24/11/2010: Mamacitas que trabajan (les petites mamans qui travaillent).
Lors de notre retour au Mexique, en octobre, nous avons discuté à l'aéroport avec une jeune famille à leur départ pour des vacances en Floride. Papa, maman et deux jeunes garçons de 3 ans et 6 mois. La première question qu'ils nous ont posés lorsque nous leur avons dit que nous vivions à Veracruz a été: "Y a-t-il beaucoup de pauvreté?".
La réponse est oui. Même si le Mexique est loin d'être un pays "émergent", qu'il a une économie en assez bon état, des programmes sociaux, une classe moyenne et un bon système d'éducation, il y a de la pauvreté. Plus ou moins qu'au Canada, je l'ignore. La différence ici est que la pauvreté est très visible: il y a des "maisons" qui sont des murs de brique avec deux ou trois lattes de tôle comme toit. Il y a des gens qui portent des vêtements manifestement trop vieux et/ou qui chaussures en très mauvais état. Et des enfants, d'âge scolaire, qui le jour "travaillent" avec leurs parents pour aider la famille. La pauvreté devenant alors héréditaire, les enfants, sans éducation, pouvant difficilement accéder à des emplois mieux payés à l'âge adulte.
Ce que nous voyons peu cependant est la misère. Vous savez le découragement? Le désœuvrement? La mendicité? Et bien, ce n'est pas la norme ici! Veracruz est rempli de gens courageux, déterminés, travaillants.
Celles qui attirent le plus souvent mon regard sont les mères, la plupart des indigènes (et oui, la pauvreté a une ethnie): elles portent de longues jupes, des corsages de couleur violette(fait maison)dans un genre de satin brodés de dessins multicolore. Elles sont toutes petites, souvent moins de 5' 2" pieds et une longue tresse de cheveux très noirs qui descend jusqu'au bas de leur dos. Et, sur celui-ci, un type de foulard tissé maison, qui soutien un bébé ou les objets qu'elles vendent. Elles sont souvent accompagnés de plusieurs enfants, les plus vieux, à partir de 5 ou 6 ans, participants au commerce et les plus jeunes s'amusants avec des objets trouvés sur la rue.
Elles s'installent sur le coin des rues achalandées, sur le zocalo, elles parcourent les plages et les trottoirs sans fin, tout le jour, offrant leurs produits. J'en ai vu, dans l'autobus le soir, lorsque la nuit est tombée, dormant assises toutes droites sur leur siège. Lorsqu'elles "se reposent", elles s'occupent les mains en fabriquant les chemises, ceintures qu'elles vendront plus tard. Certaines, installées sur un banc dans le parc, supervisent les plus vieux et allaitent le bébé (elles font basculer le foulard du dos vers l'avant - n'ont donc pas besoin de tenir le bébé) tout en brodant un chemisier qu'elles vendront plus tard! Ça c'est du multitâches!
Et n'oublions pas toutes les autres: les madames "tacos", "tortas" ou fruits, installées aux coins des rues ou dans des endroits stratégiques (terminus d'autobus, écoles, grandes entreprises).
**En passant, les tacos c'est comme les hot dogs; plus ils sont "cheaps" meilleurs ils sont! La madame tacos du terminus d'autobus de 2iem classe offre 5 tacos pour $20 pesos! Il faut les manger debout ou, si vous êtes chanceux, assis sur un petit banc de bois mais quel délice!!**
Et que dire des "voyantes"! Elles sont facilement reconnaissables, portant toutes, sans exception, des jupes longues jusqu'au sol et un air mystérieux. Elles lisent les lignes de votre main pour $20 pesos! Et les autres qui tressent les cheveux, vendent des colliers, font des tatouages temporaires! La liste pourrait s'étirer!
Vivre dans un autre pays nous oblige à voir les choses et les gens autrement. A remettre en question des dogmes que nous pouvions avoir. Moi, ce que ces femmes me prouvent tous les jour est l'énorme différence qu'il y a entre pauvreté monétaire et spirituelle. Elles sont sous-éduquées, ont peu de moyen mais réussissent à gagner leur vie dignement. Elles sont véritablement LA principale richesse naturelle du Mexique.
mercredi 24 novembre 2010
mercredi 17 novembre 2010
2010-11-17: Un peu de conduite !
2010-11-17: Un peu de conduite!
Nous ne sommes plus résidents canadiens car nous avons officiellement émigrés vers le Mexique. Un des impacts de cette décision est l'invalidation de notre permis de conduire. Comme nous désirons pouvoir continuer à louer des voitures, ici ou au Canada, nous devions absolument obtenir un permis mexicain valide. Je connaissais, un peu, les règles d'obtention qui sont plutôt faciles: se présenter dans un bureau des transports avec nos documents d'identification (passeport et visa-fm3), notre preuve de résidence (compte de téléphone, d'électricité ou d'eau) et $436 pesos. C'est tout, pas d'examen écrit, pas d'examen pratique, juste ça. Vraiment? Aussi simple et rapide??? J'en doutais un peu.....
Michel et moi nous nous sommes frottés a quelques reprises déjà a la bureaucratie mexicaine, nous savions donc qu'il fallait prévoir du temps, beaucoup, et garder notre bonne humeur. Vendredi dernier nous sommes donc partie le sourire aux lèvres, tôt le matin vers 7h50, avec en tête que cela pouvait prendre toute l'avant-midi. Bonne attitude!
Imaginez la scène: il y a, a Veracruz, 2 oui DEUX bureaux d'obtention de permis. Pour une ville de 800,000 habitants + tous les villages voisins. Pour TOUS LES PERMIS incluant :taxi, camions, motocyclette, étrangers, débutants. TOUS!!! Pour entrer dans le local, nous débutons par une queue extérieure. La porte est gardée par une sympathique gardienne de sécurité armée de façon nonchalante i.e. le fusil est glissé dans sa ceinture de pantalon. Pas d'étui pour elle, non monsieur! Avant de nous laissé entrer, elle nous demande de sortir nos documents. Après environ 10 minutes, nous entrons et nous dirigeons vers le guichet no. 1 ou nous devons faire une deuxième queue.
*** s.v.p. amusez-vous a compter les queues, il n'y a pas de tirage a la fin mais c'est quand même amusant: Michel et moi ca nous a fait rigoler tout l'avant-midi ***
Après que le monsieur du guichet 1 ait vérifier tous nos documents, originaux et copies, nous passons au guichet 2 (vous allez me dire que le 2 suit logiquement le 1, pas si simple! ca se complique plus tard), pour l'examen de la vue. J'angoisse un peu: je n'avais pas prévu ca, j'ai mes vieilles lunettes, ma vision sera un peu moins bonne. HA! j'aurais pas dû angoisser....
La très souriante et chaleureuse dame de l'examen de la vue me demande de me mettre sur la ligne et de dire dans quelle direction pointe les symboles.
** L'examinateur ne montre pas de lettres, plusieurs étant analphabètes. Ils utilisent des symboles facilement identifiables **
Je m'exécute jusqu'à ce que j'arrive dans les zones plus petites; je ne vois rien!!! Pas grave, la dame m'indique, d'un léger signe de tête, que je ne l'ai pas du tout. Je donne une autre direction, pas celle-la non plus. Finalement, a la 4iem et dernière possibilité, je l'ai! La dame me félicite et me met une note parfaite sur mon document!
** Elle fait ca pour tout le monde, je n'ai pas eu droit a un traitement de faveur **
J'entends Michel qui s'amuse comme un petit fou derrière moi, pendant qu'il attend dans la queue.
Direction guichet no. 3 - nouvelle queue. La je ressors mes documents: la jeune femme saisie les informations dans le système et confirme mon nom, date de naissance et tout. Je dois expliquer que je n'ai pas 2 noms de famille, comme c'est la norme au Mexique, et que oui, en général mon prénom s'écrit avec un trait d'union
**leçon d'espagnol de la semaine: trait d'union se dit "guion" en espagnol**.
Comme personne en cas d'urgence, je mets Michel. Je dois épeler son nom de famille: "Pelletier" leur donne toujours un mal de tête. Maintenant je passe au guichet no. 8. Ah Ah! Vous pensiez que j'allais dire 4 n'est-ce-pas? Nouvelle queue, elle est nettement plus longue que les autres. De nouveau je donne mes documents, auxquelles se sont ajoutés ceux donnés par les commis des guichets précédents. La pile devient épaisse! La dame vérifie tout et prépare une facture que je dois payer. Je m'informe: dois-je la payer au guichet 9 inscrit " réception des paiements"? (le monsieur qui y est assis a l'air de s'emmerder). Bien sûr que non! Quelle idée! Je dois allé la payer dans une banque et revenir ensuite avec la preuve de paiement. Je sors a l'extérieur et j'attends que Michel ait lui aussi fini.
Nous nous rendons dans une banque située dans un centre commercial pas très loin. Nous payons notre facture et retournons au bureau des licences. Nous évitons la queue cette fois-la, la gardienne nous permettant d'entrer car nous avons déjà fait une bonne partie du parcours. Nous devons faire la queue pour faire faire des copies de notre preuve de paiement et, ensuite, nous rendre au guichet 4 (ben oui, pas le 9 - après le 3 c'est le 8 et, après le 8 c'est le 4).
Devant le guichet 4, la queue est longue. Michel commence a dire des niaiseries, fait des faces bref est lui-même jusqu'a ce que la gardienne vienne l'avertir, en riant, d'arrêter ou elle devra le jeter dehors. Elle semblait trouver Michel sympathique, elle lui fait des blagues sans arrêt. Lui faisant croire, entre autre, qu'il devait refaire toutes les queues lorsque nous sommes revenus de la banque. Devant son visage déconfit, elle s'est trouvé très drôle!
Finalement après 1 heure d'attente c'est mon tour! Je remets tous mes documents et preuve de paiement.
** A chaque client, la demoiselle doit brocher des documents ensembles - elle n'a pas de brocheuse. Elle se lève, se rend au guichet 7 qui est inoccupé, broche ses documents et revient se rasseoir. Il semble qu'il lui est impossible/interdit/dangereux de prendre la brocheuse du 7 et de l'apporter vers le 4. Problèmes temporels peut-être?? **
Elle me pose de nouvelles questions: groupe sanguin, don d'organes et autres. Ensuite, enfin, elle me dit de passer au guichet 10 pour faire prendre ma photo, mes empreintes digitales et me faire remettre mon permis! Je touche au but!
Au guichet 10, je me fais virer de bord: je dois faire faire des copies, encore. Mais la queue a la photocopie est restreinte je n'attends presque pas! Je reviens au guichet 10, pose devant la caméra et fais prendre mes empreintes. Après un autre 5 minute, TALALA! J'ai mon permis!
Le processus a pris, pour moi et Michel, un gros total de 3 heures, ce qui n'est pas si pire si on est prêt mentalement. ** Note: savez-vous que, souvent, les mexicains se présentent a deux dans ce type d'endroit? Au bureau ce matin-la, il y avait deux jeunes hommes. L'un avec sa mère et l'autre avec son grand-père. Pendant que les jeunes remplissaient les documents, testaient leur vision ou allaient payer a la banque, leurs complices faisaient la queue pour l'étape suivante a leur place! S'ils s'approchaient trop prêt du guichet, ils laissaient passer les gens derrière eux. Lorsque le gamin était prêt, il venait rejoindre sa maman/son grand-papa dans la queue. Méchant bon système!**
Nous avons beaucoup rit se matin la, prenant des notes mentalement pour pouvoir raconter l'aventure a nos familles et amis. J'ai perdu mon sourire cependant quand je suis revenu a la maison et que j'ai vu que mon permis était bon seulement jusqu'au 12 mai 2011. Je vais devoir me retaper tout ca dans six mois! MAMAAANNNNNNNN!
Nous ne sommes plus résidents canadiens car nous avons officiellement émigrés vers le Mexique. Un des impacts de cette décision est l'invalidation de notre permis de conduire. Comme nous désirons pouvoir continuer à louer des voitures, ici ou au Canada, nous devions absolument obtenir un permis mexicain valide. Je connaissais, un peu, les règles d'obtention qui sont plutôt faciles: se présenter dans un bureau des transports avec nos documents d'identification (passeport et visa-fm3), notre preuve de résidence (compte de téléphone, d'électricité ou d'eau) et $436 pesos. C'est tout, pas d'examen écrit, pas d'examen pratique, juste ça. Vraiment? Aussi simple et rapide??? J'en doutais un peu.....
Michel et moi nous nous sommes frottés a quelques reprises déjà a la bureaucratie mexicaine, nous savions donc qu'il fallait prévoir du temps, beaucoup, et garder notre bonne humeur. Vendredi dernier nous sommes donc partie le sourire aux lèvres, tôt le matin vers 7h50, avec en tête que cela pouvait prendre toute l'avant-midi. Bonne attitude!
Imaginez la scène: il y a, a Veracruz, 2 oui DEUX bureaux d'obtention de permis. Pour une ville de 800,000 habitants + tous les villages voisins. Pour TOUS LES PERMIS incluant :taxi, camions, motocyclette, étrangers, débutants. TOUS!!! Pour entrer dans le local, nous débutons par une queue extérieure. La porte est gardée par une sympathique gardienne de sécurité armée de façon nonchalante i.e. le fusil est glissé dans sa ceinture de pantalon. Pas d'étui pour elle, non monsieur! Avant de nous laissé entrer, elle nous demande de sortir nos documents. Après environ 10 minutes, nous entrons et nous dirigeons vers le guichet no. 1 ou nous devons faire une deuxième queue.
*** s.v.p. amusez-vous a compter les queues, il n'y a pas de tirage a la fin mais c'est quand même amusant: Michel et moi ca nous a fait rigoler tout l'avant-midi ***
Après que le monsieur du guichet 1 ait vérifier tous nos documents, originaux et copies, nous passons au guichet 2 (vous allez me dire que le 2 suit logiquement le 1, pas si simple! ca se complique plus tard), pour l'examen de la vue. J'angoisse un peu: je n'avais pas prévu ca, j'ai mes vieilles lunettes, ma vision sera un peu moins bonne. HA! j'aurais pas dû angoisser....
La très souriante et chaleureuse dame de l'examen de la vue me demande de me mettre sur la ligne et de dire dans quelle direction pointe les symboles.
** L'examinateur ne montre pas de lettres, plusieurs étant analphabètes. Ils utilisent des symboles facilement identifiables **
Je m'exécute jusqu'à ce que j'arrive dans les zones plus petites; je ne vois rien!!! Pas grave, la dame m'indique, d'un léger signe de tête, que je ne l'ai pas du tout. Je donne une autre direction, pas celle-la non plus. Finalement, a la 4iem et dernière possibilité, je l'ai! La dame me félicite et me met une note parfaite sur mon document!
** Elle fait ca pour tout le monde, je n'ai pas eu droit a un traitement de faveur **
J'entends Michel qui s'amuse comme un petit fou derrière moi, pendant qu'il attend dans la queue.
Direction guichet no. 3 - nouvelle queue. La je ressors mes documents: la jeune femme saisie les informations dans le système et confirme mon nom, date de naissance et tout. Je dois expliquer que je n'ai pas 2 noms de famille, comme c'est la norme au Mexique, et que oui, en général mon prénom s'écrit avec un trait d'union
**leçon d'espagnol de la semaine: trait d'union se dit "guion" en espagnol**.
Comme personne en cas d'urgence, je mets Michel. Je dois épeler son nom de famille: "Pelletier" leur donne toujours un mal de tête. Maintenant je passe au guichet no. 8. Ah Ah! Vous pensiez que j'allais dire 4 n'est-ce-pas? Nouvelle queue, elle est nettement plus longue que les autres. De nouveau je donne mes documents, auxquelles se sont ajoutés ceux donnés par les commis des guichets précédents. La pile devient épaisse! La dame vérifie tout et prépare une facture que je dois payer. Je m'informe: dois-je la payer au guichet 9 inscrit " réception des paiements"? (le monsieur qui y est assis a l'air de s'emmerder). Bien sûr que non! Quelle idée! Je dois allé la payer dans une banque et revenir ensuite avec la preuve de paiement. Je sors a l'extérieur et j'attends que Michel ait lui aussi fini.
Nous nous rendons dans une banque située dans un centre commercial pas très loin. Nous payons notre facture et retournons au bureau des licences. Nous évitons la queue cette fois-la, la gardienne nous permettant d'entrer car nous avons déjà fait une bonne partie du parcours. Nous devons faire la queue pour faire faire des copies de notre preuve de paiement et, ensuite, nous rendre au guichet 4 (ben oui, pas le 9 - après le 3 c'est le 8 et, après le 8 c'est le 4).
Devant le guichet 4, la queue est longue. Michel commence a dire des niaiseries, fait des faces bref est lui-même jusqu'a ce que la gardienne vienne l'avertir, en riant, d'arrêter ou elle devra le jeter dehors. Elle semblait trouver Michel sympathique, elle lui fait des blagues sans arrêt. Lui faisant croire, entre autre, qu'il devait refaire toutes les queues lorsque nous sommes revenus de la banque. Devant son visage déconfit, elle s'est trouvé très drôle!
Finalement après 1 heure d'attente c'est mon tour! Je remets tous mes documents et preuve de paiement.
** A chaque client, la demoiselle doit brocher des documents ensembles - elle n'a pas de brocheuse. Elle se lève, se rend au guichet 7 qui est inoccupé, broche ses documents et revient se rasseoir. Il semble qu'il lui est impossible/interdit/dangereux de prendre la brocheuse du 7 et de l'apporter vers le 4. Problèmes temporels peut-être?? **
Elle me pose de nouvelles questions: groupe sanguin, don d'organes et autres. Ensuite, enfin, elle me dit de passer au guichet 10 pour faire prendre ma photo, mes empreintes digitales et me faire remettre mon permis! Je touche au but!
Au guichet 10, je me fais virer de bord: je dois faire faire des copies, encore. Mais la queue a la photocopie est restreinte je n'attends presque pas! Je reviens au guichet 10, pose devant la caméra et fais prendre mes empreintes. Après un autre 5 minute, TALALA! J'ai mon permis!
Le processus a pris, pour moi et Michel, un gros total de 3 heures, ce qui n'est pas si pire si on est prêt mentalement. ** Note: savez-vous que, souvent, les mexicains se présentent a deux dans ce type d'endroit? Au bureau ce matin-la, il y avait deux jeunes hommes. L'un avec sa mère et l'autre avec son grand-père. Pendant que les jeunes remplissaient les documents, testaient leur vision ou allaient payer a la banque, leurs complices faisaient la queue pour l'étape suivante a leur place! S'ils s'approchaient trop prêt du guichet, ils laissaient passer les gens derrière eux. Lorsque le gamin était prêt, il venait rejoindre sa maman/son grand-papa dans la queue. Méchant bon système!**
Nous avons beaucoup rit se matin la, prenant des notes mentalement pour pouvoir raconter l'aventure a nos familles et amis. J'ai perdu mon sourire cependant quand je suis revenu a la maison et que j'ai vu que mon permis était bon seulement jusqu'au 12 mai 2011. Je vais devoir me retaper tout ca dans six mois! MAMAAANNNNNNNN!
mercredi 10 novembre 2010
2010/11/10: Xalapa ou Jalapa?
2010/11/10: Xalapa ou Jalapa?
Cette fin de semaine nous avons décidé, enfin, de nous rendre à Xalapa (ou Jalapa), patrie des "Jalapenos". Le nom de la ville s'écrit de deux façon, dépendant qu'on la prononce à "la nahuatl" ou à "l'espagnol". Le son "x" en nahuatl se prononçant comme le "j" espagnol, soit un son aspiré. Notez, pour ceux qui ont visité la Riviera Maya, que le "x" nahuatl et le "x" maya se prononce différemment (le "x" maya sonne comme le "ch" français). Donc, maintenant que vous savez comme se dit le nom de cette ville magnifique, je peux vous raconter notre visite!
Il y a des départs au 20 minutes, par autobus, de Veracruz vers Xalapa. La route est très courue car les trajets pour Ciudad Mexico, pour Puebla autre villes au nord-ouest passent par cette dernière. Elle occupait déjà, bien avant l'arrivée des espagnols, un rôle de "relai" pour les routes commerciales. Il faut dire que les passages, dans la "Sierra Madre Orientale" ne sont pas si nombreux. C'est une ville située haut dans les montagnes et la température le reflète bien: au moins 10 degrés de moins qu'à Veracruz à seulement 2 heures de route!
Nous sommes donc partis vers 13h25 après s'être bourré de tacos au stand de rue situé à proximité du terminal d'autobus (à $20 pesos pour 5 tacos, nous ne pouvions manquer ça!). La route est belle et comme nous avions pris le trajet "directo" à $88.00 pesos (le trajet "paso" est à $80 et dure une 15 de minutes de plus), c'était de la grande route tout au long. Les paysages sont assez joli mais la star c'est le pico d'Orizaba, avec ses neiges éternelles, qui nous apparaît de plus en plus près à mesure que nous nous rapprochons de Xalapa.
Nous avions identifié un petit hotel, dans la vieille ville, où nous avons fait nos réservations. À 16h00 nous étions installés, fin prêts pour une visite du centre historique. La ville est absolument magnifique! Imaginez une ville coloniale espagnole entourée de montagne, pleine de petites rues pavées, offrants à chaque détour un nouveau coup d'oeil spectaculaire! Wow!
C'est, en plus de la capitale politique, la capitale culturelle et éducative avec, entre autres, les écoles d'architectures, d'ingénieries et d'anthropologies. Le dimanche nous avons d'ailleurs visité le célèbre musée d'anthropologie de Xalapa. Le bâtiment en lui-même vaut la visite! Il a été conçu pour se marier aux collections qu'il présente soit des artefacts datant des cultures Olmèques, Totomèques et autres qui ont habitées l'état de Veracruz. Ces cultures ont précédées les Astèques et les Olmèques sont aussi appelé la "culture mère" pour leur influence sur les autres nations autochtone qui les ont suivis. C'est vraiment un lieu à voir! Et, comme tous les musées au Mexique, l'entrée est ridiculement basse soit $50 pesos.
Le seul point négatif de notre visite: la température. Comme je l'ai mentionné plus haut, il y fait facilement 10 degrés de moins qu'à Veracruz. Nous avions donc entre 15 et 20 le jour et aux environs de 10 la nuit. Vous allez me dire que, bien habillé, y'a rien là! Ben justement, y'a quelques chose là! Parce qu'aucune maison, bâtiment, restaurants, bars ne sont chauffés! AUCUNS! Les portes sont grandes ouvertes dans les endroits publics, comme partout ailleurs au Mexique. Les employés travaillent avec leur manteau, tuque, foulards et les clients aussi! Nous avons mangé, samedi soir, dans un charmant resto du centre-ville. La bouffe était excellente, les autres clients charmants (nous avons eu un succès boeuf comme canadien-français!) mais nous avons passé le souper avec nos manteaux de cuir! Au moins, ça garde le vin au frais.....
Comme je le disais à Michel lors de notre retour lundi: j'aurais pu tomber amoureuse de Xalapa, assez pour m'y installer, mais disons que la température a refroidi mes ardeurs......
Cette fin de semaine nous avons décidé, enfin, de nous rendre à Xalapa (ou Jalapa), patrie des "Jalapenos". Le nom de la ville s'écrit de deux façon, dépendant qu'on la prononce à "la nahuatl" ou à "l'espagnol". Le son "x" en nahuatl se prononçant comme le "j" espagnol, soit un son aspiré. Notez, pour ceux qui ont visité la Riviera Maya, que le "x" nahuatl et le "x" maya se prononce différemment (le "x" maya sonne comme le "ch" français). Donc, maintenant que vous savez comme se dit le nom de cette ville magnifique, je peux vous raconter notre visite!
Il y a des départs au 20 minutes, par autobus, de Veracruz vers Xalapa. La route est très courue car les trajets pour Ciudad Mexico, pour Puebla autre villes au nord-ouest passent par cette dernière. Elle occupait déjà, bien avant l'arrivée des espagnols, un rôle de "relai" pour les routes commerciales. Il faut dire que les passages, dans la "Sierra Madre Orientale" ne sont pas si nombreux. C'est une ville située haut dans les montagnes et la température le reflète bien: au moins 10 degrés de moins qu'à Veracruz à seulement 2 heures de route!
Nous sommes donc partis vers 13h25 après s'être bourré de tacos au stand de rue situé à proximité du terminal d'autobus (à $20 pesos pour 5 tacos, nous ne pouvions manquer ça!). La route est belle et comme nous avions pris le trajet "directo" à $88.00 pesos (le trajet "paso" est à $80 et dure une 15 de minutes de plus), c'était de la grande route tout au long. Les paysages sont assez joli mais la star c'est le pico d'Orizaba, avec ses neiges éternelles, qui nous apparaît de plus en plus près à mesure que nous nous rapprochons de Xalapa.
Nous avions identifié un petit hotel, dans la vieille ville, où nous avons fait nos réservations. À 16h00 nous étions installés, fin prêts pour une visite du centre historique. La ville est absolument magnifique! Imaginez une ville coloniale espagnole entourée de montagne, pleine de petites rues pavées, offrants à chaque détour un nouveau coup d'oeil spectaculaire! Wow!
C'est, en plus de la capitale politique, la capitale culturelle et éducative avec, entre autres, les écoles d'architectures, d'ingénieries et d'anthropologies. Le dimanche nous avons d'ailleurs visité le célèbre musée d'anthropologie de Xalapa. Le bâtiment en lui-même vaut la visite! Il a été conçu pour se marier aux collections qu'il présente soit des artefacts datant des cultures Olmèques, Totomèques et autres qui ont habitées l'état de Veracruz. Ces cultures ont précédées les Astèques et les Olmèques sont aussi appelé la "culture mère" pour leur influence sur les autres nations autochtone qui les ont suivis. C'est vraiment un lieu à voir! Et, comme tous les musées au Mexique, l'entrée est ridiculement basse soit $50 pesos.
Le seul point négatif de notre visite: la température. Comme je l'ai mentionné plus haut, il y fait facilement 10 degrés de moins qu'à Veracruz. Nous avions donc entre 15 et 20 le jour et aux environs de 10 la nuit. Vous allez me dire que, bien habillé, y'a rien là! Ben justement, y'a quelques chose là! Parce qu'aucune maison, bâtiment, restaurants, bars ne sont chauffés! AUCUNS! Les portes sont grandes ouvertes dans les endroits publics, comme partout ailleurs au Mexique. Les employés travaillent avec leur manteau, tuque, foulards et les clients aussi! Nous avons mangé, samedi soir, dans un charmant resto du centre-ville. La bouffe était excellente, les autres clients charmants (nous avons eu un succès boeuf comme canadien-français!) mais nous avons passé le souper avec nos manteaux de cuir! Au moins, ça garde le vin au frais.....
Comme je le disais à Michel lors de notre retour lundi: j'aurais pu tomber amoureuse de Xalapa, assez pour m'y installer, mais disons que la température a refroidi mes ardeurs......
vendredi 5 novembre 2010
05/11/2010: Jours des morts
05/11/2010: Jours des morts
Dimanche dernier, nous sommes allé à Puerto Alavarado passer la journée. Y'a pas grand chose à faire à Alvarado à part admirer l'immense lac... Mais il faisait beau, l'église est superbe, les fruits de mers frais (la région est réputée pour ses crevettes) et ça nous a permis de voir un coin de pays que nous ne connaissions pas. Cette fin de semaine nous partons visiter Xalapa (aussi écrit Jalapa), patrie des "chilis" du même nom (Jalapeno ça vous dit quelques chose???). Probablement que la semaine prochaine je vous parlerai de cette ville, capitale de l'état de Veracruz.
Cette semaine cependant je veux souligner une des fêtes les plus importantes au Mexique soit "Dias de muertos" ou "Jours des morts". Les deux jours en question sont les 1ier et 2 novembre. C'est une fête suffisamment importante pour que les services gouvernementaux, écoles et certaines entreprises soient fermés. Pourquoi deux jours??? Parce que le 1ier, c'est le jour de l'âme des enfants décédés et le 2 novembre c'est celui des adultes.
Contrairement à ce que quelqu'un pourrait penser, moi la première, c'est une fête joyeuse, pleine de couleur et de bouffe (hé! nous sommes au Mexique!). Malgré leur nom, ces journées célèbrent la VIE des défunts. Les gens vont créer des "altar" (autels), à la mémoire des défunts dont ils veulent souligner la vie. Sur l'autel, constituer généralement de 7 étages représentants les 7 étapes de la mort, les gens mettront des photos ou des portraits, des objets ayant appartenu aux "honorés" et d'autres qui rappellent des traits de caractères ou des préférences. Par exemple, une famille qui veut souligner la vie de "Oncle Juan" pourrait mettre une bouteille de sa téquila préférée, des tamales au poulet (il aimait tellement cela!) et une copie de son livre de chevet. Les autels sont loin d'être lugubres: les couleurs - traditionnellement l'orange et le pourpre - les fleurs, rubans et autres assurent l'esprit festif. Vous pouvez même voir des "squelettes" grandeur nature, habillé de costumes traditionnels ou amusants. Je vous dis, ce n'est surtout pas triste!!! Sous les arcades du "zocalo" (la place principale de Veracruz), il y avait une exposition d'autels: certains honoraient les héros historiques du Mexique et d'autres la civilisation pré-hispanique.
Mais, une des traditions la plus révélatrice est la pratique de la "calavera". C'est un texte rimé, honorant une personne/groupe/évènement/autres. Des concours sont organisés dans les classes, des organismes vont en écrire un "officiel" pour faire publier dans les journaux, bref, c'est super important. Mais ce qui est le plus frappant, c'est que ça peut se faire pour une personne encore vivante! Ils sont souvent humoristiques mais peuvent aussi être sombre et sérieux. J'en ai vu un pour les "Beatles" (!!!) et un autre pour l'ouragan "Karl". L'important est de comprendre que cette pratique est loin d'être morbide! Elle sert à rendre hommage, à se rappeler quelqu'un et montrer son appréciation (ou non!).
Les gens vont aussi se rendre en famille - et quand je dis famille, je veux dire toute la famille - au cimetière porter des fleurs, des repas et autres cadeaux, à leurs morts. Si la température le permet, plusieurs vont en profiter pour faire un pique-nique "avec les morts", assis sur le cénotaphe. Les gens s'offrent, entre eux, des petits crânes en sucre souvent avec le nom de la personne à qui il le donne, le tout dans la bonne humeur.
J'adore ça! Cette vision positive, tournée vers la joie et les souvenirs heureux qu'une personne a laissée plutôt que la tristesse! Quelle belle façon de montrer à ses enfants que nous pouvons avoir du chagrin lorsqu'une personne aimée décède mais que la meilleure façon de l'honorer reste dans le souvenir du bonheur qu'elle nous a donné....
Dimanche dernier, nous sommes allé à Puerto Alavarado passer la journée. Y'a pas grand chose à faire à Alvarado à part admirer l'immense lac... Mais il faisait beau, l'église est superbe, les fruits de mers frais (la région est réputée pour ses crevettes) et ça nous a permis de voir un coin de pays que nous ne connaissions pas. Cette fin de semaine nous partons visiter Xalapa (aussi écrit Jalapa), patrie des "chilis" du même nom (Jalapeno ça vous dit quelques chose???). Probablement que la semaine prochaine je vous parlerai de cette ville, capitale de l'état de Veracruz.
Cette semaine cependant je veux souligner une des fêtes les plus importantes au Mexique soit "Dias de muertos" ou "Jours des morts". Les deux jours en question sont les 1ier et 2 novembre. C'est une fête suffisamment importante pour que les services gouvernementaux, écoles et certaines entreprises soient fermés. Pourquoi deux jours??? Parce que le 1ier, c'est le jour de l'âme des enfants décédés et le 2 novembre c'est celui des adultes.
Contrairement à ce que quelqu'un pourrait penser, moi la première, c'est une fête joyeuse, pleine de couleur et de bouffe (hé! nous sommes au Mexique!). Malgré leur nom, ces journées célèbrent la VIE des défunts. Les gens vont créer des "altar" (autels), à la mémoire des défunts dont ils veulent souligner la vie. Sur l'autel, constituer généralement de 7 étages représentants les 7 étapes de la mort, les gens mettront des photos ou des portraits, des objets ayant appartenu aux "honorés" et d'autres qui rappellent des traits de caractères ou des préférences. Par exemple, une famille qui veut souligner la vie de "Oncle Juan" pourrait mettre une bouteille de sa téquila préférée, des tamales au poulet (il aimait tellement cela!) et une copie de son livre de chevet. Les autels sont loin d'être lugubres: les couleurs - traditionnellement l'orange et le pourpre - les fleurs, rubans et autres assurent l'esprit festif. Vous pouvez même voir des "squelettes" grandeur nature, habillé de costumes traditionnels ou amusants. Je vous dis, ce n'est surtout pas triste!!! Sous les arcades du "zocalo" (la place principale de Veracruz), il y avait une exposition d'autels: certains honoraient les héros historiques du Mexique et d'autres la civilisation pré-hispanique.
Mais, une des traditions la plus révélatrice est la pratique de la "calavera". C'est un texte rimé, honorant une personne/groupe/évènement/autres. Des concours sont organisés dans les classes, des organismes vont en écrire un "officiel" pour faire publier dans les journaux, bref, c'est super important. Mais ce qui est le plus frappant, c'est que ça peut se faire pour une personne encore vivante! Ils sont souvent humoristiques mais peuvent aussi être sombre et sérieux. J'en ai vu un pour les "Beatles" (!!!) et un autre pour l'ouragan "Karl". L'important est de comprendre que cette pratique est loin d'être morbide! Elle sert à rendre hommage, à se rappeler quelqu'un et montrer son appréciation (ou non!).
Les gens vont aussi se rendre en famille - et quand je dis famille, je veux dire toute la famille - au cimetière porter des fleurs, des repas et autres cadeaux, à leurs morts. Si la température le permet, plusieurs vont en profiter pour faire un pique-nique "avec les morts", assis sur le cénotaphe. Les gens s'offrent, entre eux, des petits crânes en sucre souvent avec le nom de la personne à qui il le donne, le tout dans la bonne humeur.
J'adore ça! Cette vision positive, tournée vers la joie et les souvenirs heureux qu'une personne a laissée plutôt que la tristesse! Quelle belle façon de montrer à ses enfants que nous pouvons avoir du chagrin lorsqu'une personne aimée décède mais que la meilleure façon de l'honorer reste dans le souvenir du bonheur qu'elle nous a donné....
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