont aussi appelé la "culture mère" pour leur influence sur les autres nations autochtone qui les ont suivis. C'est vraiment un lieu à voir! Et, comme tous les musées au Mexique, l'entrée est ridiculement basse soit $50 pesos.
Le seul point négatif de notre visite: la température. Comme je l'ai mentionné plus haut, il y fait facilement 10 degrés de moins qu'à Veracruz. Nous avions donc entre 15 et 20 le jour et aux environs de 10 la nuit. Vous allez me dire que, bien habillé, y'a rien là! Ben justement, y'a quelques chose là! Parce qu'aucune maison, bâtiment, restaurants, bars ne sont chauffés! AUCUNS! Les portes sont grandes ouvertes dans les endroits publics, comme partout ailleurs au Mexique. Les employés travaillent avec leur manteau, tuque, foulards et les clients aussi! Nous avons mangé, samedi soir, dans un charmant resto du centre-ville. La bouffe était excellente, les autres clients charmants (nous avons eu un succès boeuf comme canadien-français!) mais nous avons passé le souper avec nos manteaux de cuir! Au moins, ça garde le vin au frais.....
Comme je le disais à Michel lors de notre retour lundi: j'aurais pu tomber amoureuse de Xalapa, assez pour m'y installer, mais disons que la température a refroidi mes ardeurs......
Cette fin de semaine nous avons décidé, enfin, de nous rendre à Xalapa (ou Jalapa), patrie des "Jalapenos". Le nom de la ville s'écrit de deux façon, dépendant qu'on la prononce à "la nahuatl" ou à "l'espagnol". Le son "x" en nahuatl se prononçant comme le "j" espagnol, soit un son aspiré. Notez, pour ceux qui ont visité la Riviera Maya, que le "x" nahuatl et le "x" maya se prononce différemment (le "x" maya sonne comme le "ch" français). Donc, maintenant que vous savez comme se dit le nom de cette ville magnifique, je peux vous raconter notre visite!
Il y a des départs au 20 minutes, par autobus, de Veracruz vers Xalapa. La route est très courue car les trajets pour Ciudad Mexico, pour Puebla autre villes au nord-ouest passent par cette dernière. Elle occupait déjà, bien avant l'arrivée des espagnols, un rôle de "relai" pour les routes commerciales. Il faut dire que les passages, dans la "Sierra Madre Orientale" ne sont pas si nombreux. C'est une ville située haut dans les montagnes et la température le reflète bien: au moins 10 degrés de moins qu'à Veracruz à seulement 2 heures de route!
Nous sommes donc partis vers 13h25 après s'être bourré de tacos au stand de rue situé à proximité du terminal d'autobus (à $20 pesos pour 5 tacos, nous ne pouvions manquer ça!). La route est belle et comme nous avions pris le trajet "directo" à $88.00 pesos (le trajet "paso" est à $80 et dure une 15 de minutes de plus), c'était de la grande route tout au long. Les paysages sont assez joli mais la star c'est le pico d'Orizaba, avec ses neiges éternelles, qui nous apparaît de plus en plus près à mesure que nous nous rapprochons de Xalapa.
Nous avions identifié un petit hotel, dans la vieille ville, où nous avons fait nos réservations. À 16h00 nous étions installés, fin prêts pour une visite du centre historique. La ville est absolument magnifique! Imaginez une ville coloniale espagnole entourée de montagne, pleine de petites rues pavées, offrants à chaque détour un nouveau coup d'oeil spectaculaire! Wow!
C'est, en plus de la capitale politique, la capitale culturelle et éducative avec, entre autres, les écoles d'architectures, d'ingénieries et d'anthropologies. Le dimanche nous avons d'ailleurs visité le célèbre musée d'anthropologie de Xalapa. Le bâtiment en lui-même vaut la visite! Il a été conçu pour se marier aux collections qu'il présente soit des artefacts datant des cultures Olmèques, Totomèques et autres qui ont habitées l'état de Veracruz. Ces cultures ont précédées les Astèques et les Olmèques sont aussi appelé la "culture mère" pour leur influence sur les autres nations autochtone qui les ont suivis. C'est vraiment un lieu à voir! Et, comme tous les musées au Mexique, l'entrée est ridiculement basse soit $50 pesos.
Le seul point négatif de notre visite: la température. Comme je l'ai mentionné plus haut, il y fait facilement 10 degrés de moins qu'à Veracruz. Nous avions donc entre 15 et 20 le jour et aux environs de 10 la nuit. Vous allez me dire que, bien habillé, y'a rien là! Ben justement, y'a quelques chose là! Parce qu'aucune maison, bâtiment, restaurants, bars ne sont chauffés! AUCUNS! Les portes sont grandes ouvertes dans les endroits publics, comme partout ailleurs au Mexique. Les employés travaillent avec leur manteau, tuque, foulards et les clients aussi! Nous avons mangé, samedi soir, dans un charmant resto du centre-ville. La bouffe était excellente, les autres clients charmants (nous avons eu un succès boeuf comme canadien-français!) mais nous avons passé le souper avec nos manteaux de cuir! Au moins, ça garde le vin au frais.....
Comme je le disais à Michel lors de notre retour lundi: j'aurais pu tomber amoureuse de Xalapa, assez pour m'y installer, mais disons que la température a refroidi mes ardeurs......
vendredi 5 novembre 2010
05/11/2010: Jours des morts
05/11/2010: Jours des morts
Dimanche dernier, nous sommes allé à Puerto Alavarado passer la journée. Y'a pas grand chose à faire à Alvarado à part admirer l'immense lac... Mais il faisait beau, l'église est superbe, les fruits de mers frais (la région est réputée pour ses crevettes) et ça nous a permis de voir un coin de pays que nous ne connaissions pas. Cette fin de semaine nous partons visiter Xalapa (aussi écrit Jalapa), patrie des "chilis" du même nom (Jalapeno ça vous dit quelques chose???). Probablement que la semaine prochaine je vous parlerai de cette ville, capitale de l'état de Veracruz.
Cette semaine cependant je veux souligner une des fêtes les plus importantes au Mexique soit "Dias de muertos" ou "Jours des morts". Les deux jours en question sont les 1ier et 2 novembre. C'est une fête suffisamment importante pour que les services gouvernementaux, écoles et certaines entreprises soient fermés. Pourquoi deux jours??? Parce que le 1ier, c'est le jour de l'âme des enfants décédés et le 2 novembre c'est celui des adultes.
Contrairement à ce que quelqu'un pourrait penser, moi la première, c'est une fête joyeuse, pleine de couleur et de bouffe (hé! nous sommes au Mexique!). Malgré leur nom, ces journées célèbrent la VIE des défunts. Les gens vont créer des "altar" (autels), à la mémoire des défunts dont ils veulent souligner la vie. Sur l'autel, constituer généralement de 7 étages représentants les 7 étapes de la mort, les gens mettront des photos ou des portraits, des objets ayant appartenu aux "honorés" et d'autres qui rappellent des traits de caractères ou des préférences. Par exemple, une famille qui veut souligner la vie de "Oncle Juan" pourrait mettre une bouteille de sa téquila préférée, des tamales au poulet (il aimait tellement cela!) et une copie de son livre de chevet. Les autels sont loin d'être lugubres: les couleurs - traditionnellement l'orange et le pourpre - les fleurs, rubans et autres assurent l'esprit festif. Vous pouvez même voir des "squelettes" grandeur nature, habillé de costumes traditionnels ou amusants. Je vous dis, ce n'est surtout pas triste!!! Sous les arcades du "zocalo" (la place principale de Veracruz), il y avait une exposition d'autels: certains honoraient les héros historiques du Mexique et d'autres la civilisation pré-hispanique.
Mais, une des traditions la plus révélatrice est la pratique de la "calavera". C'est un texte rimé, honorant une personne/groupe/évènement/autres. Des concours sont organisés dans les classes, des organismes vont en écrire un "officiel" pour faire publier dans les journaux, bref, c'est super important. Mais ce qui est le plus frappant, c'est que ça peut se faire pour une personne encore vivante! Ils sont souvent humoristiques mais peuvent aussi être sombre et sérieux. J'en ai vu un pour les "Beatles" (!!!) et un autre pour l'ouragan "Karl". L'important est de comprendre que cette pratique est loin d'être morbide! Elle sert à rendre hommage, à se rappeler quelqu'un et montrer son appréciation (ou non!).
Les gens vont aussi se rendre en famille - et quand je dis famille, je veux dire toute la famille - au cimetière porter des fleurs, des repas et autres cadeaux, à leurs morts. Si la température le permet, plusieurs vont en profiter pour faire un pique-nique "avec les morts", assis sur le cénotaphe. Les gens s'offrent, entre eux, des petits crânes en sucre souvent avec le nom de la personne à qui il le donne, le tout dans la bonne humeur.
J'adore ça! Cette vision positive, tournée vers la joie et les souvenirs heureux qu'une personne a laissée plutôt que la tristesse! Quelle belle façon de montrer à ses enfants que nous pouvons avoir du chagrin lorsqu'une personne aimée décède mais que la meilleure façon de l'honorer reste dans le souvenir du bonheur qu'elle nous a donné....
Dimanche dernier, nous sommes allé à Puerto Alavarado passer la journée. Y'a pas grand chose à faire à Alvarado à part admirer l'immense lac... Mais il faisait beau, l'église est superbe, les fruits de mers frais (la région est réputée pour ses crevettes) et ça nous a permis de voir un coin de pays que nous ne connaissions pas. Cette fin de semaine nous partons visiter Xalapa (aussi écrit Jalapa), patrie des "chilis" du même nom (Jalapeno ça vous dit quelques chose???). Probablement que la semaine prochaine je vous parlerai de cette ville, capitale de l'état de Veracruz.
Cette semaine cependant je veux souligner une des fêtes les plus importantes au Mexique soit "Dias de muertos" ou "Jours des morts". Les deux jours en question sont les 1ier et 2 novembre. C'est une fête suffisamment importante pour que les services gouvernementaux, écoles et certaines entreprises soient fermés. Pourquoi deux jours??? Parce que le 1ier, c'est le jour de l'âme des enfants décédés et le 2 novembre c'est celui des adultes.
Contrairement à ce que quelqu'un pourrait penser, moi la première, c'est une fête joyeuse, pleine de couleur et de bouffe (hé! nous sommes au Mexique!). Malgré leur nom, ces journées célèbrent la VIE des défunts. Les gens vont créer des "altar" (autels), à la mémoire des défunts dont ils veulent souligner la vie. Sur l'autel, constituer généralement de 7 étages représentants les 7 étapes de la mort, les gens mettront des photos ou des portraits, des objets ayant appartenu aux "honorés" et d'autres qui rappellent des traits de caractères ou des préférences. Par exemple, une famille qui veut souligner la vie de "Oncle Juan" pourrait mettre une bouteille de sa téquila préférée, des tamales au poulet (il aimait tellement cela!) et une copie de son livre de chevet. Les autels sont loin d'être lugubres: les couleurs - traditionnellement l'orange et le pourpre - les fleurs, rubans et autres assurent l'esprit festif. Vous pouvez même voir des "squelettes" grandeur nature, habillé de costumes traditionnels ou amusants. Je vous dis, ce n'est surtout pas triste!!! Sous les arcades du "zocalo" (la place principale de Veracruz), il y avait une exposition d'autels: certains honoraient les héros historiques du Mexique et d'autres la civilisation pré-hispanique.
Mais, une des traditions la plus révélatrice est la pratique de la "calavera". C'est un texte rimé, honorant une personne/groupe/évènement/autres. Des concours sont organisés dans les classes, des organismes vont en écrire un "officiel" pour faire publier dans les journaux, bref, c'est super important. Mais ce qui est le plus frappant, c'est que ça peut se faire pour une personne encore vivante! Ils sont souvent humoristiques mais peuvent aussi être sombre et sérieux. J'en ai vu un pour les "Beatles" (!!!) et un autre pour l'ouragan "Karl". L'important est de comprendre que cette pratique est loin d'être morbide! Elle sert à rendre hommage, à se rappeler quelqu'un et montrer son appréciation (ou non!).
Les gens vont aussi se rendre en famille - et quand je dis famille, je veux dire toute la famille - au cimetière porter des fleurs, des repas et autres cadeaux, à leurs morts. Si la température le permet, plusieurs vont en profiter pour faire un pique-nique "avec les morts", assis sur le cénotaphe. Les gens s'offrent, entre eux, des petits crânes en sucre souvent avec le nom de la personne à qui il le donne, le tout dans la bonne humeur.
J'adore ça! Cette vision positive, tournée vers la joie et les souvenirs heureux qu'une personne a laissée plutôt que la tristesse! Quelle belle façon de montrer à ses enfants que nous pouvons avoir du chagrin lorsqu'une personne aimée décède mais que la meilleure façon de l'honorer reste dans le souvenir du bonheur qu'elle nous a donné....
jeudi 28 octobre 2010
28/10/2010: Retour à l'été
28/10/2010: Retour à l'été
Après trois (3) semaines au Québec où nous avons eu des températures de saison (i.e. entre 0 et 10 degrés), de la neige (oui c'était blanc - aucune équivoque) et de la pluie en abondance (ça aussi c'est normal) nous sommes de retour à l'été perpétuel de Veracruz. Depuis mardi il fait: ciel bleu mur à mur, soleil intense, brise légère et entre 32 et 34 degrés. Hier nous sommes allé nous baigner; l'eau de la mer doit être dans les environs de 26 - 28 degrés.... Quelle souffrance!
Revenir à Veracruz veut aussi dire se réhabituer à un style de vie qui n'est pas encore partie intégrante de notre psyché; le Québec demeure notre point de référence pour la conduite automobile, la précision des services, les horaires de magasins clairs, la stabilité d'internet et la rapidité dans tout. Ici il faut ralentir, accepter que les autres suivent leur propre horaire et, surtout, faire preuve de patience et de tolérance.
Pour ceux qui l'ignorent, le mois dernier lors d'un orage particulièrement violent, notre édifice a été frappé par la foudre. Malgré une barre de tension de "sécurité" notre portable a été grillé. Ça a pris 3 semaine trouver quelqu'un qui pouvait s'occuper de le faire réparer. Disons que les bureaux de service à la clientèle du portable se relançait la balle: l'ordinateur a été acheté au Canada mais brisé au Mexique, bref personne ne voulait s'en occuper. Heureusement Michel a trouvé dans notre quartier un Sr Hernandez qui s'est occupé de tout, même de faire respecter la garantie!
Bref, dans l'avion de lundi, Michel se réjouissait de ravoir sa "machine". Alors, mardi, après le petit déjeuner, Michel se rend gaiement chez le réparateur. Il avait malheureusement encore ses attentes canadiennes: le magasin est fermé! Rien sur la porte n'indique les heures/jours d'ouverture. Donc, sera-t-il ouvert dans la journée? À la troisième visite (une vers 8h30, l'autre à 9h30 et la dernière, la bonne, vers 11h45), euréka! Le magasin est ouvert! Michel peut enfin ramener son "bébé" à la maison. Et ça ne lui a coûté que $350 pesos! Apparemment que les heures sont inscrites DANS le magasin (donc consultables seulement lorsque celui-ci est ouvert) et qu'il y est inscrit qu'il ouvre à 9h00. Comme le dit la célèbre quotation: "à quelque part, sur la planète, lorsqu'il a ouvert, il était 9h00".
C'est la même chose pour tous les petits commerces; leurs horaires varient selon le propriétaire. Le barbier de Michel n'a aucun horaire ferme; il ouvre quand ça lui tente! Et c'est un américain qui n'est ici que depuis 4 ans! Alors imaginez les locaux!
Nous sommes donc revenus à l'été, au temps qui ralentit et aux horaires fantaisistes. Y'a quand même des choses pires dans la vie.......
Après trois (3) semaines au Québec où nous avons eu des températures de saison (i.e. entre 0 et 10 degrés), de la neige (oui c'était blanc - aucune équivoque) et de la pluie en abondance (ça aussi c'est normal) nous sommes de retour à l'été perpétuel de Veracruz. Depuis mardi il fait: ciel bleu mur à mur, soleil intense, brise légère et entre 32 et 34 degrés. Hier nous sommes allé nous baigner; l'eau de la mer doit être dans les environs de 26 - 28 degrés.... Quelle souffrance!
Revenir à Veracruz veut aussi dire se réhabituer à un style de vie qui n'est pas encore partie intégrante de notre psyché; le Québec demeure notre point de référence pour la conduite automobile, la précision des services, les horaires de magasins clairs, la stabilité d'internet et la rapidité dans tout. Ici il faut ralentir, accepter que les autres suivent leur propre horaire et, surtout, faire preuve de patience et de tolérance.
Pour ceux qui l'ignorent, le mois dernier lors d'un orage particulièrement violent, notre édifice a été frappé par la foudre. Malgré une barre de tension de "sécurité" notre portable a été grillé. Ça a pris 3 semaine trouver quelqu'un qui pouvait s'occuper de le faire réparer. Disons que les bureaux de service à la clientèle du portable se relançait la balle: l'ordinateur a été acheté au Canada mais brisé au Mexique, bref personne ne voulait s'en occuper. Heureusement Michel a trouvé dans notre quartier un Sr Hernandez qui s'est occupé de tout, même de faire respecter la garantie!
Bref, dans l'avion de lundi, Michel se réjouissait de ravoir sa "machine". Alors, mardi, après le petit déjeuner, Michel se rend gaiement chez le réparateur. Il avait malheureusement encore ses attentes canadiennes: le magasin est fermé! Rien sur la porte n'indique les heures/jours d'ouverture. Donc, sera-t-il ouvert dans la journée? À la troisième visite (une vers 8h30, l'autre à 9h30 et la dernière, la bonne, vers 11h45), euréka! Le magasin est ouvert! Michel peut enfin ramener son "bébé" à la maison. Et ça ne lui a coûté que $350 pesos! Apparemment que les heures sont inscrites DANS le magasin (donc consultables seulement lorsque celui-ci est ouvert) et qu'il y est inscrit qu'il ouvre à 9h00. Comme le dit la célèbre quotation: "à quelque part, sur la planète, lorsqu'il a ouvert, il était 9h00".
C'est la même chose pour tous les petits commerces; leurs horaires varient selon le propriétaire. Le barbier de Michel n'a aucun horaire ferme; il ouvre quand ça lui tente! Et c'est un américain qui n'est ici que depuis 4 ans! Alors imaginez les locaux!
Nous sommes donc revenus à l'été, au temps qui ralentit et aux horaires fantaisistes. Y'a quand même des choses pires dans la vie.......
lundi 4 octobre 2010
04/10/2010: Qui eut pensé - la revanche
04/10/2010: Qui eut pensé - la revanche
Ben oui, encore le thème des vêtements! De ce temps-là, je fais une petite fixation! Avec notre départ sous peu pour le Canada où nous allons voir notre famille, je suis un peu obsédé sur "l'impact thermique" que nous allons vivre. Présentement il fait 29 degrés Celsius à Veracruz et au Québec environ 11.... vous pouvez comprendre mes craintes.....
Depuis quelques semaines, les collections "automne" ont faits leur apparition dans les magasins de Veracruz. Des chandails à manches longues, des vestes, des jeans et autres. J'ai aussi vu des manteaux matelassés (?!?!) et, attachez-vous bien, des tuques!!! Lorsque j'ai fait une pause pour les regarder, la vendeuse m'a expliquée, le plus sérieusement du monde, que décembre et janvier étaient froids à Veracruz et qu'il était nécessaire de bien s'habiller. Après tout, la température peut descendre jusqu'à 10-12 la nuit et les journées à 18-20!! Brrrrrrr!
La tuque était plutôt mignonne, faite en laine avec des oreilles et une doublure en flanelle. Et les foulards de tricot! De toutes les couleurs! Vraiment des vêtements "joyeux"!
Il faut dire que, en général, les Mexicains aiment la couleur. Les outils et accessoires de vie, pour la maison, la cuisine ou autres, sont souvent orange, vert lime, bleu électrique et jaune poussin. Pas tellement minimaliste comme look!
Mais pour revenir aux vêtements chauds, je n'aurais pas dû être aussi surprise: après tout, deux fois dans les dernières semaines, j'ai vu des gens avec des manteau doublé, fermés jusqu'au cou. Il faut dire qu'il ne faisait que 23 degrés.....
Alors, pendant que je me promène en robe légère et en sandales et que je rencontre des femmes avec des jeans, bottes hautes et veste, je médite sur ce constat: le plus grand fossé culturel les Jarochos (le nom des gens qui vivent à Veracruz) et les québécois n'est pas la langue, la musique, la bouffe ou la façon de conduire. Non, ce qui nous différencie le plus, est notre définition du froid.....
Ben oui, encore le thème des vêtements! De ce temps-là, je fais une petite fixation! Avec notre départ sous peu pour le Canada où nous allons voir notre famille, je suis un peu obsédé sur "l'impact thermique" que nous allons vivre. Présentement il fait 29 degrés Celsius à Veracruz et au Québec environ 11.... vous pouvez comprendre mes craintes.....
Depuis quelques semaines, les collections "automne" ont faits leur apparition dans les magasins de Veracruz. Des chandails à manches longues, des vestes, des jeans et autres. J'ai aussi vu des manteaux matelassés (?!?!) et, attachez-vous bien, des tuques!!! Lorsque j'ai fait une pause pour les regarder, la vendeuse m'a expliquée, le plus sérieusement du monde, que décembre et janvier étaient froids à Veracruz et qu'il était nécessaire de bien s'habiller. Après tout, la température peut descendre jusqu'à 10-12 la nuit et les journées à 18-20!! Brrrrrrr!
La tuque était plutôt mignonne, faite en laine avec des oreilles et une doublure en flanelle. Et les foulards de tricot! De toutes les couleurs! Vraiment des vêtements "joyeux"!
Il faut dire que, en général, les Mexicains aiment la couleur. Les outils et accessoires de vie, pour la maison, la cuisine ou autres, sont souvent orange, vert lime, bleu électrique et jaune poussin. Pas tellement minimaliste comme look!
Mais pour revenir aux vêtements chauds, je n'aurais pas dû être aussi surprise: après tout, deux fois dans les dernières semaines, j'ai vu des gens avec des manteau doublé, fermés jusqu'au cou. Il faut dire qu'il ne faisait que 23 degrés.....
Alors, pendant que je me promène en robe légère et en sandales et que je rencontre des femmes avec des jeans, bottes hautes et veste, je médite sur ce constat: le plus grand fossé culturel les Jarochos (le nom des gens qui vivent à Veracruz) et les québécois n'est pas la langue, la musique, la bouffe ou la façon de conduire. Non, ce qui nous différencie le plus, est notre définition du froid.....
dimanche 26 septembre 2010
26/09/2010: Qui eut pensé?
26/09/2010: Qui eut pensé?
La chaleur, c'est de la chaleur non? Que ce soit au Québec ou à Veracruz, 32 degrés, c'est chaud égal! Pas exactement non, une des choses les plus surprenante, à laquelle nous n'avions absolument pas pensée, c'est les vêtements.
Quand nous sommes partis du Québec en juillet, il faisait 26 - 27 degrés. Nous avons empaqueté des vêtements d'été, choisis pour leur confort, leur facilité d'entretien et leur versatilité. Erreur! Parce que un chandail confortable, infroissable à 26 degrés celcius est un sauna s'il fait 38!
Comprenez-moi: je n'ai absolument rien contre le polyester, le lycra et autre tissu pratique. Mais dans une chaleur humide, ces tissus ne respirent pas! J'ai une camisole, absolument charmante, d'une couleur flatteuse que j'adorais porter au Québec. Je l'ai mise 2 fois ici et l'ai regretté chaque fois. J'avais l'impression d'avoir un sac en plastique sur le dos! Alors, Michel et moi avons dû nous acheter des vêtements de coton, 100% s.v.p. Ok, ok, c'est du repassage mais quel confort!
Nous transpirons quand même, c'est impossible de ne pas transpirer, mais, au moins, nos vêtements respirent! Même lorsque nous avons magasiner nos draps, les charmantes dames qui nous accompagnaient (nous avons fait nos achats avec les guides de l'école) insistaient: 100% algodon o nada! (100% coton ou rien!). Je n'aurai jamais pensé que mon t-shirt, mes capris si pratiquent en été, puissent devenir mes pires enemis au Mexique!
Alors nous gardons nos vêtements d'été en matériel autre qu'en coton pour l'hiver Veracruzanais: nous apprécierons ces vêtements "chauds" lors des froides journées (24 degrés) du mois de décembre......
La chaleur, c'est de la chaleur non? Que ce soit au Québec ou à Veracruz, 32 degrés, c'est chaud égal! Pas exactement non, une des choses les plus surprenante, à laquelle nous n'avions absolument pas pensée, c'est les vêtements.
Quand nous sommes partis du Québec en juillet, il faisait 26 - 27 degrés. Nous avons empaqueté des vêtements d'été, choisis pour leur confort, leur facilité d'entretien et leur versatilité. Erreur! Parce que un chandail confortable, infroissable à 26 degrés celcius est un sauna s'il fait 38!
Comprenez-moi: je n'ai absolument rien contre le polyester, le lycra et autre tissu pratique. Mais dans une chaleur humide, ces tissus ne respirent pas! J'ai une camisole, absolument charmante, d'une couleur flatteuse que j'adorais porter au Québec. Je l'ai mise 2 fois ici et l'ai regretté chaque fois. J'avais l'impression d'avoir un sac en plastique sur le dos! Alors, Michel et moi avons dû nous acheter des vêtements de coton, 100% s.v.p. Ok, ok, c'est du repassage mais quel confort!
Nous transpirons quand même, c'est impossible de ne pas transpirer, mais, au moins, nos vêtements respirent! Même lorsque nous avons magasiner nos draps, les charmantes dames qui nous accompagnaient (nous avons fait nos achats avec les guides de l'école) insistaient: 100% algodon o nada! (100% coton ou rien!). Je n'aurai jamais pensé que mon t-shirt, mes capris si pratiquent en été, puissent devenir mes pires enemis au Mexique!
Alors nous gardons nos vêtements d'été en matériel autre qu'en coton pour l'hiver Veracruzanais: nous apprécierons ces vêtements "chauds" lors des froides journées (24 degrés) du mois de décembre......
dimanche 19 septembre 2010
19-09-2010: Karl est venu, a vu, a vaincu et est repartu!
19-09-2010: Karl est venu, a vu, a vaincu et est repartu!
Ben oui! Depuis 1955 Veracruz n'avait pas reçu de la "grande visite" mais là, Karl est arrivé avec seulement 3 jours d'avis. Et quelle visite! Catégorie 3, le plus important ouragan connu pour la région. Méchant choc! Comment décrire le vent, la pluie, les sons ? C'était tellement puissant!
Au tout début, disons mercredi le 15, ils parlaient d'une tempête tropicale qui frapperait au nord de l'état. Jeudi matin ils en étaient rendu à prévoir un "force 1" mais qui ne frapperait pas directement Veracruz. Je n'ai pas pris de chance (et vous qui me connaissez n'en serai pas surpris!!) et je suis allé faire des achats jeudi, épicerie et chandelles. Le vendeur d'eau a passée (nous achetons de l'eau potable par carafon de 20 gallons, ils livrent et ça coûte le même prix qu'à l'épicerie) nous en avons pris 2 carafons neufs. J'ai fait tout le lavage que j'avais, j'ai communiqué avec mes fils et ma maman et j'ai cancellé nos plongées prévues pour vendredi matin. Ça disons que c'était pas un gros problème; le propriétaire du centre a très bien compris!!! Bref, nous étions aussi prêt que ce peut. Finalement, jeudi soir, ils annoncent que ça allait être un force 3 et que Veracruz serait frappé! Ouf, j'étais prête!
La pluie a débutée dans la nuit de jeudi à vendredi. Les vents ont commencés à souffler pour la peine vers 8h00 du matin. De 9h39 à 13h00, l'enfer humide était sur nous! L'eau était propulsée avec tellement de force qu'elle s'infiltrait pas les fenêtres directement exposées. Heureusement au début ce n'était que dans la cuisine et, par après, la porte-patio et les fenêtres des chambres. Michel et moi nous relayons aux 15 minutes allé "mopper" et tordre les serviettes de plage que j'avais mises pour absorber. L'électricé a été coupée vers 9h00 du matin (nous avons su par la suite que c'est le gouverneur de l'état qui a ordonné la coupure; sage décision!)
Lorsque tout s'est arrêté, vers 14h30, le soleil a sorti un peu. Nous sommes allé marché et avons pu constaté comment la tempête avait frappée fort et à quel point nous avions été chanceux car nous n'avions subit aucuns dommages. Mais pour certains! Arbres arrachés et branches tombées qui entraînent des dommages "collatéraux": clôtures écroulées, fenêtres cassées, fils électriques coupés. D'autres encore, les plus pauvres bien évidemment, ont vu leur toit de tôle partir au vent. Quel drame humain!
L'armée est maintenant dans la ville, pour aider au ménage et soutenir la population. Les équipes des compagnies d'électricité ont finis de rétablir le courant hier soir. La vie revient à la normale mais pour une grande partie de la population, le drame continu: l'ouragan a continué sa course vers l'ouest et a "frappé" la chaîne de montagnes situées à environs 250 kms de Veracruz, la "Sierra madre orientale". Résultat? D'autres pluies, encore plus importantes que les 250 mls reçu déjà avec l'ouragan! Bref le "rio Jamapa" est sorti de son lit en grand, un barrage qui aidait à régulariser son débit a lâché. Une partie de la population de Veracruz, Boca del Rio, Medellin et Jamapa est maintenant déplacée, à certains endroits les gens ont de l'eau jusqu'au cou! Plusieurs des quartiers touchés sont parmis les plus pauvres mais pas tous. Le quartier dont j'ai parlé dans mon message du 9 septembre fait parti des inondés. La différence est que les mieux nantis ont probablement des assurances....
Ce matin à la télé locale et dans les journaux, les images de désolation se suivent sans arrêt et je me dis que nous avons été bénis. Pour nous ce n'était qu'une expérience de plus mais pour tellement de gens c'est une tragédie. Il n'y a pas grand chose à faire présentement pour moi, mais lorsque les besoins seront connus, je ferai ce que je peux pour aider. Je vous tiendrai au courant.....
Ben oui! Depuis 1955 Veracruz n'avait pas reçu de la "grande visite" mais là, Karl est arrivé avec seulement 3 jours d'avis. Et quelle visite! Catégorie 3, le plus important ouragan connu pour la région. Méchant choc! Comment décrire le vent, la pluie, les sons ? C'était tellement puissant!
Au tout début, disons mercredi le 15, ils parlaient d'une tempête tropicale qui frapperait au nord de l'état. Jeudi matin ils en étaient rendu à prévoir un "force 1" mais qui ne frapperait pas directement Veracruz. Je n'ai pas pris de chance (et vous qui me connaissez n'en serai pas surpris!!) et je suis allé faire des achats jeudi, épicerie et chandelles. Le vendeur d'eau a passée (nous achetons de l'eau potable par carafon de 20 gallons, ils livrent et ça coûte le même prix qu'à l'épicerie) nous en avons pris 2 carafons neufs. J'ai fait tout le lavage que j'avais, j'ai communiqué avec mes fils et ma maman et j'ai cancellé nos plongées prévues pour vendredi matin. Ça disons que c'était pas un gros problème; le propriétaire du centre a très bien compris!!! Bref, nous étions aussi prêt que ce peut. Finalement, jeudi soir, ils annoncent que ça allait être un force 3 et que Veracruz serait frappé! Ouf, j'étais prête!
La pluie a débutée dans la nuit de jeudi à vendredi. Les vents ont commencés à souffler pour la peine vers 8h00 du matin. De 9h39 à 13h00, l'enfer humide était sur nous! L'eau était propulsée avec tellement de force qu'elle s'infiltrait pas les fenêtres directement exposées. Heureusement au début ce n'était que dans la cuisine et, par après, la porte-patio et les fenêtres des chambres. Michel et moi nous relayons aux 15 minutes allé "mopper" et tordre les serviettes de plage que j'avais mises pour absorber. L'électricé a été coupée vers 9h00 du matin (nous avons su par la suite que c'est le gouverneur de l'état qui a ordonné la coupure; sage décision!)
Lorsque tout s'est arrêté, vers 14h30, le soleil a sorti un peu. Nous sommes allé marché et avons pu constaté comment la tempête avait frappée fort et à quel point nous avions été chanceux car nous n'avions subit aucuns dommages. Mais pour certains! Arbres arrachés et branches tombées qui entraînent des dommages "collatéraux": clôtures écroulées, fenêtres cassées, fils électriques coupés. D'autres encore, les plus pauvres bien évidemment, ont vu leur toit de tôle partir au vent. Quel drame humain!
L'armée est maintenant dans la ville, pour aider au ménage et soutenir la population. Les équipes des compagnies d'électricité ont finis de rétablir le courant hier soir. La vie revient à la normale mais pour une grande partie de la population, le drame continu: l'ouragan a continué sa course vers l'ouest et a "frappé" la chaîne de montagnes situées à environs 250 kms de Veracruz, la "Sierra madre orientale". Résultat? D'autres pluies, encore plus importantes que les 250 mls reçu déjà avec l'ouragan! Bref le "rio Jamapa" est sorti de son lit en grand, un barrage qui aidait à régulariser son débit a lâché. Une partie de la population de Veracruz, Boca del Rio, Medellin et Jamapa est maintenant déplacée, à certains endroits les gens ont de l'eau jusqu'au cou! Plusieurs des quartiers touchés sont parmis les plus pauvres mais pas tous. Le quartier dont j'ai parlé dans mon message du 9 septembre fait parti des inondés. La différence est que les mieux nantis ont probablement des assurances....
Ce matin à la télé locale et dans les journaux, les images de désolation se suivent sans arrêt et je me dis que nous avons été bénis. Pour nous ce n'était qu'une expérience de plus mais pour tellement de gens c'est une tragédie. Il n'y a pas grand chose à faire présentement pour moi, mais lorsque les besoins seront connus, je ferai ce que je peux pour aider. Je vous tiendrai au courant.....
jeudi 9 septembre 2010
09/09/2010: Un chateau aux long rideaux, dans l'eau
09/09/2010: Un chateau aux long rideaux, dans l'eau (Félix Leclerc - Bozo)
Cette semaine, c'est le calme. La routine s'installe et, à cause des pluies torentielles de la fin de semaine dernière, nous n'avons pas fait grand chose. Il est tombé 200 mls de pluie en 24 heures entre samedi et dimanche. C'était le déluge! 150,000 personnes sont maintenant déplacées, surtout dans le sud de l'état. Nous, ça va bien: nous sommes dans un logement solide, plus haut que le niveau de la mer mais pour tous ceux qui vivent dans des "shacks" sur le bord des rivières, c'est pas la joie....
Mais y'a pas juste des "shacks" sur le bord des rivières/mer. Il y a des chateaux aussi. Lorsque nous étions à l'école d'immersion, lors d'une de nos sorties, nous avons visité Anton Lizardo, qui est un petit village à environ 20 kilomètres au sud de Veracruz / Boca del Rio. Il y a une maison à vendre, sur le bord de la plage. Une belle maison, simple, pas trop décorée. Ayant fait la remarque à Angelica et Jorge comment ça donnait le goût de s'établir, que c'était le fantasme de plusieurs personnes, dont le nôtre, ils nous ont donné l'heure juste. "Quoi?!? Vous voulez vivre immédiatement sur la plage? Avec les vagues de l'automne qui vont vous amener du sable jusque dans le salon? Avec les riques d'innondations? Avec le bruit des touristes qui font le party sur la plage en été?". Disons que c'était une douche froide!
Mais, depuis 1 mois, je me rends compte à quel point ils avaient raison! Il y a deux semaines, 2 semaines soit AVANT le déluge de la dernière semaine, nous sommes allé au Centre historique de Boca del Rio. Ce dernier est à proximité d'une belle plage, juste à l'entrée de la rivière. Plein de nouvelles et superbes résidences s'y sont construites dans les dernières années. Des maisons de luxe, certaines avec piscine. Elles se vendent entre 2 millions et 4 millions de pesos. Ce qui, pour le Mexique est facilement l'équivalent des "McManoirs" de $600,000 CAD et plus de chez nous. Elles sont toutes là, magnifiques, avec vues sur la mer et, bonus depuis les pluies abondantes du mois d'août, des petites mers artificielles dans la rue. Il y en avait une qui devait avoir un lac de 6 pouces de profonds plusieurs pieds d'envergure, à l'avant du garage. Parce que le quartier est situé au niveau régulier de la mer. Quand il tombe des quantités d'eau impressionnante, surtout à proximité d'une rivières, le niveau grimpe et, même si les égoûts pluviaux étaient super performants, ce qu'ils ne sont pas ici, l'eau ne peut s'écouler. Je ne suis pas retourné dans ce quartier depuis dimanche, ça ne doit pas être joli à voir!
Et, présentement, c'est la pluie. Mais après, soit d'octobre à février, c'est la saison "El Norte" qui va débuter: vents violents du nord, parfois jusqu'à 110 kms/heure. Pas de pluie mais des vagues immenses qui pousse du sable loin dans les terres. En passant, saviez-vous qu'à Veracruz les enfants ont parfois des congés forcés à cause du vent? Chez nous c'est les tempête de neige, ici c'est le vent!
Alors, lorsque les précipitations reviendront à la normal et que les rivières retourneront dans leur lit, le vent soufflera fort et les chateau n'auront plus les rideaux dans l'eau mais les pieds dans le sable ! Leurs propriétaires auraient dû parler avec Angelica et Jorge: au moins 300 mètres de la mer et 600 mètres d'une rivière, terrain surélevé si possible. Parce la nature ne fait pas de discrimination: "shacks" ou chateau, tous ceux sur sont chemin sont traités également....
Cette semaine, c'est le calme. La routine s'installe et, à cause des pluies torentielles de la fin de semaine dernière, nous n'avons pas fait grand chose. Il est tombé 200 mls de pluie en 24 heures entre samedi et dimanche. C'était le déluge! 150,000 personnes sont maintenant déplacées, surtout dans le sud de l'état. Nous, ça va bien: nous sommes dans un logement solide, plus haut que le niveau de la mer mais pour tous ceux qui vivent dans des "shacks" sur le bord des rivières, c'est pas la joie....
Mais y'a pas juste des "shacks" sur le bord des rivières/mer. Il y a des chateaux aussi. Lorsque nous étions à l'école d'immersion, lors d'une de nos sorties, nous avons visité Anton Lizardo, qui est un petit village à environ 20 kilomètres au sud de Veracruz / Boca del Rio. Il y a une maison à vendre, sur le bord de la plage. Une belle maison, simple, pas trop décorée. Ayant fait la remarque à Angelica et Jorge comment ça donnait le goût de s'établir, que c'était le fantasme de plusieurs personnes, dont le nôtre, ils nous ont donné l'heure juste. "Quoi?!? Vous voulez vivre immédiatement sur la plage? Avec les vagues de l'automne qui vont vous amener du sable jusque dans le salon? Avec les riques d'innondations? Avec le bruit des touristes qui font le party sur la plage en été?". Disons que c'était une douche froide!
Mais, depuis 1 mois, je me rends compte à quel point ils avaient raison! Il y a deux semaines, 2 semaines soit AVANT le déluge de la dernière semaine, nous sommes allé au Centre historique de Boca del Rio. Ce dernier est à proximité d'une belle plage, juste à l'entrée de la rivière. Plein de nouvelles et superbes résidences s'y sont construites dans les dernières années. Des maisons de luxe, certaines avec piscine. Elles se vendent entre 2 millions et 4 millions de pesos. Ce qui, pour le Mexique est facilement l'équivalent des "McManoirs" de $600,000 CAD et plus de chez nous. Elles sont toutes là, magnifiques, avec vues sur la mer et, bonus depuis les pluies abondantes du mois d'août, des petites mers artificielles dans la rue. Il y en avait une qui devait avoir un lac de 6 pouces de profonds plusieurs pieds d'envergure, à l'avant du garage. Parce que le quartier est situé au niveau régulier de la mer. Quand il tombe des quantités d'eau impressionnante, surtout à proximité d'une rivières, le niveau grimpe et, même si les égoûts pluviaux étaient super performants, ce qu'ils ne sont pas ici, l'eau ne peut s'écouler. Je ne suis pas retourné dans ce quartier depuis dimanche, ça ne doit pas être joli à voir!
Et, présentement, c'est la pluie. Mais après, soit d'octobre à février, c'est la saison "El Norte" qui va débuter: vents violents du nord, parfois jusqu'à 110 kms/heure. Pas de pluie mais des vagues immenses qui pousse du sable loin dans les terres. En passant, saviez-vous qu'à Veracruz les enfants ont parfois des congés forcés à cause du vent? Chez nous c'est les tempête de neige, ici c'est le vent!
Alors, lorsque les précipitations reviendront à la normal et que les rivières retourneront dans leur lit, le vent soufflera fort et les chateau n'auront plus les rideaux dans l'eau mais les pieds dans le sable ! Leurs propriétaires auraient dû parler avec Angelica et Jorge: au moins 300 mètres de la mer et 600 mètres d'une rivière, terrain surélevé si possible. Parce la nature ne fait pas de discrimination: "shacks" ou chateau, tous ceux sur sont chemin sont traités également....
jeudi 2 septembre 2010
02/09/2010: Un grande palomita!
02/09/2010: Un grande palomita! (un gros popcorn)
Je sais, je sais, je suis une journée en retard dans ma production! Si vous saviez les aventures! Au cas où vous l'ignoriez, l'ouragan Frank a frappé la côte mexicaine, du côté du pacifique en fin de semaine. Plus exactement l'état d'Oaxaca. Si vous regardez une carte du Mexique, c'est la portion super étroite, dans le bas, qui marque le début de l'Amérique centrale. Cette portion mince s'appelle un "isthme" et, du côté du golfe, c'est Veracruz. Nous avons donc eu droit à des restants de Frank: orages violents à répétition, pluie torentielle. Alors, pour faire une histoire courte: lundi matin, vers 5h30, la foudre est tombée sur notre édifice à logement. Méchant bruit! Et notre ordinateur a été grillé! Ne vous en faites pas, il est sur la garantie et sera remplacé. Sauf que, en attendant, nous ne pouvons justement pas attendre! Michel doit avoir une machine, alors, notre lundi a été occupé à se procurer un autre ordinateur (au "Ofice Supplies" il y a deux, oui 2!, employées qui parlent un peu le français! Quel choc!). Mardi fût la journée de réinitialisation et mercredi matin; la foudre frappe encore et là c'est le mix "internet-télé-téléphone" qui flanche. Le tout a été réactivé en fin d'avant midi mais c'était encore trop tard pour moi, je devais laisser la place à Michel..... Heureusement, ce matin le ciel est clair et bleu, nous voyons même le "Pic d'Orizaba" de notre fenêtre de cuisine. (Plus haute montagne du Mexique, 3iem en Amérique du Nord - volcan).
Bref, je voulais vous raconter notre visite au cinéma vendredi dernier. Nous sommes allé voir "Agente Salt" avec Angélina Jolie, en anglais sous-titré en espagnol. Le film est bon mais c'est le cinéma qui nous a le plus frappé.
J'ignore si tous les cinémas sont ainsi mais celui où nous sommes allé s'appelle le "VIP". Alors attachez vos tuques, sortez vos guénilles pour vous essuyez car vous allez baver d'envie:
1) Lorsque nous achetons notre billet, un écran avec le plan de la salle s'affiche: nous pouvons alors choisir nos sièges parmi ceux de disponibles au moment de l'achat. Vous pouvez donc acheter vos billets d'avance, allé vous promener et ne revenir que pour le début du film: vos places sont réservées! Prix des billets = $100.00 pesos pour 2 adultes.
2) Les restaurants (il y en a au moins deux) offrent le mélange habituel de rafraichissement et popcorn (2 grosses liqueurs + un gros popcorn = $102.00 pesos). Ils offrent du sushi, des sandwichs de luxe, des sous-marins gourmets. Il y a aussi un bar complet avec bière et alcool divers.
3) Les sièges de la salle sont présentés par groupe de 2, chacun des groupes séparés des autres par une petite table. Ce sont de gros fauteuils en cuir, genre "lazy-boy", qui ne sont pas réclinables cependants. Super confort, j'ai terminé le film sans mes sandales, avec les pieds ramenés sur le fauteuil avec moi.
4) Service avec serveur!!!! Oui, oui, un gars est là pour vous apporter ce que vous désirez avant que le film ne commence. Un menu est sur les tables et vous pouvez commander et vous faire livrer à votre siège tant et aussi longtemps que le film n'est pas débuté. Nous prévoyons allé souper un soir: imaginez la scène! Michel et moi, mangeant du sushi, buvant une coupe de vin et regardant un film sur grand écran avec son "suround"!
Le retour à la maison, dans un "magicobus" nous a ramené à la réalité. Quel choc de se faire brasser dans un autobus plein de monde, avec de la musique forte après cette expérience mémorable! Et ça nous a coûté $202 pesos!!! Soit environ $18.00 CAD.... C'est ben de valeur, mais les grosses chaînes du Québec ont des croûtes à manger!
Alors essuyez-vous la bouche, ramassez votre macheoire qui traîne et commencez à fantasmer sur votre prochain voyage à Veracruz! Le cinéma en question est dans le centre commercial "Plaza los Americas" si ça vous interesse!
Je sais, je sais, je suis une journée en retard dans ma production! Si vous saviez les aventures! Au cas où vous l'ignoriez, l'ouragan Frank a frappé la côte mexicaine, du côté du pacifique en fin de semaine. Plus exactement l'état d'Oaxaca. Si vous regardez une carte du Mexique, c'est la portion super étroite, dans le bas, qui marque le début de l'Amérique centrale. Cette portion mince s'appelle un "isthme" et, du côté du golfe, c'est Veracruz. Nous avons donc eu droit à des restants de Frank: orages violents à répétition, pluie torentielle. Alors, pour faire une histoire courte: lundi matin, vers 5h30, la foudre est tombée sur notre édifice à logement. Méchant bruit! Et notre ordinateur a été grillé! Ne vous en faites pas, il est sur la garantie et sera remplacé. Sauf que, en attendant, nous ne pouvons justement pas attendre! Michel doit avoir une machine, alors, notre lundi a été occupé à se procurer un autre ordinateur (au "Ofice Supplies" il y a deux, oui 2!, employées qui parlent un peu le français! Quel choc!). Mardi fût la journée de réinitialisation et mercredi matin; la foudre frappe encore et là c'est le mix "internet-télé-téléphone" qui flanche. Le tout a été réactivé en fin d'avant midi mais c'était encore trop tard pour moi, je devais laisser la place à Michel..... Heureusement, ce matin le ciel est clair et bleu, nous voyons même le "Pic d'Orizaba" de notre fenêtre de cuisine. (Plus haute montagne du Mexique, 3iem en Amérique du Nord - volcan).
Bref, je voulais vous raconter notre visite au cinéma vendredi dernier. Nous sommes allé voir "Agente Salt" avec Angélina Jolie, en anglais sous-titré en espagnol. Le film est bon mais c'est le cinéma qui nous a le plus frappé.
J'ignore si tous les cinémas sont ainsi mais celui où nous sommes allé s'appelle le "VIP". Alors attachez vos tuques, sortez vos guénilles pour vous essuyez car vous allez baver d'envie:
1) Lorsque nous achetons notre billet, un écran avec le plan de la salle s'affiche: nous pouvons alors choisir nos sièges parmi ceux de disponibles au moment de l'achat. Vous pouvez donc acheter vos billets d'avance, allé vous promener et ne revenir que pour le début du film: vos places sont réservées! Prix des billets = $100.00 pesos pour 2 adultes.
2) Les restaurants (il y en a au moins deux) offrent le mélange habituel de rafraichissement et popcorn (2 grosses liqueurs + un gros popcorn = $102.00 pesos). Ils offrent du sushi, des sandwichs de luxe, des sous-marins gourmets. Il y a aussi un bar complet avec bière et alcool divers.
3) Les sièges de la salle sont présentés par groupe de 2, chacun des groupes séparés des autres par une petite table. Ce sont de gros fauteuils en cuir, genre "lazy-boy", qui ne sont pas réclinables cependants. Super confort, j'ai terminé le film sans mes sandales, avec les pieds ramenés sur le fauteuil avec moi.
4) Service avec serveur!!!! Oui, oui, un gars est là pour vous apporter ce que vous désirez avant que le film ne commence. Un menu est sur les tables et vous pouvez commander et vous faire livrer à votre siège tant et aussi longtemps que le film n'est pas débuté. Nous prévoyons allé souper un soir: imaginez la scène! Michel et moi, mangeant du sushi, buvant une coupe de vin et regardant un film sur grand écran avec son "suround"!
Le retour à la maison, dans un "magicobus" nous a ramené à la réalité. Quel choc de se faire brasser dans un autobus plein de monde, avec de la musique forte après cette expérience mémorable! Et ça nous a coûté $202 pesos!!! Soit environ $18.00 CAD.... C'est ben de valeur, mais les grosses chaînes du Québec ont des croûtes à manger!
Alors essuyez-vous la bouche, ramassez votre macheoire qui traîne et commencez à fantasmer sur votre prochain voyage à Veracruz! Le cinéma en question est dans le centre commercial "Plaza los Americas" si ça vous interesse!
mercredi 25 août 2010
25-08-2010: Encore de la bouffe
25-08-2010: Encore de la bouffe
Un des grands plaisirs au Mexique est la bouffe. Ils ont des produits totalement différents qu'ils utilisent avec savoir. Après tout, les Astèques utilisaient le chocolat, les "chili" (piments forts, ne pas confondre avec poivrons doux) et autres épices.... (oui Michel, je vais voler ta blague!) à steak (épices à steak - épices astèques, ça fait rire mon mari depuis 15 ans!)
Savez-vous comment ils mangent leur épis de maîs? Avec de la mayonnaise et de la poudre de chilis broyés. J'ai pas encore osé essayer, pas à cause du mélange mais parce que la mayonnaise est sur les étals portatifs des vendeurs de mais, au gros soleil, pendant des heures.... J'ai un peu peur, je l'avoue, de la mayonnaise chauffée.
Parce qu'ils ont des vendeurs de tout! Du gars qui fait du "nieve" ou "neige", soit un bloc de glace gratté, mis dans une coupe, avec un sirop sucré versé dessus. Les enfants en raffolent! Ça non plus je n'essaie pas: la glace est faite avec quelle eau? Pis les sirops sont, encore une fois, sur l'étal à la chaleur. Parfois des abeilles/guèpes/autres bibites se retrouvent prisent dans les pots, attirées par le sucre. Ça ajoute des protéines!
Il y a aussi LA spécialité de Veracruz! Vous n'en trouverez pas ailleurs! Promis! Même pas à Coatzacoalcos (2 heures au sud), ou à Xalapa, capitale de l'état. Ça n'existe qu'ici et il y en a partout! C'est (roulement de tambour) des "volovanes"! C'est un chausson, carré, fait de pâtes feuilletées, farci à plein de chose. Les sortes les plus populaires sont: fromage et jambon, hawaïen, thon, poulet et un crustacés appelé "jaiba". Nous en avons mangé quelques fois: c'est excellent! Lors de notre sortie au soccer (ben oui, nous sommes allé voir une partie des "Tiburones Rojos" de Veracruz contre les "Cruz Azul" d'Hidalgo - méchant party! Autre blog futur), nous avons mangé un volovanes avec un bière froide. Mmmm! C'était plus propre que des tacos, ces derniers ayant tendance à dégoutter.
Et, partout, toujours, dans tous le centre historique et même le long des plages, il y a les restaurants de fruits de mer. Parce que c'est un port et que les poissons, crevettes, poulpe et autres sont à proximités et vraiment pas chers! En général, un cocktail de crevettes coûte entre $25.00 et $40.00 pesos. Et je ne parle pas d'un plat avec 6 crevettes et d'un petit pot de sauce rouge. Non madame! Je vous parle d'un grand bol à sunday, remplit d'au moins une douzaine de crevettes dans la sauce rouge, servi avec des morceaux d'avocats et de la coriandre fraîche sur le dessus! Ça c'est un cocktail!
Ce qui nous amène à parler des accompagnements, soit, en particulier, la bière. Ici, vous pouvez acheter des Litres de bière. Oui! Des litres! Il y a même un super format, le 1.2 litres, vendu partout. Au "YePass" (espèce de couche-tard sans station service), ils ont un spécial: deux "mégas" (1.2 litres) de Corona pour $39.00 pesos. Comptez ça pour voir.... Et, dans les resto et les "palapas" sur la plage, en général une bière est $20.00 pesos, soit le prix de la liqueur. Bref, vous pouvez vous mettre ben paf pour moins de $10.00 CAD.!
Alors, pour vous donner envie de voir Veracruz, imaginez ceci: assis par un dimanche après-midi, sur la plage de sable brun mais très propre, au soleil, à 34 degrés celcius, en train de manger un "volovanes" bien chaud et siroter une bière très froide.... Et ça, mes amis, c'était Michel et moi dimanche dernier......
Un des grands plaisirs au Mexique est la bouffe. Ils ont des produits totalement différents qu'ils utilisent avec savoir. Après tout, les Astèques utilisaient le chocolat, les "chili" (piments forts, ne pas confondre avec poivrons doux) et autres épices.... (oui Michel, je vais voler ta blague!) à steak (épices à steak - épices astèques, ça fait rire mon mari depuis 15 ans!)
Savez-vous comment ils mangent leur épis de maîs? Avec de la mayonnaise et de la poudre de chilis broyés. J'ai pas encore osé essayer, pas à cause du mélange mais parce que la mayonnaise est sur les étals portatifs des vendeurs de mais, au gros soleil, pendant des heures.... J'ai un peu peur, je l'avoue, de la mayonnaise chauffée.
Parce qu'ils ont des vendeurs de tout! Du gars qui fait du "nieve" ou "neige", soit un bloc de glace gratté, mis dans une coupe, avec un sirop sucré versé dessus. Les enfants en raffolent! Ça non plus je n'essaie pas: la glace est faite avec quelle eau? Pis les sirops sont, encore une fois, sur l'étal à la chaleur. Parfois des abeilles/guèpes/autres bibites se retrouvent prisent dans les pots, attirées par le sucre. Ça ajoute des protéines!
Il y a aussi LA spécialité de Veracruz! Vous n'en trouverez pas ailleurs! Promis! Même pas à Coatzacoalcos (2 heures au sud), ou à Xalapa, capitale de l'état. Ça n'existe qu'ici et il y en a partout! C'est (roulement de tambour) des "volovanes"! C'est un chausson, carré, fait de pâtes feuilletées, farci à plein de chose. Les sortes les plus populaires sont: fromage et jambon, hawaïen, thon, poulet et un crustacés appelé "jaiba". Nous en avons mangé quelques fois: c'est excellent! Lors de notre sortie au soccer (ben oui, nous sommes allé voir une partie des "Tiburones Rojos" de Veracruz contre les "Cruz Azul" d'Hidalgo - méchant party! Autre blog futur), nous avons mangé un volovanes avec un bière froide. Mmmm! C'était plus propre que des tacos, ces derniers ayant tendance à dégoutter.
Et, partout, toujours, dans tous le centre historique et même le long des plages, il y a les restaurants de fruits de mer. Parce que c'est un port et que les poissons, crevettes, poulpe et autres sont à proximités et vraiment pas chers! En général, un cocktail de crevettes coûte entre $25.00 et $40.00 pesos. Et je ne parle pas d'un plat avec 6 crevettes et d'un petit pot de sauce rouge. Non madame! Je vous parle d'un grand bol à sunday, remplit d'au moins une douzaine de crevettes dans la sauce rouge, servi avec des morceaux d'avocats et de la coriandre fraîche sur le dessus! Ça c'est un cocktail!
Ce qui nous amène à parler des accompagnements, soit, en particulier, la bière. Ici, vous pouvez acheter des Litres de bière. Oui! Des litres! Il y a même un super format, le 1.2 litres, vendu partout. Au "YePass" (espèce de couche-tard sans station service), ils ont un spécial: deux "mégas" (1.2 litres) de Corona pour $39.00 pesos. Comptez ça pour voir.... Et, dans les resto et les "palapas" sur la plage, en général une bière est $20.00 pesos, soit le prix de la liqueur. Bref, vous pouvez vous mettre ben paf pour moins de $10.00 CAD.!
Alors, pour vous donner envie de voir Veracruz, imaginez ceci: assis par un dimanche après-midi, sur la plage de sable brun mais très propre, au soleil, à 34 degrés celcius, en train de manger un "volovanes" bien chaud et siroter une bière très froide.... Et ça, mes amis, c'était Michel et moi dimanche dernier......
mardi 17 août 2010
17/08/2010: Tranches de vie
17/08/2010: Tranches de vie
La vie est pleine de ces petits moments, presque insignifiants, qui remplissent nos journée. Et, pourtant, plusieurs d'entre eux méritent qu'on en parle....
En face du grand centre commercial de Veracruz, "Plaza Los Americas", il y a une boutique raffinée de gastronomie. Une vraie boutique de luxe avec employés habillés de noir, éclairage subtil, meubles de présentation en bois foncée. La grosse classe quoi! Nous y sommes arrêtés, pour voir. Il y avait des liqueurs, des alcools fins, du champagne, des olives d'Espagne, des pâtes d'Italie, des produits à Sushi des pâtés de foie gras fins de France. Il y avait aussi, occupant 2 tablettes d'une section, des biscuits Leclerc! Ben oui! Les "Feuilles d'Érable", les autres avec une couche de chocolat sur un biscuit sec et même des barres déjeuner "Petit matin" (je crois que c'est comme ça qu'elles s'appellent). Nous avons éclaté de rire lorsque nous avons vu ça!!! Jamais je n'aurais cru que ces biscuits de tous les jours au Québec, se retrouveraient sur une tablette en compagnie de moutarde de Meaux, directe d'Europe! C'est quand même rigolo que de tous les produits typiquement canadiens disponibles, ce soit Leclerc qui soit vendu! Ils ont un excellent distributeur étranger!
Hier j'ai acheté les tomes 6 et 7 d'Harry Potter en espagnol. Je me disais que, comme je connais l'histoire, ce serait plus simple à lire pour moi. Je n'ai pas tort, ça va vraiment m'aider! Parce que, malgré 3 semaines intensives, mon vocabulaire est encore assez limité. En fait ça aurait été mieux si j'avais pu avoir les premiers tomes puisqu'ils sont pour une clientèle plus jeune, mais ne les ai pas trouvé. J'ai voulu les commander mais la barrière linguistique m'a empêchée de comprendre toutes les bonnes raisons pour lesquelles cela ne pouvait se faire. Dans quelques mois, j'y retournerai....
Parlant d'Harry Potter, la semaine dernière j'aurais jurée être dans le "magicobus"! Véhicule déglingué, chauffeur brusque, il ne manquait que la tête parlante dans le pare-brise et les couchettes! Se lever pour demander la sortie tenait de la discipline olympique! Ajouter un parasol de plage et un sac et vous avez la recette gagnante pour des blessures graves! C'était absolument délirant! Vous deviez vous tenir au siège devant vous, lorsque vous étiez assis, pour éviter de vous assommer. Je me demande si le chauffeur a des fantasmes de Formule 1, ça pourrait expliquer les accélérations super rapides! Le tout, bien entendu, sur un boulevard urbain avec circulation abondante.... Parfois, souvent, j'évite de regarder en avant. Ça me permet de garder l'illusion sur le niveau de sécurité....
Vraiment la vie est pleine de petits moments magiques! La seule différence, ici, est que je les vois mieux puisqu'ils sont débarrassés du filtre de l'habitude....
La vie est pleine de ces petits moments, presque insignifiants, qui remplissent nos journée. Et, pourtant, plusieurs d'entre eux méritent qu'on en parle....
En face du grand centre commercial de Veracruz, "Plaza Los Americas", il y a une boutique raffinée de gastronomie. Une vraie boutique de luxe avec employés habillés de noir, éclairage subtil, meubles de présentation en bois foncée. La grosse classe quoi! Nous y sommes arrêtés, pour voir. Il y avait des liqueurs, des alcools fins, du champagne, des olives d'Espagne, des pâtes d'Italie, des produits à Sushi des pâtés de foie gras fins de France. Il y avait aussi, occupant 2 tablettes d'une section, des biscuits Leclerc! Ben oui! Les "Feuilles d'Érable", les autres avec une couche de chocolat sur un biscuit sec et même des barres déjeuner "Petit matin" (je crois que c'est comme ça qu'elles s'appellent). Nous avons éclaté de rire lorsque nous avons vu ça!!! Jamais je n'aurais cru que ces biscuits de tous les jours au Québec, se retrouveraient sur une tablette en compagnie de moutarde de Meaux, directe d'Europe! C'est quand même rigolo que de tous les produits typiquement canadiens disponibles, ce soit Leclerc qui soit vendu! Ils ont un excellent distributeur étranger!
Hier j'ai acheté les tomes 6 et 7 d'Harry Potter en espagnol. Je me disais que, comme je connais l'histoire, ce serait plus simple à lire pour moi. Je n'ai pas tort, ça va vraiment m'aider! Parce que, malgré 3 semaines intensives, mon vocabulaire est encore assez limité. En fait ça aurait été mieux si j'avais pu avoir les premiers tomes puisqu'ils sont pour une clientèle plus jeune, mais ne les ai pas trouvé. J'ai voulu les commander mais la barrière linguistique m'a empêchée de comprendre toutes les bonnes raisons pour lesquelles cela ne pouvait se faire. Dans quelques mois, j'y retournerai....
Parlant d'Harry Potter, la semaine dernière j'aurais jurée être dans le "magicobus"! Véhicule déglingué, chauffeur brusque, il ne manquait que la tête parlante dans le pare-brise et les couchettes! Se lever pour demander la sortie tenait de la discipline olympique! Ajouter un parasol de plage et un sac et vous avez la recette gagnante pour des blessures graves! C'était absolument délirant! Vous deviez vous tenir au siège devant vous, lorsque vous étiez assis, pour éviter de vous assommer. Je me demande si le chauffeur a des fantasmes de Formule 1, ça pourrait expliquer les accélérations super rapides! Le tout, bien entendu, sur un boulevard urbain avec circulation abondante.... Parfois, souvent, j'évite de regarder en avant. Ça me permet de garder l'illusion sur le niveau de sécurité....
Vraiment la vie est pleine de petits moments magiques! La seule différence, ici, est que je les vois mieux puisqu'ils sont débarrassés du filtre de l'habitude....
samedi 14 août 2010
14/08/2010: Anarchie organisée
14/08/2010: Anarchie organisée ou transport en commun?
Lorsque nous avons décidé de venir nous établir au Mexique, un des points sur lequel nous nous sommes rapidement entendu était que nous ne voulions pas d'auto. Et, lorsque je regarde la façon dont les gens conduisent ici, je me sens justifiée à 300%!!! (ce sera d'ailleurs un autre sujet).
Ce qui nous laisse 4 choix: à pied, à bicyclette, transport en commun et taxi. Le premier pas de problème, nous donnons généreusement mais les distances étant assez élevées parfois, il ne peut répondre à tous nos besoins. Le 2iem, nous hésitons encore dû, encore une fois, aux habitudes de conduite locales (ou plutôt aux habitudes "d'inconduite"...). Alors nous nous tournons joyeusement vers le transport en commun. Les taxis sont aussi un excellent moyen de transport mais sont un peu plus chers: au moins $30 ou $40 pesos la course (divisez par 11, ça vous donne l'équivalent en $ CAD). A $7.00 pesos le segment par personne, l'autobus est imbattable sauf que....
Les routes sont toutes indépendantes et sont exploitées par des compagnies indépendantes les unes des autres. Il n'y a donc pas de site web, ou de guide imprimé, donnant les circuits clairement. Il faut poser des questions ou faire ce que nous faisons quand nous avons 1 heure: embarquer et voir où ça nous amène! Parce qu'un autre problème est que, parfois, un autobus va passer 2 fois à la même place mais, après tourner dans une autre direction. Je m'explique: pour partir de chez nous et nous rendre à la plage environ 3 kilomètres plus loin, nous prenons la route "Miguel Aleman" sur la rue "Juan-Pablo Segundo" en direction de l'est. Nous débarquons au "Soriana", un grand magasin et marchons les quelques mêtres qui restent. Pour revenir chez nous, nous devons prendre la "Miguel Aleman", à l'endroit où nous avons débarqué et revenir par "Juan Pablo Segundo". Vous suivez? Très bien, continuons alors: sauf que nous avons découvert que 2 "Miguel Aleman" passe à cet endroit: celles qui vont en direction de "colonia" et celles qui vont vers "Centro". La nôtre c'est la "Centro". Éventuellement la "colonia" va revenir et devenir une "Centro" mais, si tu embarques avant qu'elle est terminé sa tournée, bonne chance! Tu es embarqué pour une promenade 1 heure minimum! Parce que, lorsque l'autobus arrive au Soriana, elle ne retourne pas au centre tout de suite; elle tourne à gauche et va faire 2 petits quartiers populaires au sud-ouest. Lorsqu'elle a terminée sa tournée, elle revient sur ses pas, retourne au Soriana, change son indicateur de direction pour "centro" et, là, reprend "Juan Pablo Segundo" et retourne au centre-ville vers le marché.
Ouf! Quelle promenade nous avons fait! Visualisez nous habillez en "retour de plage" (i.e. cheveux gommés par le sel, visages rougis et plein de sable) avec notre parasol et notre sac de plage. Beau petit couple! Après 30 minutes le chauffeur a eu pitié. Il nous a demandé "où allez-vous?" soit "donde van?" et, après avoir répondu, ils nous a laissé sur un coin de rue avec des indications pour retrouver la civilisation. Parce qu'il en avait pour une autre heure de viraillage dans des petites rues....
Alors, encore une fois, nous avons été sauvé par un gentil mexicain! Ce n'est pas la première fois et je sens que ce ne sera pas la dernière. Parce qu'il y a une autobus appelée "Pochota" qui passe sur le coin de la rue, je me demande où elle va?
Lorsque nous avons décidé de venir nous établir au Mexique, un des points sur lequel nous nous sommes rapidement entendu était que nous ne voulions pas d'auto. Et, lorsque je regarde la façon dont les gens conduisent ici, je me sens justifiée à 300%!!! (ce sera d'ailleurs un autre sujet).
Ce qui nous laisse 4 choix: à pied, à bicyclette, transport en commun et taxi. Le premier pas de problème, nous donnons généreusement mais les distances étant assez élevées parfois, il ne peut répondre à tous nos besoins. Le 2iem, nous hésitons encore dû, encore une fois, aux habitudes de conduite locales (ou plutôt aux habitudes "d'inconduite"...). Alors nous nous tournons joyeusement vers le transport en commun. Les taxis sont aussi un excellent moyen de transport mais sont un peu plus chers: au moins $30 ou $40 pesos la course (divisez par 11, ça vous donne l'équivalent en $ CAD). A $7.00 pesos le segment par personne, l'autobus est imbattable sauf que....
Les routes sont toutes indépendantes et sont exploitées par des compagnies indépendantes les unes des autres. Il n'y a donc pas de site web, ou de guide imprimé, donnant les circuits clairement. Il faut poser des questions ou faire ce que nous faisons quand nous avons 1 heure: embarquer et voir où ça nous amène! Parce qu'un autre problème est que, parfois, un autobus va passer 2 fois à la même place mais, après tourner dans une autre direction. Je m'explique: pour partir de chez nous et nous rendre à la plage environ 3 kilomètres plus loin, nous prenons la route "Miguel Aleman" sur la rue "Juan-Pablo Segundo" en direction de l'est. Nous débarquons au "Soriana", un grand magasin et marchons les quelques mêtres qui restent. Pour revenir chez nous, nous devons prendre la "Miguel Aleman", à l'endroit où nous avons débarqué et revenir par "Juan Pablo Segundo". Vous suivez? Très bien, continuons alors: sauf que nous avons découvert que 2 "Miguel Aleman" passe à cet endroit: celles qui vont en direction de "colonia" et celles qui vont vers "Centro". La nôtre c'est la "Centro". Éventuellement la "colonia" va revenir et devenir une "Centro" mais, si tu embarques avant qu'elle est terminé sa tournée, bonne chance! Tu es embarqué pour une promenade 1 heure minimum! Parce que, lorsque l'autobus arrive au Soriana, elle ne retourne pas au centre tout de suite; elle tourne à gauche et va faire 2 petits quartiers populaires au sud-ouest. Lorsqu'elle a terminée sa tournée, elle revient sur ses pas, retourne au Soriana, change son indicateur de direction pour "centro" et, là, reprend "Juan Pablo Segundo" et retourne au centre-ville vers le marché.
Ouf! Quelle promenade nous avons fait! Visualisez nous habillez en "retour de plage" (i.e. cheveux gommés par le sel, visages rougis et plein de sable) avec notre parasol et notre sac de plage. Beau petit couple! Après 30 minutes le chauffeur a eu pitié. Il nous a demandé "où allez-vous?" soit "donde van?" et, après avoir répondu, ils nous a laissé sur un coin de rue avec des indications pour retrouver la civilisation. Parce qu'il en avait pour une autre heure de viraillage dans des petites rues....
Alors, encore une fois, nous avons été sauvé par un gentil mexicain! Ce n'est pas la première fois et je sens que ce ne sera pas la dernière. Parce qu'il y a une autobus appelée "Pochota" qui passe sur le coin de la rue, je me demande où elle va?
dimanche 8 août 2010
08-08: En direct de Boca del Rio
08-08: En direct de Boca del Rio
Ça y est, c'est officiel, nous avons un logement! Ça ne fût pas évident mais c'est fait. Nous ne vivons pas "officiellement" à Veracruz mais plutôt à Boca del Rio (la Bouche de la Rivière). Ces deux villes sont comme Québec / Ste-Foy ou Montreal / St-Laurent; elles sont intimement liées....
Je vous écris présentement du bureau que nous nous sommes aménagés dans une des chambres du 5 1/2 que nous avons trouvé. Nous avons aussi une chambre d'amis avec une 2iem salle de bain: avis à ceux-ci et membres de la famille!
Je pourrais vous parler des heures du quartier, de la brise, des levées de soleil mais je préfère aborder un sujet effleuré dans un message précédant: les marchés du centre de Veracruz. Il y en a deux: le vieux et le neuf (le neuf me semble aussi vieux que l'autre mais bof!). Ils sont situés à faible distance l'un de l'autre.
Hier nous sommes allé acheter des légumes, des fruits, une casserole en terre cuite et un mortier (pour faire la guacamole et la salsa verde). Chaque fois que nous y allons, je suis frappé par la nature intense des activités qui s'y déroulent. L'odeur des aliments, le bruit des conversations, la chaleur dégagée par les nombreuses personnes qui s'y trouvent. Décidemment, le marché n'est pas pour les dédaigneux et les cœurs sensibles! En même temps le contact direct avec les marchands est absolument passionnant! Hier, la dame des légumes a expliqué, avec moult détails, la façon de cuire un légume (nous croyons que c'est le fruit du cactus)à Michel. Elle y mettait tellement de conviction! Elle lui a même conseillé de le servir avec du poulet et a indiqué les herbes et arômes à ajouter.
Lorsque j'ai acheté mon mortier, la dame m'a répétée les explications de préparation avant usage 3 fois car elle voyait bien que je ne suivais pas parfaitement. Mais elle a pris le temps... C'est probablement ce qui me touche le plus: le temps. Les gens au marché prennent le temps: les vendeurs, les acheteurs, les passants qui ne font que regarder et humer.... J'ai choisi chacune de mes 10 tomates avec soin, sans me presser et, surtout, sans me sentir presser.
La seule section où je n'achète rien est la boucherie. La viande y est sur des étals, dans une section à part, non-climatisée et ouverte sur l'extérieur. Disons qu'avec les mouches et la chaleur, je n'ose pas trop.... Mais encore là, il y a un plaisir: celui de voir qu'ici, contrairement aux boucheries et supermarché du Canada/États-Unis, personne n'essaie de nier la provenance de la viande. Beaucoup de poulets entiers sont vendus vidés mais avec la tête et les pattes. Vous pouvez acheter des têtes (oui, oui, oui, des têtes!!) de cochon. J'ignore ce que vous pouvez faire avec mais bref.... Il y a même un endroit où ils gardent des dindes, les pattes attachées pour ne pas qu'elles se promènent partout, prêtes à être abattues sur demande. Nous sommes très loin de la distance "nord-américaine" entre producteurs et acheteurs!
Aux marchés vous pouvez aussi trouver des lotions "magiques" qui, lorsqu'appliquées sur le corps attirent l'amour, l'argent, la chance et autres. Et les épices! Tout en vrac! Les herbes! J'ai vu des feuilles de laurier fraîches pour la première fois de ma vie! J'étais émue! Il y aussi des vendeurs de sacs à main et sacs à dos. Des endroits pour manger, des vendeurs de bouffe pour animaux, un ou deux pet-shop, des cordonniers, de la vaisselle.... Et, à l'extérieur du vieux marché, vous pouvez aussi trouver des prostitués! Il y en a vraiment pour tous les goûts!
La seule réserve est qu'il n'est pas bon pour une femme seule de se promener dans la quartier à la tomber de la nuit, après 19h00, ou même pour un couple la nuit. Le jour il n'y a cependant aucun problème de sécurité. Seulement que le soir, les vendeurs de drogues, les prostituées et leur clients, tous ce beaux monde sortent dans les rues....
Alors, la semaine prochaine je retournerai m'acheter des fruits et des légumes, me faire donner une recette sur la préparation du "napales", ou tout simplement discuter de tout et de rien avec le charmant monsieur qui vend des bananes....
Ça y est, c'est officiel, nous avons un logement! Ça ne fût pas évident mais c'est fait. Nous ne vivons pas "officiellement" à Veracruz mais plutôt à Boca del Rio (la Bouche de la Rivière). Ces deux villes sont comme Québec / Ste-Foy ou Montreal / St-Laurent; elles sont intimement liées....
Je vous écris présentement du bureau que nous nous sommes aménagés dans une des chambres du 5 1/2 que nous avons trouvé. Nous avons aussi une chambre d'amis avec une 2iem salle de bain: avis à ceux-ci et membres de la famille!
Je pourrais vous parler des heures du quartier, de la brise, des levées de soleil mais je préfère aborder un sujet effleuré dans un message précédant: les marchés du centre de Veracruz. Il y en a deux: le vieux et le neuf (le neuf me semble aussi vieux que l'autre mais bof!). Ils sont situés à faible distance l'un de l'autre.
Hier nous sommes allé acheter des légumes, des fruits, une casserole en terre cuite et un mortier (pour faire la guacamole et la salsa verde). Chaque fois que nous y allons, je suis frappé par la nature intense des activités qui s'y déroulent. L'odeur des aliments, le bruit des conversations, la chaleur dégagée par les nombreuses personnes qui s'y trouvent. Décidemment, le marché n'est pas pour les dédaigneux et les cœurs sensibles! En même temps le contact direct avec les marchands est absolument passionnant! Hier, la dame des légumes a expliqué, avec moult détails, la façon de cuire un légume (nous croyons que c'est le fruit du cactus)à Michel. Elle y mettait tellement de conviction! Elle lui a même conseillé de le servir avec du poulet et a indiqué les herbes et arômes à ajouter.
Lorsque j'ai acheté mon mortier, la dame m'a répétée les explications de préparation avant usage 3 fois car elle voyait bien que je ne suivais pas parfaitement. Mais elle a pris le temps... C'est probablement ce qui me touche le plus: le temps. Les gens au marché prennent le temps: les vendeurs, les acheteurs, les passants qui ne font que regarder et humer.... J'ai choisi chacune de mes 10 tomates avec soin, sans me presser et, surtout, sans me sentir presser.
La seule section où je n'achète rien est la boucherie. La viande y est sur des étals, dans une section à part, non-climatisée et ouverte sur l'extérieur. Disons qu'avec les mouches et la chaleur, je n'ose pas trop.... Mais encore là, il y a un plaisir: celui de voir qu'ici, contrairement aux boucheries et supermarché du Canada/États-Unis, personne n'essaie de nier la provenance de la viande. Beaucoup de poulets entiers sont vendus vidés mais avec la tête et les pattes. Vous pouvez acheter des têtes (oui, oui, oui, des têtes!!) de cochon. J'ignore ce que vous pouvez faire avec mais bref.... Il y a même un endroit où ils gardent des dindes, les pattes attachées pour ne pas qu'elles se promènent partout, prêtes à être abattues sur demande. Nous sommes très loin de la distance "nord-américaine" entre producteurs et acheteurs!
Aux marchés vous pouvez aussi trouver des lotions "magiques" qui, lorsqu'appliquées sur le corps attirent l'amour, l'argent, la chance et autres. Et les épices! Tout en vrac! Les herbes! J'ai vu des feuilles de laurier fraîches pour la première fois de ma vie! J'étais émue! Il y aussi des vendeurs de sacs à main et sacs à dos. Des endroits pour manger, des vendeurs de bouffe pour animaux, un ou deux pet-shop, des cordonniers, de la vaisselle.... Et, à l'extérieur du vieux marché, vous pouvez aussi trouver des prostitués! Il y en a vraiment pour tous les goûts!
La seule réserve est qu'il n'est pas bon pour une femme seule de se promener dans la quartier à la tomber de la nuit, après 19h00, ou même pour un couple la nuit. Le jour il n'y a cependant aucun problème de sécurité. Seulement que le soir, les vendeurs de drogues, les prostituées et leur clients, tous ce beaux monde sortent dans les rues....
Alors, la semaine prochaine je retournerai m'acheter des fruits et des légumes, me faire donner une recette sur la préparation du "napales", ou tout simplement discuter de tout et de rien avec le charmant monsieur qui vend des bananes....
mercredi 28 juillet 2010
28-07-2010: Trouver un appartement
28-07-2010: Trouver un appartement
Ça y est, il semble que nous avons finalement trouvé un appartement! Après des appels téléphoniques et des courriels, nous avons rendez-vous samedi, à 13h00 pour signer un contrat.
La plus grande difficulté pour louer un appartement ou un logement à Veracruz tient à ceci: les nombreux vides juridiques dans la loi rendent l'éviction d'un mauvais locataire très difficile. Les propriétaires vont souvent demandés une "escritura" et/ou un répondant (un aval ou fiador). Une escritura est un titre de propriété sur un bien immobilier au Mexique que le locataire doit donner en garantie; imaginez donc notre problème! Et pour un répondant, c'était pas plus évident! Nous avons donc négocier et verser plusieurs mois de loyer d'avance; ainsi, ils sont convaincus que nous paierons.
Les appels téléphoniques n'étaient pas plus évidents. Heureusement que les professeurs de l'école sont intervenus pour nous aider! Les gens parlent normalement i.e. beaucoup trop vite pour nous. Nous devons constamment demander de répéter plus lentement et ça finit par être irritant. Je dois dire que les premiers appels, je n'étais pas très sûre de moi. En fait, je ne le suis pas encore au téléphone! En personne, ça va mieux.
Donc, si tout se déroule comme prévu, samedi nous aurons les clefs d'un grand 5 1/2 meublé, dans un quartier "classe moyenne" bien situé. Nous sommes loin de notre rêve d'une maison à faible distance de la plage, dans un petit village mais il faut bien débuté quelques part!
Ça y est, il semble que nous avons finalement trouvé un appartement! Après des appels téléphoniques et des courriels, nous avons rendez-vous samedi, à 13h00 pour signer un contrat.
La plus grande difficulté pour louer un appartement ou un logement à Veracruz tient à ceci: les nombreux vides juridiques dans la loi rendent l'éviction d'un mauvais locataire très difficile. Les propriétaires vont souvent demandés une "escritura" et/ou un répondant (un aval ou fiador). Une escritura est un titre de propriété sur un bien immobilier au Mexique que le locataire doit donner en garantie; imaginez donc notre problème! Et pour un répondant, c'était pas plus évident! Nous avons donc négocier et verser plusieurs mois de loyer d'avance; ainsi, ils sont convaincus que nous paierons.
Les appels téléphoniques n'étaient pas plus évidents. Heureusement que les professeurs de l'école sont intervenus pour nous aider! Les gens parlent normalement i.e. beaucoup trop vite pour nous. Nous devons constamment demander de répéter plus lentement et ça finit par être irritant. Je dois dire que les premiers appels, je n'étais pas très sûre de moi. En fait, je ne le suis pas encore au téléphone! En personne, ça va mieux.
Donc, si tout se déroule comme prévu, samedi nous aurons les clefs d'un grand 5 1/2 meublé, dans un quartier "classe moyenne" bien situé. Nous sommes loin de notre rêve d'une maison à faible distance de la plage, dans un petit village mais il faut bien débuté quelques part!
mercredi 21 juillet 2010
21-07-2010: Estudio espagnol!
21-07-2010: Estudio espagnol!
Nous avons quitté l'hôtel le dimanche 18 juillet comme prévu pour nous rendre à l'école d'immersion. Celle-ci étant à peine 2 km de l'hôtel, le voyage en taxi a duré moins de 10 minutes et coûté $30 pesos.
L'école est située dans une maison coloniale avec tous les charmants stéréotypes de ces maisons: balcons, tuiles partout, fenêtres en arches, grillage dans les ouvertures. Tout y est fonctionnel mais typiquement mexicain: prises de courant et contrôles d'éclairage à des endroits bizarre, eau chaude capricieuse, planchers inégaux. Le charme total!
Être en immersion est difficile, surtout les premiers jours: tous ce vocabulaire! J'ai parfois l'impression que ma tête va éclater! Mais les professeurs sont super gentils et compétents et je sens déjà, après seulement 3 jours, une amélioration frappante! L'horaire se déroule ainsi:
Le petit déjeûner (el desajuno)est servi dans la pièce commune entre 7h00 et 8h00. Déjà à ce moment-là, les professeurs sont présents et nous encouragent à parler en espagnol. Ensuite, classe de grammaire pendant 2 heures avec un professeur pour deux élèves, Michel et moi sommes ensembles, suivi de 2 heures de promenades et visite avec un "guide" par élève. Nous pratiquons tout en apprenant davantage sur la ville et la société mexicaine. Ensuite dîner (la comida)suivi d'un autre 2 heures de court individuel ou nous révisons et pratiquons la matière vue la veille ou le matin. A 15h15 nous sommes libérés mais, dès que nous sommes dans la maison, dans les pièces communes, nous devons parler en espagnol. Intensif, c'est de l'immersion après tout, mais drôlement efficace!
Hier nous avons visité le marché. Wow! Quel marché! Tout y est vendu: des jouets, des vêtements, des fruits, légumes, viande, des valises, des bijoux, des animaux, des plantes, des pots à fleurs, tout absolument tout! Vous pouvez y manger ou faire réparer vos souliers. Il y a même un homme qui vend des lunettes et qui annonce que, sur achat, l'examen de la vue est gratuit! Michel préfère quand même allez voir un vrai docteur en optométrie; il y en a d'excellent à Veracruz.
Un des avantages, et non le moindre, d'avoir des professeurs locaux, est la quantité d'informations supplémentaires que nous pouvons avoir sur la vie ici. Un des prof est étudiant en génie civile et Michel et lui discutent des services internet locaux, de musique et d'informatique en générale (ça permet à Michel de développer son vocabulaire technique). Moi je discute littérature (il y a plusieurs excellentes bibliothèque à Veracruz), court de danse, de cuisine ou autres. Il y a toujours quelqu'un qui peut me recommander une bonne coiffeuse ou une adresse pour avoir des vêtements pas chers. C'est super pratique!
Alors, même si je me couche vidée à tous les soir, je suis convaincu que nous avons fait le bon choix! Et, encore plus agréables, tous mes professeurs, sans exception, ont soulignés mon accent impeccable. Apparemment que, lorsque je maitriserai le vocabulaire et la grammaire, je pourrai facilement passer pour une mexicaine! C'est le genre d'encouragements qui redonnent de l'énergie. Et j'en ai besoin!!!!
A la prochaine! Hasta luego!
Nous avons quitté l'hôtel le dimanche 18 juillet comme prévu pour nous rendre à l'école d'immersion. Celle-ci étant à peine 2 km de l'hôtel, le voyage en taxi a duré moins de 10 minutes et coûté $30 pesos.
L'école est située dans une maison coloniale avec tous les charmants stéréotypes de ces maisons: balcons, tuiles partout, fenêtres en arches, grillage dans les ouvertures. Tout y est fonctionnel mais typiquement mexicain: prises de courant et contrôles d'éclairage à des endroits bizarre, eau chaude capricieuse, planchers inégaux. Le charme total!
Être en immersion est difficile, surtout les premiers jours: tous ce vocabulaire! J'ai parfois l'impression que ma tête va éclater! Mais les professeurs sont super gentils et compétents et je sens déjà, après seulement 3 jours, une amélioration frappante! L'horaire se déroule ainsi:
Le petit déjeûner (el desajuno)est servi dans la pièce commune entre 7h00 et 8h00. Déjà à ce moment-là, les professeurs sont présents et nous encouragent à parler en espagnol. Ensuite, classe de grammaire pendant 2 heures avec un professeur pour deux élèves, Michel et moi sommes ensembles, suivi de 2 heures de promenades et visite avec un "guide" par élève. Nous pratiquons tout en apprenant davantage sur la ville et la société mexicaine. Ensuite dîner (la comida)suivi d'un autre 2 heures de court individuel ou nous révisons et pratiquons la matière vue la veille ou le matin. A 15h15 nous sommes libérés mais, dès que nous sommes dans la maison, dans les pièces communes, nous devons parler en espagnol. Intensif, c'est de l'immersion après tout, mais drôlement efficace!
Hier nous avons visité le marché. Wow! Quel marché! Tout y est vendu: des jouets, des vêtements, des fruits, légumes, viande, des valises, des bijoux, des animaux, des plantes, des pots à fleurs, tout absolument tout! Vous pouvez y manger ou faire réparer vos souliers. Il y a même un homme qui vend des lunettes et qui annonce que, sur achat, l'examen de la vue est gratuit! Michel préfère quand même allez voir un vrai docteur en optométrie; il y en a d'excellent à Veracruz.
Un des avantages, et non le moindre, d'avoir des professeurs locaux, est la quantité d'informations supplémentaires que nous pouvons avoir sur la vie ici. Un des prof est étudiant en génie civile et Michel et lui discutent des services internet locaux, de musique et d'informatique en générale (ça permet à Michel de développer son vocabulaire technique). Moi je discute littérature (il y a plusieurs excellentes bibliothèque à Veracruz), court de danse, de cuisine ou autres. Il y a toujours quelqu'un qui peut me recommander une bonne coiffeuse ou une adresse pour avoir des vêtements pas chers. C'est super pratique!
Alors, même si je me couche vidée à tous les soir, je suis convaincu que nous avons fait le bon choix! Et, encore plus agréables, tous mes professeurs, sans exception, ont soulignés mon accent impeccable. Apparemment que, lorsque je maitriserai le vocabulaire et la grammaire, je pourrai facilement passer pour une mexicaine! C'est le genre d'encouragements qui redonnent de l'énergie. Et j'en ai besoin!!!!
A la prochaine! Hasta luego!
mercredi 14 juillet 2010
14 juillet 2010: Veracruz la belle
14 juillet 2010: Veracruz la belle
J'ai beaucoup hésité: parlé de l'architecture coloniale absolument magnifique? Du climat chaud, chaud, chaud? Du transport en commun chaotique mais efficace effectué avec des autobus dépareillés et vieux? De la musique, partout, constante et cacophonique? Des vendeurs itinérants? Des amuseurs publiques? J'ai choisi de rester générale et de vous communiquez mes premières impressions.
Veracruz est une ville magnifique avec un climat très chaud qui a pour effet que les gens vivent dehors. Il y a donc constamment de l'action sur les rues, en particulier dans la zone historique ou notre hôtel est situé. Comme l'a si bien résumé Michel: c'est comme le vieux Québec le jour de la Saint-Jean mais a tous les jours. Et c'est pire la fin de semaine!! Sur la place principale, il y a des terrasses ou nous pouvons manger et boire et regarder l'action. Nous y sommes constamment sollicité par des vendeurs ambulants mais un déni de la tête, sans parole, suffit pour qu'ils s'éloignent. Il y a aussi des musiciens, partout, de tout les styles et qui, souvent, compétitionnent entre eux. Ça créé une cacophonie incroyable! Ajouter les familles, les enfants qui courent, les gens qui dansent (oui, oui, oui! les gens dansent a travers tous ça!).
Les bâtiments sont absolument magnifiques: l'architecture coloniale a son meilleur. Dommage que le climat soit si dure pour le stuc et la pierre: plusieurs maisons et église montrent des signes évidents de décrépitude. Mais des efforts de rénovation sont présents: la cathédrale (absolument fabuleuse!) a son toit et son dôme en faïence présentement en restauration.
La circulation est bordélique, nous sommes bien heureux d'avoir décidé de ne pas avoir de voiture. Le transport en commun est très efficace et a $7 Pesos par segment (environ $0.60 CAD), très économique. Il y a aussi des taxis, partout, qui offrent leur services pour pas cher. Par exemple, nous sommes allé a la plage de Mocambo, environ 10 kms au sud de notre hôtel: la course nous a coûté $60 Pesos pour l'allée et $50 Pesos pour le retour (environ $5.50 et $4.50 CAD). A ce prix la, je ne vois pas le besoin d'investir dans un véhicule...
Il nous reste encore beaucoup a découvrir: la plongée (un petit épisode de "tourista" m'a obligé a retardé l'activité!), les musées et les alentours (il y a, au sud et au nord de Veracruz, des villages avec des plages presque désertes accessible par autobus). Mais, a date, je dois dire que Veracruz nous plait, énormément!
Une anecdote: hier, dans l'autobus, un monsieur âgée commence a me parler. Avec mon anglais, mon espagnol embryonnaire, nous réussissons a discuter. Tous les gens des bancs proche de nous écoutaient notre conversation avec intérêt (Michel et moi sommes une source de curiosité constante pour les locaux - surtout lorsqu'ils apprennent que nous sommes canadiens!). Lorsque le monsieur s'informe de l'endroit ou nous nous rendons, il exprime son doute que l'autobus s'y rende. Immédiatement, 4 personnes interviennent pour le corriger et nous rassurer! Le tout fait sur un ton bon enfant, avec gentillesse et humour! Une des dames a même lancé une phrase qui voulait plus ou moins dire " ne mélanger pas les touristes"! Ce qui a fait rigoler l'autobus. Bref, nous sentons de la curiosité, de l'intérêt et lorsque nous posons des questions, les gens nous répondent avec bonne humeur! J'adore les mexicains!
Viva Veracruz!
P.S.: si vous voulez voir de belles images de la ville, allez sur "you tube" et regarder le vidéo de la pièce "Veracruz", écrite par Agustin Lara, chantée par Placido Domingo - la musique est magnifique et le diaporama qui accompagne la chanson donne une bonne idée de la beauté de Veracruz.
J'ai beaucoup hésité: parlé de l'architecture coloniale absolument magnifique? Du climat chaud, chaud, chaud? Du transport en commun chaotique mais efficace effectué avec des autobus dépareillés et vieux? De la musique, partout, constante et cacophonique? Des vendeurs itinérants? Des amuseurs publiques? J'ai choisi de rester générale et de vous communiquez mes premières impressions.
Veracruz est une ville magnifique avec un climat très chaud qui a pour effet que les gens vivent dehors. Il y a donc constamment de l'action sur les rues, en particulier dans la zone historique ou notre hôtel est situé. Comme l'a si bien résumé Michel: c'est comme le vieux Québec le jour de la Saint-Jean mais a tous les jours. Et c'est pire la fin de semaine!! Sur la place principale, il y a des terrasses ou nous pouvons manger et boire et regarder l'action. Nous y sommes constamment sollicité par des vendeurs ambulants mais un déni de la tête, sans parole, suffit pour qu'ils s'éloignent. Il y a aussi des musiciens, partout, de tout les styles et qui, souvent, compétitionnent entre eux. Ça créé une cacophonie incroyable! Ajouter les familles, les enfants qui courent, les gens qui dansent (oui, oui, oui! les gens dansent a travers tous ça!).
Les bâtiments sont absolument magnifiques: l'architecture coloniale a son meilleur. Dommage que le climat soit si dure pour le stuc et la pierre: plusieurs maisons et église montrent des signes évidents de décrépitude. Mais des efforts de rénovation sont présents: la cathédrale (absolument fabuleuse!) a son toit et son dôme en faïence présentement en restauration.
La circulation est bordélique, nous sommes bien heureux d'avoir décidé de ne pas avoir de voiture. Le transport en commun est très efficace et a $7 Pesos par segment (environ $0.60 CAD), très économique. Il y a aussi des taxis, partout, qui offrent leur services pour pas cher. Par exemple, nous sommes allé a la plage de Mocambo, environ 10 kms au sud de notre hôtel: la course nous a coûté $60 Pesos pour l'allée et $50 Pesos pour le retour (environ $5.50 et $4.50 CAD). A ce prix la, je ne vois pas le besoin d'investir dans un véhicule...
Il nous reste encore beaucoup a découvrir: la plongée (un petit épisode de "tourista" m'a obligé a retardé l'activité!), les musées et les alentours (il y a, au sud et au nord de Veracruz, des villages avec des plages presque désertes accessible par autobus). Mais, a date, je dois dire que Veracruz nous plait, énormément!
Une anecdote: hier, dans l'autobus, un monsieur âgée commence a me parler. Avec mon anglais, mon espagnol embryonnaire, nous réussissons a discuter. Tous les gens des bancs proche de nous écoutaient notre conversation avec intérêt (Michel et moi sommes une source de curiosité constante pour les locaux - surtout lorsqu'ils apprennent que nous sommes canadiens!). Lorsque le monsieur s'informe de l'endroit ou nous nous rendons, il exprime son doute que l'autobus s'y rende. Immédiatement, 4 personnes interviennent pour le corriger et nous rassurer! Le tout fait sur un ton bon enfant, avec gentillesse et humour! Une des dames a même lancé une phrase qui voulait plus ou moins dire " ne mélanger pas les touristes"! Ce qui a fait rigoler l'autobus. Bref, nous sentons de la curiosité, de l'intérêt et lorsque nous posons des questions, les gens nous répondent avec bonne humeur! J'adore les mexicains!
Viva Veracruz!
P.S.: si vous voulez voir de belles images de la ville, allez sur "you tube" et regarder le vidéo de la pièce "Veracruz", écrite par Agustin Lara, chantée par Placido Domingo - la musique est magnifique et le diaporama qui accompagne la chanson donne une bonne idée de la beauté de Veracruz.
jeudi 8 juillet 2010
8 juillet 2010: Les gringos ont atteris!
8 juillet 2010: Les gringos ont atterris!
Alors après toute les attentes, les planifications, les gringos sont à Veracruz! Nous sommes arrivés à notre hotel hier soir, vers 19h15. Nous irons à la découverte ce matin, je vous reviendrai sur la ville de Veracruz.
Le voyage était long mais tout c'est déroulé sans anicroches malgré le transfert à Mexico City. AHHHHH! L'aéroport de Mexico! 40 millions de visiteurs par année, la plaque tournante du transport aérien domestique et un lieu de transfert pour plusieurs destinations d'Amérique latine. Si vous prévoyez transiter par cet aéroport, prévoyez du temps, beaucoup de temps. Parce qu'il est labyrinthique, pas très bien indiqué et surtout confondant.
Que je vous explique: Nous arrivons à 12h52 heure locale. Nous sortons et malgré avoir reçu notre carte d'embarquement pour Veracruz à Québec, ignorons toujours à quelle porte nous devons nous diriger. Nous regardons les tableaux indicateurs mais les vols affichés sont pour les départs dans la prochaine heure. Rien pour les départs subséquents! Anyway, direction l'immigration. En chemin, un très charmant employé avec un cart de golf nous ramasse et nous amène rapido à l'entrée de la zone d'immigration. Heureusement que nous n'avons pas eu à marché, ça devait être à plus d'un kilomètre de détour, passages et autre. J'en ai perdu mon légendaire sens de l'orientation! Après l'immigration (super rapide comme processus - pas plus de 15 minutes en tout, attente incluse), direction bagages! Mais, devons-nous ramasser nos bagages? Et non! Arrivée à la zone, nous remarquons que nous devons bifurquer vers les transferts domestiques sans passé par celle-ci. Encore là, un employé souriant nous donne les indications et confirme que "la compagnie aérienne va faire suivre les bagages à Veracruz." (je dois avouer avoir eu une petite attaque d'angoisse - complètement non fondée d'ailleurs, nos bagages ayant suivis). Alors, autres promenades de santé, de virage à 180, de détours etc... Pour arriver à une zone de contrôle de notre carte d'embarquement. Juste pour vous rappeler qu'à ce moment, nous n'avons toujours pas notre numéro de porte.... Le gars nous dit de nous diriger vers la porte 19; nous nous y rendons avec enthousiasme pour nous faire dire que ce n'est pas celle-ci mais la porte "B" qui nous intéresse! Mais il n'y a aucunes indications pour la porte "B"! Où est la porte "B"?
*** Bruit de micro: la porte "B" est demandée à l'information, Porte "B"! ***
Après avoir interroger encore un autre employé, il nous dit que c'est "par là-bas". Nous devons passer un mini-contrôle de sécurité et voyons des indications que "les vols domestiques sont par là" et, soulagement, la direction est la même que celle donnée par l'employé! Courage nous arrivons! Finalement, après avoir arrêté à deux bureaux de Mexicana Airlines, notre transporteur pour ce segment, nous avons compris le système:
Dans le terminal 1 il y a deux zones d'attentes: la salle A pour les vols internationaux et la salle B pour les domestiques car, et c'est la que ça s'explique, il y a un volume énorme de vols à l'aéroport. Et quand je dis énorme, je n'exagère pas! Juste en 30 minutes, plus de 15 vols domestiques! Pour 20 portes d'embarquements! Alors, ce qu'ils font est qu'environ 1 heure, 1 1/2 heure avant le départ, ils affichent la porte pour votre vol et que vous pouvez vous rendre, à ce moment là dans la salle d'attente de la porte. Jusque là, vous êtes dans la salle B, qui offre tout les attraits habituels d'un aéroport: resto, boutique, musique, salle de bain. Dans la salle B il y a aussi un comptoir des compagnies aériennes avec un tableau de leurs vols. Quand les portes sont attribuées, elles y sont affichées.
** Note pour éviter les autres mini-crise d'angoisse: tous les vols pour une destination ont les mêmes numéro, seul l'heure de départ change! Donc, tous les vols de "Mexicana" pour Veracruz sont "7627" !! ****
Finalement, vers 15h45, notre vol a été affiché pour la porte 20. Nous avons décollé à l'heure et tout s'est très bien déroulé. La morale de l'histoire?
1) Tous les employés croisé lors de ce transfert, absolument tous sans exception, étaient charmants, souriants, accueillants et parlaient anglais! Le seul qui ne parlait pas anglais était l'agent d'immigration mais son sourire était contagieux!
2) La bière était froide et à 3 pour 50 pesos (environ 4.50)ça aidait à passer le temps!
3) Les restos sont variés, les menus simples et à très bon prix.
4) L'aéroport est vieux mais propre et climatisé et il y a du papier de toilette, bref, tout est parfait!
Alors si vous devez transiter par Mexico "Benito-Juarez", n'hésitez pas! Vous pourrez boire une bière froide, manger un sandwich avec des Jalapenos et surtout, vous frotter aux Mexicains! Et pour eux, ça valait le voyage!
Alors après toute les attentes, les planifications, les gringos sont à Veracruz! Nous sommes arrivés à notre hotel hier soir, vers 19h15. Nous irons à la découverte ce matin, je vous reviendrai sur la ville de Veracruz.
Le voyage était long mais tout c'est déroulé sans anicroches malgré le transfert à Mexico City. AHHHHH! L'aéroport de Mexico! 40 millions de visiteurs par année, la plaque tournante du transport aérien domestique et un lieu de transfert pour plusieurs destinations d'Amérique latine. Si vous prévoyez transiter par cet aéroport, prévoyez du temps, beaucoup de temps. Parce qu'il est labyrinthique, pas très bien indiqué et surtout confondant.
Que je vous explique: Nous arrivons à 12h52 heure locale. Nous sortons et malgré avoir reçu notre carte d'embarquement pour Veracruz à Québec, ignorons toujours à quelle porte nous devons nous diriger. Nous regardons les tableaux indicateurs mais les vols affichés sont pour les départs dans la prochaine heure. Rien pour les départs subséquents! Anyway, direction l'immigration. En chemin, un très charmant employé avec un cart de golf nous ramasse et nous amène rapido à l'entrée de la zone d'immigration. Heureusement que nous n'avons pas eu à marché, ça devait être à plus d'un kilomètre de détour, passages et autre. J'en ai perdu mon légendaire sens de l'orientation! Après l'immigration (super rapide comme processus - pas plus de 15 minutes en tout, attente incluse), direction bagages! Mais, devons-nous ramasser nos bagages? Et non! Arrivée à la zone, nous remarquons que nous devons bifurquer vers les transferts domestiques sans passé par celle-ci. Encore là, un employé souriant nous donne les indications et confirme que "la compagnie aérienne va faire suivre les bagages à Veracruz." (je dois avouer avoir eu une petite attaque d'angoisse - complètement non fondée d'ailleurs, nos bagages ayant suivis). Alors, autres promenades de santé, de virage à 180, de détours etc... Pour arriver à une zone de contrôle de notre carte d'embarquement. Juste pour vous rappeler qu'à ce moment, nous n'avons toujours pas notre numéro de porte.... Le gars nous dit de nous diriger vers la porte 19; nous nous y rendons avec enthousiasme pour nous faire dire que ce n'est pas celle-ci mais la porte "B" qui nous intéresse! Mais il n'y a aucunes indications pour la porte "B"! Où est la porte "B"?
*** Bruit de micro: la porte "B" est demandée à l'information, Porte "B"! ***
Après avoir interroger encore un autre employé, il nous dit que c'est "par là-bas". Nous devons passer un mini-contrôle de sécurité et voyons des indications que "les vols domestiques sont par là" et, soulagement, la direction est la même que celle donnée par l'employé! Courage nous arrivons! Finalement, après avoir arrêté à deux bureaux de Mexicana Airlines, notre transporteur pour ce segment, nous avons compris le système:
Dans le terminal 1 il y a deux zones d'attentes: la salle A pour les vols internationaux et la salle B pour les domestiques car, et c'est la que ça s'explique, il y a un volume énorme de vols à l'aéroport. Et quand je dis énorme, je n'exagère pas! Juste en 30 minutes, plus de 15 vols domestiques! Pour 20 portes d'embarquements! Alors, ce qu'ils font est qu'environ 1 heure, 1 1/2 heure avant le départ, ils affichent la porte pour votre vol et que vous pouvez vous rendre, à ce moment là dans la salle d'attente de la porte. Jusque là, vous êtes dans la salle B, qui offre tout les attraits habituels d'un aéroport: resto, boutique, musique, salle de bain. Dans la salle B il y a aussi un comptoir des compagnies aériennes avec un tableau de leurs vols. Quand les portes sont attribuées, elles y sont affichées.
** Note pour éviter les autres mini-crise d'angoisse: tous les vols pour une destination ont les mêmes numéro, seul l'heure de départ change! Donc, tous les vols de "Mexicana" pour Veracruz sont "7627" !! ****
Finalement, vers 15h45, notre vol a été affiché pour la porte 20. Nous avons décollé à l'heure et tout s'est très bien déroulé. La morale de l'histoire?
1) Tous les employés croisé lors de ce transfert, absolument tous sans exception, étaient charmants, souriants, accueillants et parlaient anglais! Le seul qui ne parlait pas anglais était l'agent d'immigration mais son sourire était contagieux!
2) La bière était froide et à 3 pour 50 pesos (environ 4.50)ça aidait à passer le temps!
3) Les restos sont variés, les menus simples et à très bon prix.
4) L'aéroport est vieux mais propre et climatisé et il y a du papier de toilette, bref, tout est parfait!
Alors si vous devez transiter par Mexico "Benito-Juarez", n'hésitez pas! Vous pourrez boire une bière froide, manger un sandwich avec des Jalapenos et surtout, vous frotter aux Mexicains! Et pour eux, ça valait le voyage!
mardi 29 juin 2010
29 juin 2010: Retour du fils du dernier droit
29 juin 2010: Dernier droit - la 2iem partie ou Le retour du fils du dernier droit partie 1
Dans 1 semaine nous quitterons notre maison de transition et ferons les derniers adieux avant de prendre l'avion. Nous avons vendu une de nos voitures à notre fils, le transfert se fait cet après-midi, et nous avons un acheteur pour celle qui nous reste. Bref, nous n'avons plus de bien, à part nos vêtements, mais des liquidités en masses! Michel pourra enfin respirer; le dossier des voitures le stressait pas mal. Comme je l'ai déjà mentionné, nous ne paniquons pas pour les même choses: moi c'était la vente de la maison et le déménagement, lui c'était les voitures et l'emploi là-bas. Maintenant que son poste d'enseignant à distance est confirmé avec le Cégep (il va donner des cours de "main-frame" par internet)et que les voitures sont à toutes fins pratiques vendues, il va pouvoir me joindre dans mon attitude zen.
Nous avons aussi terminé les papiers relatifs à nos nouveaux comptes de banque et placement, le personnel de HSBC-Québec a été super gentil et collaborateur! Ce sont vraiment des pros dans leur domaine et ils nous ont très bien conseillés. Mon fils aîné, Gabriel, qui me lit religieusement (salut mon ti-chou!) me disait qu'il apparaît rapidement que je suis une maniaque du détail et de la planification. Il a raison et je m'assume complètement! Mais laissez-moi juste vous dire une chose: avec la quantité impressionnante de détails à régler lorsqu'on fait un "move" comme celui-ci ne pas prendre le temps de planifier, c'est risquer gros. Alors à moins d'avoir de gros moyens financiers ou des besoins limités, vaut mieux prévoir!
Donc nous sommes maintenant dans l'attente et le détachement. Basé sur l'attitude de nos parents, de nos fils, je dirais cependant que le stress a changé d'endroit: eux voient la fin arrivée, nous nous voyons le début de notre aventure, enfin ...
Dans 1 semaine nous quitterons notre maison de transition et ferons les derniers adieux avant de prendre l'avion. Nous avons vendu une de nos voitures à notre fils, le transfert se fait cet après-midi, et nous avons un acheteur pour celle qui nous reste. Bref, nous n'avons plus de bien, à part nos vêtements, mais des liquidités en masses! Michel pourra enfin respirer; le dossier des voitures le stressait pas mal. Comme je l'ai déjà mentionné, nous ne paniquons pas pour les même choses: moi c'était la vente de la maison et le déménagement, lui c'était les voitures et l'emploi là-bas. Maintenant que son poste d'enseignant à distance est confirmé avec le Cégep (il va donner des cours de "main-frame" par internet)et que les voitures sont à toutes fins pratiques vendues, il va pouvoir me joindre dans mon attitude zen.
Nous avons aussi terminé les papiers relatifs à nos nouveaux comptes de banque et placement, le personnel de HSBC-Québec a été super gentil et collaborateur! Ce sont vraiment des pros dans leur domaine et ils nous ont très bien conseillés. Mon fils aîné, Gabriel, qui me lit religieusement (salut mon ti-chou!) me disait qu'il apparaît rapidement que je suis une maniaque du détail et de la planification. Il a raison et je m'assume complètement! Mais laissez-moi juste vous dire une chose: avec la quantité impressionnante de détails à régler lorsqu'on fait un "move" comme celui-ci ne pas prendre le temps de planifier, c'est risquer gros. Alors à moins d'avoir de gros moyens financiers ou des besoins limités, vaut mieux prévoir!
Donc nous sommes maintenant dans l'attente et le détachement. Basé sur l'attitude de nos parents, de nos fils, je dirais cependant que le stress a changé d'endroit: eux voient la fin arrivée, nous nous voyons le début de notre aventure, enfin ...
lundi 21 juin 2010
Planification financière
Le 20 juin 2010: Planification financière
Étant aventureux, mais pas téméraires, nous avons mis beaucoup d’énergie dans la planification financière de notre projet. Plusieurs, surtout les jeunes qui sortent de l’école, vont partir à l’aventure avec presque rien; ce n’est vraiment pas pour nous!
Avant de cibler le capital requis, il faut faire un budget. Heureusement, internet donne accès à des sites de discussions et d’immobilier qui permettent de se faire une idée du coût de la vie sur place. Lors de nos voyages, nous nous sommes aussi rendus dans les magasins et avons consulté les journaux locaux pour obtenir une information de première main. Ensuite, l’identification des aspirations et des besoins. Type de logement, activités prévues, achat ou non d’une auto etc. Michel et moi pratiquons la plongée et l’un de nos objectifs est de pouvoir pratiquer cette passion de façon régulière. Il nous a donc fallu considérer le coût des plongées dans notre budget. Nous ne prévoyons pas avoir d’auto ou, du moins, pas dès le début et planifions de louer un meubler pour la première année (Nous ne voulons pas être attachés à un endroit sans l’avoir essayé avant ; une zone peut être tentante sur papier et se révéler décevante sur place!). Il faut aussi être réaliste au niveau de l’emploi : dans plusieurs pays du sud, les emplois liés au tourisme sont réservés aux « locaux », ce qui fait du sens. Encore là, internet se révèle une source précieuse d’information sur les conditions d’obtention d’un permis de travail et sur le type d’emploi qui peuvent être occupés et les salaires gagnés. Après analyse, nous nous sommes donc entendus sur un montant « minimum » de capital que ça nous prenait pour se sentir en sécurité et avons mis les efforts nécessaires pour l’atteindre tout en continuant de mettre à jour les informations que nous avions récoltées.
Ensuite c’est la logistique de la gestion qui doit être fait : type de compte de banque, choix de l’institution, méthode de paiements privilégiés dans le pays d’accueil etc. Saviez-vous qu’au Mexique, les dépôts directs, paiement par internet, par carte de crédit et même par chèques sont presqu’inexistants? Tout se fait « comptant » : les propriétaires se présentent, au début de chaque mois, pour collecter le loyer en argent comptant. Sur réception, ils émettent un reçu. Même les comptes de services publics, téléphone, électricité et autres, qui sont payés dans les comptoirs autorisé, fonctionnent ainsi. Il est donc essentiel d’avoir un compte accessible en succursale à peu de frais; les guichets automatiques existent mais le maximum par jour autorisé est de $3000 pesos, environs $275 CAD. Il faut donc faire 2 ou 3 visitent pour payer son loyer, avec les frais qui y sont liés. Nous avons donc choisi d’ouvrir un compte avec une institution qui a des succursales partout sur la planète. Nous pourrons aller faire des retraits, dans une succursale au Mexique, sans frais supplémentaires. Lorsque nous serons bien installés, nous ouvrirons un compte dans une succursale locale; ce sera alors encore plus simple de faire la gestion et pourrons construire notre dossier de crédit mexicain. Après tout, si tout fonctionne comme prévu, nous serons là-bas pour un bout! Et comme nous prévoyons investir dans un commerce, nous sommes mieux de développer une bonne relation avec une banque sur place.
Bref, après avoir accumulé notre « fonds de relocalisation » et choisi les outils que nous utiliserons pour le gérer et y avoir accès, il ne nous reste plus qu’à nous rendre sur place et trouver les opportunités de placement...
Étant aventureux, mais pas téméraires, nous avons mis beaucoup d’énergie dans la planification financière de notre projet. Plusieurs, surtout les jeunes qui sortent de l’école, vont partir à l’aventure avec presque rien; ce n’est vraiment pas pour nous!
Avant de cibler le capital requis, il faut faire un budget. Heureusement, internet donne accès à des sites de discussions et d’immobilier qui permettent de se faire une idée du coût de la vie sur place. Lors de nos voyages, nous nous sommes aussi rendus dans les magasins et avons consulté les journaux locaux pour obtenir une information de première main. Ensuite, l’identification des aspirations et des besoins. Type de logement, activités prévues, achat ou non d’une auto etc. Michel et moi pratiquons la plongée et l’un de nos objectifs est de pouvoir pratiquer cette passion de façon régulière. Il nous a donc fallu considérer le coût des plongées dans notre budget. Nous ne prévoyons pas avoir d’auto ou, du moins, pas dès le début et planifions de louer un meubler pour la première année (Nous ne voulons pas être attachés à un endroit sans l’avoir essayé avant ; une zone peut être tentante sur papier et se révéler décevante sur place!). Il faut aussi être réaliste au niveau de l’emploi : dans plusieurs pays du sud, les emplois liés au tourisme sont réservés aux « locaux », ce qui fait du sens. Encore là, internet se révèle une source précieuse d’information sur les conditions d’obtention d’un permis de travail et sur le type d’emploi qui peuvent être occupés et les salaires gagnés. Après analyse, nous nous sommes donc entendus sur un montant « minimum » de capital que ça nous prenait pour se sentir en sécurité et avons mis les efforts nécessaires pour l’atteindre tout en continuant de mettre à jour les informations que nous avions récoltées.
Ensuite c’est la logistique de la gestion qui doit être fait : type de compte de banque, choix de l’institution, méthode de paiements privilégiés dans le pays d’accueil etc. Saviez-vous qu’au Mexique, les dépôts directs, paiement par internet, par carte de crédit et même par chèques sont presqu’inexistants? Tout se fait « comptant » : les propriétaires se présentent, au début de chaque mois, pour collecter le loyer en argent comptant. Sur réception, ils émettent un reçu. Même les comptes de services publics, téléphone, électricité et autres, qui sont payés dans les comptoirs autorisé, fonctionnent ainsi. Il est donc essentiel d’avoir un compte accessible en succursale à peu de frais; les guichets automatiques existent mais le maximum par jour autorisé est de $3000 pesos, environs $275 CAD. Il faut donc faire 2 ou 3 visitent pour payer son loyer, avec les frais qui y sont liés. Nous avons donc choisi d’ouvrir un compte avec une institution qui a des succursales partout sur la planète. Nous pourrons aller faire des retraits, dans une succursale au Mexique, sans frais supplémentaires. Lorsque nous serons bien installés, nous ouvrirons un compte dans une succursale locale; ce sera alors encore plus simple de faire la gestion et pourrons construire notre dossier de crédit mexicain. Après tout, si tout fonctionne comme prévu, nous serons là-bas pour un bout! Et comme nous prévoyons investir dans un commerce, nous sommes mieux de développer une bonne relation avec une banque sur place.
Bref, après avoir accumulé notre « fonds de relocalisation » et choisi les outils que nous utiliserons pour le gérer et y avoir accès, il ne nous reste plus qu’à nous rendre sur place et trouver les opportunités de placement...
lundi 14 juin 2010
Maison de transition
14-06-2010: En maison de transition
Le déménagement s'est super bien déroulé, merci Seigneur! Rien de brisé, personne de blessé, camion rendu en bon état bref, le bonheur! Hier nous nous sommes réveillés dans notre "maison de transition" à St-Pierre de Broughton. C'est très calme comme endroit, nous y serons très bien pour les semaines qui restent.
Même décidés et prêts, quitter une maison où nous avons été heureux pendant 9 ans fait bizarre. Adieu à une façon de vivre aussi: nos fils, même officiellement partis, revenaient pour les vacances et les weekends. A St-Pierre ils viendront nous voir mais nous savons tous que ce n'est que temporaire; sous peu, nous nous verrons 2 ou 3 fois par année.... Ce sont des hommes et ils n'ont plus autant besoin de nous mais moi je sais que j'aurai toujours besoin d'eux. Je m'accroche à l'idée qu'aujourd'hui avec Skype et internet nous pourrons garder un contact vivant. Malgré tout je m'attends à des émotions à fleur de peau dans les prochaines semaines.
Tous les départs incluent de fermer des portes pour en ouvrir d'autres. C'est pourquoi il faut vivre le présent si intensément: afin d'emmagasiner les images ainsi, lorsque la porte se ferme, les souvenirs soient bien ancrés pour utilisation future.... Alors malgré la distance, mes "bébés" seront avec moi: mes dégustations de Sangria avec Gabriel sur la terrasse l'été, le super-party de 17 ans de Julien avec orchestre (!!) dans le sous-sol de la maison. Les premières blondes, les leçons de cuisine (ou je me prenais pour Maman Dion) et, toujours, les souper en famille.
Il ne restera plus qu'à les recevoir dans notre future maison au Mexique pour que je puisse refaire le plein d'images, de souvenirs, d'amour...
Le déménagement s'est super bien déroulé, merci Seigneur! Rien de brisé, personne de blessé, camion rendu en bon état bref, le bonheur! Hier nous nous sommes réveillés dans notre "maison de transition" à St-Pierre de Broughton. C'est très calme comme endroit, nous y serons très bien pour les semaines qui restent.
Même décidés et prêts, quitter une maison où nous avons été heureux pendant 9 ans fait bizarre. Adieu à une façon de vivre aussi: nos fils, même officiellement partis, revenaient pour les vacances et les weekends. A St-Pierre ils viendront nous voir mais nous savons tous que ce n'est que temporaire; sous peu, nous nous verrons 2 ou 3 fois par année.... Ce sont des hommes et ils n'ont plus autant besoin de nous mais moi je sais que j'aurai toujours besoin d'eux. Je m'accroche à l'idée qu'aujourd'hui avec Skype et internet nous pourrons garder un contact vivant. Malgré tout je m'attends à des émotions à fleur de peau dans les prochaines semaines.
Tous les départs incluent de fermer des portes pour en ouvrir d'autres. C'est pourquoi il faut vivre le présent si intensément: afin d'emmagasiner les images ainsi, lorsque la porte se ferme, les souvenirs soient bien ancrés pour utilisation future.... Alors malgré la distance, mes "bébés" seront avec moi: mes dégustations de Sangria avec Gabriel sur la terrasse l'été, le super-party de 17 ans de Julien avec orchestre (!!) dans le sous-sol de la maison. Les premières blondes, les leçons de cuisine (ou je me prenais pour Maman Dion) et, toujours, les souper en famille.
Il ne restera plus qu'à les recevoir dans notre future maison au Mexique pour que je puisse refaire le plein d'images, de souvenirs, d'amour...
samedi 12 juin 2010
Adieu Beauceville!
12 juin 2010: Adieu Beauceville, St-Pierre de Broughton nous voilà!
La journée du grand déménagement est arrivée! Il est encore tôt, nos fils dorment encore, mais déjà Michel et moi sont levés et prêt. Le camion est dans la cour, les meubles démontés, les boites faites. Hier nous sommes allé porter nos vêtements, le contenu du garde-manger et 2 ou 3 autres cossins à la maison que nous avons loué à St-Pierre de Broughton. Nous en avons fait le tour; tout semble tiguidou! En tout cas, ce sera très bien pour les 3.5 semaines qui nous restent au Québec!
J'ai hâte que le déménagement soit terminé; après je pourrai me concentrer sur ce qu'il reste à faire pour que notre "grand départ" se déroule bien. Avis à ceux qui ne l'auraient pas encore devinés: je suis une grand planificatrice devant l'éternel. Mon mari m'appelle "madame efficacité". J'avoue un petit côté "organisation pathologique" mais je m'assume et, surtout, me contrôle!
Une chose que je n'avais pas prévu est que nous aurions toujours notre accès internet en date du samedi. Le téléphone a été coupé hier ainsi que nos courriels liés au service de téléphonie mais internet haute vitesse marche encore! Merci Sogetel! Vraiment, je n'ai que des bons mots pour eux, en 9 ans, ils nous ont toujours bien servi. Pas comme d'autres avec qui j'ai déjà fait affaires et qui croient leur clientèle suffisamment stupide pour accepter que si le système automatisé qui leur répond a un nom, Émilie-pour-ne-pas-la-nommer, automatiquement c'est du service à la clientèle. Grrrh! Je ne vous raconterai pas mes expériences horribles avec eux!
Enfin, grâce à Sogetel je peux prendre 5 minutes pour mettre à jour mon blog ce matin. C'est tant mieux parce qu'à notre adresse temporaire, nous n'aurons pas d'accès internet. Nous devrons nous rendre au Cégep de Thetford Mines pour nous connecter. Inutile de spécifier que ce ne sera pas à tous les jours.....
La journée du grand déménagement est arrivée! Il est encore tôt, nos fils dorment encore, mais déjà Michel et moi sont levés et prêt. Le camion est dans la cour, les meubles démontés, les boites faites. Hier nous sommes allé porter nos vêtements, le contenu du garde-manger et 2 ou 3 autres cossins à la maison que nous avons loué à St-Pierre de Broughton. Nous en avons fait le tour; tout semble tiguidou! En tout cas, ce sera très bien pour les 3.5 semaines qui nous restent au Québec!
J'ai hâte que le déménagement soit terminé; après je pourrai me concentrer sur ce qu'il reste à faire pour que notre "grand départ" se déroule bien. Avis à ceux qui ne l'auraient pas encore devinés: je suis une grand planificatrice devant l'éternel. Mon mari m'appelle "madame efficacité". J'avoue un petit côté "organisation pathologique" mais je m'assume et, surtout, me contrôle!
Une chose que je n'avais pas prévu est que nous aurions toujours notre accès internet en date du samedi. Le téléphone a été coupé hier ainsi que nos courriels liés au service de téléphonie mais internet haute vitesse marche encore! Merci Sogetel! Vraiment, je n'ai que des bons mots pour eux, en 9 ans, ils nous ont toujours bien servi. Pas comme d'autres avec qui j'ai déjà fait affaires et qui croient leur clientèle suffisamment stupide pour accepter que si le système automatisé qui leur répond a un nom, Émilie-pour-ne-pas-la-nommer, automatiquement c'est du service à la clientèle. Grrrh! Je ne vous raconterai pas mes expériences horribles avec eux!
Enfin, grâce à Sogetel je peux prendre 5 minutes pour mettre à jour mon blog ce matin. C'est tant mieux parce qu'à notre adresse temporaire, nous n'aurons pas d'accès internet. Nous devrons nous rendre au Cégep de Thetford Mines pour nous connecter. Inutile de spécifier que ce ne sera pas à tous les jours.....
samedi 5 juin 2010
Dernier droit - partie 1
05 juin 2010: Dernier droit - partie 1
Aujourd'hui nous entamons le "premier" dernier droit, celui qui conduit au départ de la maison. Dans exactement 1 semaine, le camion sera ici et nous quitterons alors notre foyer des 9 dernières années. Ça a été une bonne maison; les gens qui l'ont achetés y seront bien.
Nous avons décidé, presque au début de notre projet que, lorsque nous partirions, nous nous débarrasserions de nos meubles et autres plutôt que garder en entreposage. Alors nous équipons nos fils et/ou vendons et donnons à des tiers tous nos meubles et appareils électriques non-inclus dans la vente de la maison. Heureusement, ni Michel ni moi ne sommes attachés aux objets! A part les albums photos et quelques autres petits objets, tout est sortie! Je me dit que, au pire, si nous décidons de revenir, nous aurons à nous équiper en neuf; méchant problème!
La portion la plus difficile du weekend sera de convaincre notre fils cadet de faire le tri de ses affaires... Ça tire un peu de son côté; il adore la maison et le quartier et aimait bien venir ici lorsqu'en congé, alors je m'attends à un peu de "résistance passive" de sa part.
Nous devons accepter que pour nos fils aussi c'est tout un changement! Et pour nos parents, nos amis... Certains comprennent, d'autres pas du tout mais comme j'ai déjà dit à quelqu'un: vous n'avez pas à comprendre, juste à accepter et faire avec.
Aujourd'hui nous entamons le "premier" dernier droit, celui qui conduit au départ de la maison. Dans exactement 1 semaine, le camion sera ici et nous quitterons alors notre foyer des 9 dernières années. Ça a été une bonne maison; les gens qui l'ont achetés y seront bien.
Nous avons décidé, presque au début de notre projet que, lorsque nous partirions, nous nous débarrasserions de nos meubles et autres plutôt que garder en entreposage. Alors nous équipons nos fils et/ou vendons et donnons à des tiers tous nos meubles et appareils électriques non-inclus dans la vente de la maison. Heureusement, ni Michel ni moi ne sommes attachés aux objets! A part les albums photos et quelques autres petits objets, tout est sortie! Je me dit que, au pire, si nous décidons de revenir, nous aurons à nous équiper en neuf; méchant problème!
La portion la plus difficile du weekend sera de convaincre notre fils cadet de faire le tri de ses affaires... Ça tire un peu de son côté; il adore la maison et le quartier et aimait bien venir ici lorsqu'en congé, alors je m'attends à un peu de "résistance passive" de sa part.
Nous devons accepter que pour nos fils aussi c'est tout un changement! Et pour nos parents, nos amis... Certains comprennent, d'autres pas du tout mais comme j'ai déjà dit à quelqu'un: vous n'avez pas à comprendre, juste à accepter et faire avec.
mardi 1 juin 2010
F.U.D. Attack!
01 juin 2010: F.U.D. Attack!!
Depuis quelques jours, nous avons une attaque de F.U.D.! (fear, uncertainty and doubt). Normalement, lorsque nos angoisses remontent, elles ne le fonds pas en même temps ce qui nous permet de nous rassurer mutuellement. Mais là, probablement dû au déménagement qui arrive à grand pas, nous avons été atteint en même temps! Ouch!
Samedi, au souper, Gabriel a lancé un "ça va me manquer ces soupers là". (Nous avons une tradition qui remonte au début de notre famille - le samedi soir c'est le petit souper spécial, en famille, avec une bonne bouteille de vin. Depuis que les gars sont adultes c'est plus deux bouteilles mais ça, c'est une autre histoire!). Bref, il a verbalisé une émotion que je contrôlais de moins en moins: l'adieu à une façon de vivre....
Ma dernière entrée parlait du détachement matériel mais le plus dur à gérer est le détachement émotionnel. Nous sommes certains du choix que nous avons pris, nous savons sans équivoque que nous devons allé au bout du rêve mais..... Il faudra réinventer notre routine de vie, affronter l'inconnu social et professionnel et gérer l'éloignement des membres de notre famille. Comment serons-nous accueillis? Pourrons-nous nous intégrer? Car si nous contrôlons qui nous sommes, nous ne pouvons contrôler les autres; il nous faut partir avec l'esprit et le cœur ouverts, prêts à vivre dans un nouveau pays sans juger tout en restant nous-même.
Alors, parfois, nous avons des craintes qui remontent. Je crois que c'est sain et la preuve de notre bonne santé mentale; seuls des naïfs n'auraient aucune crainte! Peut-être que c'est ça le courage: oser avoir assez confiance en soi pour se dire que, quel que soit la société d'accueil, nous avons assez de valeur pour y être acceptés.
Depuis quelques jours, nous avons une attaque de F.U.D.! (fear, uncertainty and doubt). Normalement, lorsque nos angoisses remontent, elles ne le fonds pas en même temps ce qui nous permet de nous rassurer mutuellement. Mais là, probablement dû au déménagement qui arrive à grand pas, nous avons été atteint en même temps! Ouch!
Samedi, au souper, Gabriel a lancé un "ça va me manquer ces soupers là". (Nous avons une tradition qui remonte au début de notre famille - le samedi soir c'est le petit souper spécial, en famille, avec une bonne bouteille de vin. Depuis que les gars sont adultes c'est plus deux bouteilles mais ça, c'est une autre histoire!). Bref, il a verbalisé une émotion que je contrôlais de moins en moins: l'adieu à une façon de vivre....
Ma dernière entrée parlait du détachement matériel mais le plus dur à gérer est le détachement émotionnel. Nous sommes certains du choix que nous avons pris, nous savons sans équivoque que nous devons allé au bout du rêve mais..... Il faudra réinventer notre routine de vie, affronter l'inconnu social et professionnel et gérer l'éloignement des membres de notre famille. Comment serons-nous accueillis? Pourrons-nous nous intégrer? Car si nous contrôlons qui nous sommes, nous ne pouvons contrôler les autres; il nous faut partir avec l'esprit et le cœur ouverts, prêts à vivre dans un nouveau pays sans juger tout en restant nous-même.
Alors, parfois, nous avons des craintes qui remontent. Je crois que c'est sain et la preuve de notre bonne santé mentale; seuls des naïfs n'auraient aucune crainte! Peut-être que c'est ça le courage: oser avoir assez confiance en soi pour se dire que, quel que soit la société d'accueil, nous avons assez de valeur pour y être acceptés.
samedi 29 mai 2010
29 mai 2010: Détachement
Nous vidons la maison dans deux (2) semaines. C'est fou tout ce qu'on peut accumuler d'inutile! Nous avons fait je ne sais comment de voyage au dépôt pour le "comptoir familial" de la paroisse (Organisation bénévole qui ramasse les vêtements, meubles, jouets et autres pour les revendre à très bas prix au gens dans le besoin. Les profits sont distribués à diverses charités.) Nous allons aussi beaucoup donner à nos fils et nous avons réussi à vendre plusieurs objets et meubles.
Lorsqu'on s'embarque dans un tel changement de vie, il faut pratiquer le détachement intense, à moins d'être prêt à dépenser des sommes folles pour le déménagement! Comme nous planifions ce moment depuis 10 ans, plusieurs de nos décisions ont été affectées par notre rêve. Par exemple, notre sofa est "fini" depuis au moins 3 ans; la charpente est bonne mais le tissu est usé, troué par endroit et les chats ont déchiquetés un des coins. Nous avons mis une couverture et choisi d'ignorer le problème puisque "sous peu nous quitterons le pays". Quand nous avons racheté des coupes à vin, nous avons pris un modèle peu cher "parce que nous allons déménager bientôt et ne pourrons pas les amener avec nous." Mais, malgré tout notre contrôle, nous avons quand même accumuler un paquet de choses! Juste les photos; ça m'a pris une journée! (non je n'ai pas gardé pas les 50 photos de mes deux premiers minous Chatou et Albert). La philosophie derrière le tri, en particulier les vêtements et les souliers, était: serais-je prête à payer un supplément pour mettre cette paire de sandales/robe/pantalon dans mes valises? Si oui, je garde si non, direction charité!
La portion la plus difficile du détachement? Donner les chats! Sur trois nous avons réussi à en placer un; il ne nous reste qu'une semaine pour donner les autres, après cette date nous devrons les faire euthanasier, ce qui me ferait vraiment beaucoup de peine. J'aurais adorer les amener avec nous; nous aurions pu (les procédures administratives sont assez simples) mais ni l'hôtel des premiers jours ni l'école ne les auraient acceptés et comme nous n'aurons pas d'adresse permanente avant la mi-août c'est littéralement impossible de les faire déménager. C'est triste car Shadow (notre mâle de 6 ans) aurait beaucoup aimé le Mexique! Lui qui adore la volaille (le poulet cuit est littéralement sa "kriptonite" - quand il y en a, il perd tous ses moyens!) il aurait été ravi de voir que les mexicains gardent souvent des poulets et des dindes dans leur cour. Enfin, j'ose garder espoir que quelqu'un voudra de deux beaux minous en bonne santé. Si ça vous intéresse, il y a Shadow dont j'ai déjà parlé et Leyla, une belle fille de 1.5 ans, opérée et propre de sa personne!
Bref, cette aventure est comme une renaissance et, en tant que telle, implique le dépouillement de sa vieille carcasse pour émerger dans une nouvelle vie.....
Nous vidons la maison dans deux (2) semaines. C'est fou tout ce qu'on peut accumuler d'inutile! Nous avons fait je ne sais comment de voyage au dépôt pour le "comptoir familial" de la paroisse (Organisation bénévole qui ramasse les vêtements, meubles, jouets et autres pour les revendre à très bas prix au gens dans le besoin. Les profits sont distribués à diverses charités.) Nous allons aussi beaucoup donner à nos fils et nous avons réussi à vendre plusieurs objets et meubles.
Lorsqu'on s'embarque dans un tel changement de vie, il faut pratiquer le détachement intense, à moins d'être prêt à dépenser des sommes folles pour le déménagement! Comme nous planifions ce moment depuis 10 ans, plusieurs de nos décisions ont été affectées par notre rêve. Par exemple, notre sofa est "fini" depuis au moins 3 ans; la charpente est bonne mais le tissu est usé, troué par endroit et les chats ont déchiquetés un des coins. Nous avons mis une couverture et choisi d'ignorer le problème puisque "sous peu nous quitterons le pays". Quand nous avons racheté des coupes à vin, nous avons pris un modèle peu cher "parce que nous allons déménager bientôt et ne pourrons pas les amener avec nous." Mais, malgré tout notre contrôle, nous avons quand même accumuler un paquet de choses! Juste les photos; ça m'a pris une journée! (non je n'ai pas gardé pas les 50 photos de mes deux premiers minous Chatou et Albert). La philosophie derrière le tri, en particulier les vêtements et les souliers, était: serais-je prête à payer un supplément pour mettre cette paire de sandales/robe/pantalon dans mes valises? Si oui, je garde si non, direction charité!
La portion la plus difficile du détachement? Donner les chats! Sur trois nous avons réussi à en placer un; il ne nous reste qu'une semaine pour donner les autres, après cette date nous devrons les faire euthanasier, ce qui me ferait vraiment beaucoup de peine. J'aurais adorer les amener avec nous; nous aurions pu (les procédures administratives sont assez simples) mais ni l'hôtel des premiers jours ni l'école ne les auraient acceptés et comme nous n'aurons pas d'adresse permanente avant la mi-août c'est littéralement impossible de les faire déménager. C'est triste car Shadow (notre mâle de 6 ans) aurait beaucoup aimé le Mexique! Lui qui adore la volaille (le poulet cuit est littéralement sa "kriptonite" - quand il y en a, il perd tous ses moyens!) il aurait été ravi de voir que les mexicains gardent souvent des poulets et des dindes dans leur cour. Enfin, j'ose garder espoir que quelqu'un voudra de deux beaux minous en bonne santé. Si ça vous intéresse, il y a Shadow dont j'ai déjà parlé et Leyla, une belle fille de 1.5 ans, opérée et propre de sa personne!
Bref, cette aventure est comme une renaissance et, en tant que telle, implique le dépouillement de sa vieille carcasse pour émerger dans une nouvelle vie.....
mardi 25 mai 2010
25 mai 2010: La genèse
Comment arrive-t-on à prendre une telle décision? Ça commence bêtement, sur le chemin du retour d'une semaine au Nouveau Brunswick, par une question: "t'aimerais pas vivre près de la mer toi?" La graine est semée, l'imagination prend le relai, le rêve débute....
La découverte du Sud (vous savez, l'endroit qui fait saliver tout le monde lorsqu'il fait - 25 en février?) sa mer chaude et ses parfums ancrent encore le rêve encore plus solidement. Et puis le coup de grâce: la plongée sous-marine. L'incroyable sensation de légèreté, le calme rythmé par le seul bruit de sa respiration, la superbe faune et flore locale! Voilà, c'est décidé: le sud se sera, avec une mer chaude, de la plongée accessible et ses nuits parfumées. Tous le reste n'étant que des détails à réglés. Mais quels détails!
Un: l'échéancier. Pour réaliser un changement comme celui-là, il faut absolument avoir un échéancier. Quitte à ce qu'il soit souple. Sans échéancier, le rêve restera chimère. Deux: l'analyse rationnelle. Oui, oui, oui: il faut absolument faire de la recherche, consulter les forums de ceux qui l'ont déjà fait, établir une liste des priorités et des objectifs, s'informer sur les pays possibles. Planifier les aspects financiers et familiaux. Nous c'était un rêve de couple, pas de famille. Nous devions attendre que nos fils soient des hommes matures et indépendants.
Nous y avons mis 10 ans.
Comment arrive-t-on à prendre une telle décision? Ça commence bêtement, sur le chemin du retour d'une semaine au Nouveau Brunswick, par une question: "t'aimerais pas vivre près de la mer toi?" La graine est semée, l'imagination prend le relai, le rêve débute....
La découverte du Sud (vous savez, l'endroit qui fait saliver tout le monde lorsqu'il fait - 25 en février?) sa mer chaude et ses parfums ancrent encore le rêve encore plus solidement. Et puis le coup de grâce: la plongée sous-marine. L'incroyable sensation de légèreté, le calme rythmé par le seul bruit de sa respiration, la superbe faune et flore locale! Voilà, c'est décidé: le sud se sera, avec une mer chaude, de la plongée accessible et ses nuits parfumées. Tous le reste n'étant que des détails à réglés. Mais quels détails!
Un: l'échéancier. Pour réaliser un changement comme celui-là, il faut absolument avoir un échéancier. Quitte à ce qu'il soit souple. Sans échéancier, le rêve restera chimère. Deux: l'analyse rationnelle. Oui, oui, oui: il faut absolument faire de la recherche, consulter les forums de ceux qui l'ont déjà fait, établir une liste des priorités et des objectifs, s'informer sur les pays possibles. Planifier les aspects financiers et familiaux. Nous c'était un rêve de couple, pas de famille. Nous devions attendre que nos fils soient des hommes matures et indépendants.
Nous y avons mis 10 ans.
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