lundi 21 juin 2010

Planification financière

Le 20 juin 2010: Planification financière
Étant aventureux, mais pas téméraires, nous avons mis beaucoup d’énergie dans la planification financière de notre projet. Plusieurs, surtout les jeunes qui sortent de l’école, vont partir à l’aventure avec presque rien; ce n’est vraiment pas pour nous!
Avant de cibler le capital requis, il faut faire un budget. Heureusement, internet donne accès à des sites de discussions et d’immobilier qui permettent de se faire une idée du coût de la vie sur place. Lors de nos voyages, nous nous sommes aussi rendus dans les magasins et avons consulté les journaux locaux pour obtenir une information de première main. Ensuite, l’identification des aspirations et des besoins. Type de logement, activités prévues, achat ou non d’une auto etc. Michel et moi pratiquons la plongée et l’un de nos objectifs est de pouvoir pratiquer cette passion de façon régulière. Il nous a donc fallu considérer le coût des plongées dans notre budget. Nous ne prévoyons pas avoir d’auto ou, du moins, pas dès le début et planifions de louer un meubler pour la première année (Nous ne voulons pas être attachés à un endroit sans l’avoir essayé avant ; une zone peut être tentante sur papier et se révéler décevante sur place!). Il faut aussi être réaliste au niveau de l’emploi : dans plusieurs pays du sud, les emplois liés au tourisme sont réservés aux « locaux », ce qui fait du sens. Encore là, internet se révèle une source précieuse d’information sur les conditions d’obtention d’un permis de travail et sur le type d’emploi qui peuvent être occupés et les salaires gagnés. Après analyse, nous nous sommes donc entendus sur un montant « minimum » de capital que ça nous prenait pour se sentir en sécurité et avons mis les efforts nécessaires pour l’atteindre tout en continuant de mettre à jour les informations que nous avions récoltées.
Ensuite c’est la logistique de la gestion qui doit être fait : type de compte de banque, choix de l’institution, méthode de paiements privilégiés dans le pays d’accueil etc. Saviez-vous qu’au Mexique, les dépôts directs, paiement par internet, par carte de crédit et même par chèques sont presqu’inexistants? Tout se fait « comptant » : les propriétaires se présentent, au début de chaque mois, pour collecter le loyer en argent comptant. Sur réception, ils émettent un reçu. Même les comptes de services publics, téléphone, électricité et autres, qui sont payés dans les comptoirs autorisé, fonctionnent ainsi. Il est donc essentiel d’avoir un compte accessible en succursale à peu de frais; les guichets automatiques existent mais le maximum par jour autorisé est de $3000 pesos, environs $275 CAD. Il faut donc faire 2 ou 3 visitent pour payer son loyer, avec les frais qui y sont liés. Nous avons donc choisi d’ouvrir un compte avec une institution qui a des succursales partout sur la planète. Nous pourrons aller faire des retraits, dans une succursale au Mexique, sans frais supplémentaires. Lorsque nous serons bien installés, nous ouvrirons un compte dans une succursale locale; ce sera alors encore plus simple de faire la gestion et pourrons construire notre dossier de crédit mexicain. Après tout, si tout fonctionne comme prévu, nous serons là-bas pour un bout! Et comme nous prévoyons investir dans un commerce, nous sommes mieux de développer une bonne relation avec une banque sur place.
Bref, après avoir accumulé notre « fonds de relocalisation » et choisi les outils que nous utiliserons pour le gérer et y avoir accès, il ne nous reste plus qu’à nous rendre sur place et trouver les opportunités de placement...

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