29 juin 2010: Dernier droit - la 2iem partie ou Le retour du fils du dernier droit partie 1
Dans 1 semaine nous quitterons notre maison de transition et ferons les derniers adieux avant de prendre l'avion. Nous avons vendu une de nos voitures à notre fils, le transfert se fait cet après-midi, et nous avons un acheteur pour celle qui nous reste. Bref, nous n'avons plus de bien, à part nos vêtements, mais des liquidités en masses! Michel pourra enfin respirer; le dossier des voitures le stressait pas mal. Comme je l'ai déjà mentionné, nous ne paniquons pas pour les même choses: moi c'était la vente de la maison et le déménagement, lui c'était les voitures et l'emploi là-bas. Maintenant que son poste d'enseignant à distance est confirmé avec le Cégep (il va donner des cours de "main-frame" par internet)et que les voitures sont à toutes fins pratiques vendues, il va pouvoir me joindre dans mon attitude zen.
Nous avons aussi terminé les papiers relatifs à nos nouveaux comptes de banque et placement, le personnel de HSBC-Québec a été super gentil et collaborateur! Ce sont vraiment des pros dans leur domaine et ils nous ont très bien conseillés. Mon fils aîné, Gabriel, qui me lit religieusement (salut mon ti-chou!) me disait qu'il apparaît rapidement que je suis une maniaque du détail et de la planification. Il a raison et je m'assume complètement! Mais laissez-moi juste vous dire une chose: avec la quantité impressionnante de détails à régler lorsqu'on fait un "move" comme celui-ci ne pas prendre le temps de planifier, c'est risquer gros. Alors à moins d'avoir de gros moyens financiers ou des besoins limités, vaut mieux prévoir!
Donc nous sommes maintenant dans l'attente et le détachement. Basé sur l'attitude de nos parents, de nos fils, je dirais cependant que le stress a changé d'endroit: eux voient la fin arrivée, nous nous voyons le début de notre aventure, enfin ...
mardi 29 juin 2010
lundi 21 juin 2010
Planification financière
Le 20 juin 2010: Planification financière
Étant aventureux, mais pas téméraires, nous avons mis beaucoup d’énergie dans la planification financière de notre projet. Plusieurs, surtout les jeunes qui sortent de l’école, vont partir à l’aventure avec presque rien; ce n’est vraiment pas pour nous!
Avant de cibler le capital requis, il faut faire un budget. Heureusement, internet donne accès à des sites de discussions et d’immobilier qui permettent de se faire une idée du coût de la vie sur place. Lors de nos voyages, nous nous sommes aussi rendus dans les magasins et avons consulté les journaux locaux pour obtenir une information de première main. Ensuite, l’identification des aspirations et des besoins. Type de logement, activités prévues, achat ou non d’une auto etc. Michel et moi pratiquons la plongée et l’un de nos objectifs est de pouvoir pratiquer cette passion de façon régulière. Il nous a donc fallu considérer le coût des plongées dans notre budget. Nous ne prévoyons pas avoir d’auto ou, du moins, pas dès le début et planifions de louer un meubler pour la première année (Nous ne voulons pas être attachés à un endroit sans l’avoir essayé avant ; une zone peut être tentante sur papier et se révéler décevante sur place!). Il faut aussi être réaliste au niveau de l’emploi : dans plusieurs pays du sud, les emplois liés au tourisme sont réservés aux « locaux », ce qui fait du sens. Encore là, internet se révèle une source précieuse d’information sur les conditions d’obtention d’un permis de travail et sur le type d’emploi qui peuvent être occupés et les salaires gagnés. Après analyse, nous nous sommes donc entendus sur un montant « minimum » de capital que ça nous prenait pour se sentir en sécurité et avons mis les efforts nécessaires pour l’atteindre tout en continuant de mettre à jour les informations que nous avions récoltées.
Ensuite c’est la logistique de la gestion qui doit être fait : type de compte de banque, choix de l’institution, méthode de paiements privilégiés dans le pays d’accueil etc. Saviez-vous qu’au Mexique, les dépôts directs, paiement par internet, par carte de crédit et même par chèques sont presqu’inexistants? Tout se fait « comptant » : les propriétaires se présentent, au début de chaque mois, pour collecter le loyer en argent comptant. Sur réception, ils émettent un reçu. Même les comptes de services publics, téléphone, électricité et autres, qui sont payés dans les comptoirs autorisé, fonctionnent ainsi. Il est donc essentiel d’avoir un compte accessible en succursale à peu de frais; les guichets automatiques existent mais le maximum par jour autorisé est de $3000 pesos, environs $275 CAD. Il faut donc faire 2 ou 3 visitent pour payer son loyer, avec les frais qui y sont liés. Nous avons donc choisi d’ouvrir un compte avec une institution qui a des succursales partout sur la planète. Nous pourrons aller faire des retraits, dans une succursale au Mexique, sans frais supplémentaires. Lorsque nous serons bien installés, nous ouvrirons un compte dans une succursale locale; ce sera alors encore plus simple de faire la gestion et pourrons construire notre dossier de crédit mexicain. Après tout, si tout fonctionne comme prévu, nous serons là-bas pour un bout! Et comme nous prévoyons investir dans un commerce, nous sommes mieux de développer une bonne relation avec une banque sur place.
Bref, après avoir accumulé notre « fonds de relocalisation » et choisi les outils que nous utiliserons pour le gérer et y avoir accès, il ne nous reste plus qu’à nous rendre sur place et trouver les opportunités de placement...
Étant aventureux, mais pas téméraires, nous avons mis beaucoup d’énergie dans la planification financière de notre projet. Plusieurs, surtout les jeunes qui sortent de l’école, vont partir à l’aventure avec presque rien; ce n’est vraiment pas pour nous!
Avant de cibler le capital requis, il faut faire un budget. Heureusement, internet donne accès à des sites de discussions et d’immobilier qui permettent de se faire une idée du coût de la vie sur place. Lors de nos voyages, nous nous sommes aussi rendus dans les magasins et avons consulté les journaux locaux pour obtenir une information de première main. Ensuite, l’identification des aspirations et des besoins. Type de logement, activités prévues, achat ou non d’une auto etc. Michel et moi pratiquons la plongée et l’un de nos objectifs est de pouvoir pratiquer cette passion de façon régulière. Il nous a donc fallu considérer le coût des plongées dans notre budget. Nous ne prévoyons pas avoir d’auto ou, du moins, pas dès le début et planifions de louer un meubler pour la première année (Nous ne voulons pas être attachés à un endroit sans l’avoir essayé avant ; une zone peut être tentante sur papier et se révéler décevante sur place!). Il faut aussi être réaliste au niveau de l’emploi : dans plusieurs pays du sud, les emplois liés au tourisme sont réservés aux « locaux », ce qui fait du sens. Encore là, internet se révèle une source précieuse d’information sur les conditions d’obtention d’un permis de travail et sur le type d’emploi qui peuvent être occupés et les salaires gagnés. Après analyse, nous nous sommes donc entendus sur un montant « minimum » de capital que ça nous prenait pour se sentir en sécurité et avons mis les efforts nécessaires pour l’atteindre tout en continuant de mettre à jour les informations que nous avions récoltées.
Ensuite c’est la logistique de la gestion qui doit être fait : type de compte de banque, choix de l’institution, méthode de paiements privilégiés dans le pays d’accueil etc. Saviez-vous qu’au Mexique, les dépôts directs, paiement par internet, par carte de crédit et même par chèques sont presqu’inexistants? Tout se fait « comptant » : les propriétaires se présentent, au début de chaque mois, pour collecter le loyer en argent comptant. Sur réception, ils émettent un reçu. Même les comptes de services publics, téléphone, électricité et autres, qui sont payés dans les comptoirs autorisé, fonctionnent ainsi. Il est donc essentiel d’avoir un compte accessible en succursale à peu de frais; les guichets automatiques existent mais le maximum par jour autorisé est de $3000 pesos, environs $275 CAD. Il faut donc faire 2 ou 3 visitent pour payer son loyer, avec les frais qui y sont liés. Nous avons donc choisi d’ouvrir un compte avec une institution qui a des succursales partout sur la planète. Nous pourrons aller faire des retraits, dans une succursale au Mexique, sans frais supplémentaires. Lorsque nous serons bien installés, nous ouvrirons un compte dans une succursale locale; ce sera alors encore plus simple de faire la gestion et pourrons construire notre dossier de crédit mexicain. Après tout, si tout fonctionne comme prévu, nous serons là-bas pour un bout! Et comme nous prévoyons investir dans un commerce, nous sommes mieux de développer une bonne relation avec une banque sur place.
Bref, après avoir accumulé notre « fonds de relocalisation » et choisi les outils que nous utiliserons pour le gérer et y avoir accès, il ne nous reste plus qu’à nous rendre sur place et trouver les opportunités de placement...
lundi 14 juin 2010
Maison de transition
14-06-2010: En maison de transition
Le déménagement s'est super bien déroulé, merci Seigneur! Rien de brisé, personne de blessé, camion rendu en bon état bref, le bonheur! Hier nous nous sommes réveillés dans notre "maison de transition" à St-Pierre de Broughton. C'est très calme comme endroit, nous y serons très bien pour les semaines qui restent.
Même décidés et prêts, quitter une maison où nous avons été heureux pendant 9 ans fait bizarre. Adieu à une façon de vivre aussi: nos fils, même officiellement partis, revenaient pour les vacances et les weekends. A St-Pierre ils viendront nous voir mais nous savons tous que ce n'est que temporaire; sous peu, nous nous verrons 2 ou 3 fois par année.... Ce sont des hommes et ils n'ont plus autant besoin de nous mais moi je sais que j'aurai toujours besoin d'eux. Je m'accroche à l'idée qu'aujourd'hui avec Skype et internet nous pourrons garder un contact vivant. Malgré tout je m'attends à des émotions à fleur de peau dans les prochaines semaines.
Tous les départs incluent de fermer des portes pour en ouvrir d'autres. C'est pourquoi il faut vivre le présent si intensément: afin d'emmagasiner les images ainsi, lorsque la porte se ferme, les souvenirs soient bien ancrés pour utilisation future.... Alors malgré la distance, mes "bébés" seront avec moi: mes dégustations de Sangria avec Gabriel sur la terrasse l'été, le super-party de 17 ans de Julien avec orchestre (!!) dans le sous-sol de la maison. Les premières blondes, les leçons de cuisine (ou je me prenais pour Maman Dion) et, toujours, les souper en famille.
Il ne restera plus qu'à les recevoir dans notre future maison au Mexique pour que je puisse refaire le plein d'images, de souvenirs, d'amour...
Le déménagement s'est super bien déroulé, merci Seigneur! Rien de brisé, personne de blessé, camion rendu en bon état bref, le bonheur! Hier nous nous sommes réveillés dans notre "maison de transition" à St-Pierre de Broughton. C'est très calme comme endroit, nous y serons très bien pour les semaines qui restent.
Même décidés et prêts, quitter une maison où nous avons été heureux pendant 9 ans fait bizarre. Adieu à une façon de vivre aussi: nos fils, même officiellement partis, revenaient pour les vacances et les weekends. A St-Pierre ils viendront nous voir mais nous savons tous que ce n'est que temporaire; sous peu, nous nous verrons 2 ou 3 fois par année.... Ce sont des hommes et ils n'ont plus autant besoin de nous mais moi je sais que j'aurai toujours besoin d'eux. Je m'accroche à l'idée qu'aujourd'hui avec Skype et internet nous pourrons garder un contact vivant. Malgré tout je m'attends à des émotions à fleur de peau dans les prochaines semaines.
Tous les départs incluent de fermer des portes pour en ouvrir d'autres. C'est pourquoi il faut vivre le présent si intensément: afin d'emmagasiner les images ainsi, lorsque la porte se ferme, les souvenirs soient bien ancrés pour utilisation future.... Alors malgré la distance, mes "bébés" seront avec moi: mes dégustations de Sangria avec Gabriel sur la terrasse l'été, le super-party de 17 ans de Julien avec orchestre (!!) dans le sous-sol de la maison. Les premières blondes, les leçons de cuisine (ou je me prenais pour Maman Dion) et, toujours, les souper en famille.
Il ne restera plus qu'à les recevoir dans notre future maison au Mexique pour que je puisse refaire le plein d'images, de souvenirs, d'amour...
samedi 12 juin 2010
Adieu Beauceville!
12 juin 2010: Adieu Beauceville, St-Pierre de Broughton nous voilà!
La journée du grand déménagement est arrivée! Il est encore tôt, nos fils dorment encore, mais déjà Michel et moi sont levés et prêt. Le camion est dans la cour, les meubles démontés, les boites faites. Hier nous sommes allé porter nos vêtements, le contenu du garde-manger et 2 ou 3 autres cossins à la maison que nous avons loué à St-Pierre de Broughton. Nous en avons fait le tour; tout semble tiguidou! En tout cas, ce sera très bien pour les 3.5 semaines qui nous restent au Québec!
J'ai hâte que le déménagement soit terminé; après je pourrai me concentrer sur ce qu'il reste à faire pour que notre "grand départ" se déroule bien. Avis à ceux qui ne l'auraient pas encore devinés: je suis une grand planificatrice devant l'éternel. Mon mari m'appelle "madame efficacité". J'avoue un petit côté "organisation pathologique" mais je m'assume et, surtout, me contrôle!
Une chose que je n'avais pas prévu est que nous aurions toujours notre accès internet en date du samedi. Le téléphone a été coupé hier ainsi que nos courriels liés au service de téléphonie mais internet haute vitesse marche encore! Merci Sogetel! Vraiment, je n'ai que des bons mots pour eux, en 9 ans, ils nous ont toujours bien servi. Pas comme d'autres avec qui j'ai déjà fait affaires et qui croient leur clientèle suffisamment stupide pour accepter que si le système automatisé qui leur répond a un nom, Émilie-pour-ne-pas-la-nommer, automatiquement c'est du service à la clientèle. Grrrh! Je ne vous raconterai pas mes expériences horribles avec eux!
Enfin, grâce à Sogetel je peux prendre 5 minutes pour mettre à jour mon blog ce matin. C'est tant mieux parce qu'à notre adresse temporaire, nous n'aurons pas d'accès internet. Nous devrons nous rendre au Cégep de Thetford Mines pour nous connecter. Inutile de spécifier que ce ne sera pas à tous les jours.....
La journée du grand déménagement est arrivée! Il est encore tôt, nos fils dorment encore, mais déjà Michel et moi sont levés et prêt. Le camion est dans la cour, les meubles démontés, les boites faites. Hier nous sommes allé porter nos vêtements, le contenu du garde-manger et 2 ou 3 autres cossins à la maison que nous avons loué à St-Pierre de Broughton. Nous en avons fait le tour; tout semble tiguidou! En tout cas, ce sera très bien pour les 3.5 semaines qui nous restent au Québec!
J'ai hâte que le déménagement soit terminé; après je pourrai me concentrer sur ce qu'il reste à faire pour que notre "grand départ" se déroule bien. Avis à ceux qui ne l'auraient pas encore devinés: je suis une grand planificatrice devant l'éternel. Mon mari m'appelle "madame efficacité". J'avoue un petit côté "organisation pathologique" mais je m'assume et, surtout, me contrôle!
Une chose que je n'avais pas prévu est que nous aurions toujours notre accès internet en date du samedi. Le téléphone a été coupé hier ainsi que nos courriels liés au service de téléphonie mais internet haute vitesse marche encore! Merci Sogetel! Vraiment, je n'ai que des bons mots pour eux, en 9 ans, ils nous ont toujours bien servi. Pas comme d'autres avec qui j'ai déjà fait affaires et qui croient leur clientèle suffisamment stupide pour accepter que si le système automatisé qui leur répond a un nom, Émilie-pour-ne-pas-la-nommer, automatiquement c'est du service à la clientèle. Grrrh! Je ne vous raconterai pas mes expériences horribles avec eux!
Enfin, grâce à Sogetel je peux prendre 5 minutes pour mettre à jour mon blog ce matin. C'est tant mieux parce qu'à notre adresse temporaire, nous n'aurons pas d'accès internet. Nous devrons nous rendre au Cégep de Thetford Mines pour nous connecter. Inutile de spécifier que ce ne sera pas à tous les jours.....
samedi 5 juin 2010
Dernier droit - partie 1
05 juin 2010: Dernier droit - partie 1
Aujourd'hui nous entamons le "premier" dernier droit, celui qui conduit au départ de la maison. Dans exactement 1 semaine, le camion sera ici et nous quitterons alors notre foyer des 9 dernières années. Ça a été une bonne maison; les gens qui l'ont achetés y seront bien.
Nous avons décidé, presque au début de notre projet que, lorsque nous partirions, nous nous débarrasserions de nos meubles et autres plutôt que garder en entreposage. Alors nous équipons nos fils et/ou vendons et donnons à des tiers tous nos meubles et appareils électriques non-inclus dans la vente de la maison. Heureusement, ni Michel ni moi ne sommes attachés aux objets! A part les albums photos et quelques autres petits objets, tout est sortie! Je me dit que, au pire, si nous décidons de revenir, nous aurons à nous équiper en neuf; méchant problème!
La portion la plus difficile du weekend sera de convaincre notre fils cadet de faire le tri de ses affaires... Ça tire un peu de son côté; il adore la maison et le quartier et aimait bien venir ici lorsqu'en congé, alors je m'attends à un peu de "résistance passive" de sa part.
Nous devons accepter que pour nos fils aussi c'est tout un changement! Et pour nos parents, nos amis... Certains comprennent, d'autres pas du tout mais comme j'ai déjà dit à quelqu'un: vous n'avez pas à comprendre, juste à accepter et faire avec.
Aujourd'hui nous entamons le "premier" dernier droit, celui qui conduit au départ de la maison. Dans exactement 1 semaine, le camion sera ici et nous quitterons alors notre foyer des 9 dernières années. Ça a été une bonne maison; les gens qui l'ont achetés y seront bien.
Nous avons décidé, presque au début de notre projet que, lorsque nous partirions, nous nous débarrasserions de nos meubles et autres plutôt que garder en entreposage. Alors nous équipons nos fils et/ou vendons et donnons à des tiers tous nos meubles et appareils électriques non-inclus dans la vente de la maison. Heureusement, ni Michel ni moi ne sommes attachés aux objets! A part les albums photos et quelques autres petits objets, tout est sortie! Je me dit que, au pire, si nous décidons de revenir, nous aurons à nous équiper en neuf; méchant problème!
La portion la plus difficile du weekend sera de convaincre notre fils cadet de faire le tri de ses affaires... Ça tire un peu de son côté; il adore la maison et le quartier et aimait bien venir ici lorsqu'en congé, alors je m'attends à un peu de "résistance passive" de sa part.
Nous devons accepter que pour nos fils aussi c'est tout un changement! Et pour nos parents, nos amis... Certains comprennent, d'autres pas du tout mais comme j'ai déjà dit à quelqu'un: vous n'avez pas à comprendre, juste à accepter et faire avec.
mardi 1 juin 2010
F.U.D. Attack!
01 juin 2010: F.U.D. Attack!!
Depuis quelques jours, nous avons une attaque de F.U.D.! (fear, uncertainty and doubt). Normalement, lorsque nos angoisses remontent, elles ne le fonds pas en même temps ce qui nous permet de nous rassurer mutuellement. Mais là, probablement dû au déménagement qui arrive à grand pas, nous avons été atteint en même temps! Ouch!
Samedi, au souper, Gabriel a lancé un "ça va me manquer ces soupers là". (Nous avons une tradition qui remonte au début de notre famille - le samedi soir c'est le petit souper spécial, en famille, avec une bonne bouteille de vin. Depuis que les gars sont adultes c'est plus deux bouteilles mais ça, c'est une autre histoire!). Bref, il a verbalisé une émotion que je contrôlais de moins en moins: l'adieu à une façon de vivre....
Ma dernière entrée parlait du détachement matériel mais le plus dur à gérer est le détachement émotionnel. Nous sommes certains du choix que nous avons pris, nous savons sans équivoque que nous devons allé au bout du rêve mais..... Il faudra réinventer notre routine de vie, affronter l'inconnu social et professionnel et gérer l'éloignement des membres de notre famille. Comment serons-nous accueillis? Pourrons-nous nous intégrer? Car si nous contrôlons qui nous sommes, nous ne pouvons contrôler les autres; il nous faut partir avec l'esprit et le cœur ouverts, prêts à vivre dans un nouveau pays sans juger tout en restant nous-même.
Alors, parfois, nous avons des craintes qui remontent. Je crois que c'est sain et la preuve de notre bonne santé mentale; seuls des naïfs n'auraient aucune crainte! Peut-être que c'est ça le courage: oser avoir assez confiance en soi pour se dire que, quel que soit la société d'accueil, nous avons assez de valeur pour y être acceptés.
Depuis quelques jours, nous avons une attaque de F.U.D.! (fear, uncertainty and doubt). Normalement, lorsque nos angoisses remontent, elles ne le fonds pas en même temps ce qui nous permet de nous rassurer mutuellement. Mais là, probablement dû au déménagement qui arrive à grand pas, nous avons été atteint en même temps! Ouch!
Samedi, au souper, Gabriel a lancé un "ça va me manquer ces soupers là". (Nous avons une tradition qui remonte au début de notre famille - le samedi soir c'est le petit souper spécial, en famille, avec une bonne bouteille de vin. Depuis que les gars sont adultes c'est plus deux bouteilles mais ça, c'est une autre histoire!). Bref, il a verbalisé une émotion que je contrôlais de moins en moins: l'adieu à une façon de vivre....
Ma dernière entrée parlait du détachement matériel mais le plus dur à gérer est le détachement émotionnel. Nous sommes certains du choix que nous avons pris, nous savons sans équivoque que nous devons allé au bout du rêve mais..... Il faudra réinventer notre routine de vie, affronter l'inconnu social et professionnel et gérer l'éloignement des membres de notre famille. Comment serons-nous accueillis? Pourrons-nous nous intégrer? Car si nous contrôlons qui nous sommes, nous ne pouvons contrôler les autres; il nous faut partir avec l'esprit et le cœur ouverts, prêts à vivre dans un nouveau pays sans juger tout en restant nous-même.
Alors, parfois, nous avons des craintes qui remontent. Je crois que c'est sain et la preuve de notre bonne santé mentale; seuls des naïfs n'auraient aucune crainte! Peut-être que c'est ça le courage: oser avoir assez confiance en soi pour se dire que, quel que soit la société d'accueil, nous avons assez de valeur pour y être acceptés.
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