16/11/2011: En visite
Je suis au Québec depuis vendredi dernier. Jusqu'à date il ne fait pas trop froid, ce qui est très bien. Nous avons eu un peu de neige samedi mais elle a fondue depuis.
Une chose qui me fait toujours rire est quand des gens, qui apprennent que je vis au Mexique, me disent: "que vous êtes chanceuse!" Comme si la chance avait quoi que ce soit à voir avec ça! Nous avons faits des choix, nous avons planifié notre décision! Et si la très grande majorité du temps nous sommes parfaitement heureux et satisfait, la vie là-bas n'est pas parfaite!
Tous ne pourraient si habituer: la chaleur (extrême parfois), le rythme très lent de tout (ce qui veut dire délai à la banque, à la poste, bureaucratie lourde), le manque de rigueur (le gars qui te dit qu'il viendra lundi après-midi et qui arrive le mercredi matin) et l'absence de chips "cornichons à l'aneth"!
Nous trouvons là-bas beaucoup des mêmes choses qu'ici: Wal-Mart, Costco, Home Depôt, McDonald et j'en passe. Même les chaines locales, Chedraui, Soriana, Chapur, offrent des produits similaires aux chaînes internationales. Et pourtant, plusieurs produits sont introuvables et il faut faire autrement. Mais "vivre autrement" n'est-ce-pas la première décision à prendre avant de partir?
J'entends régulièrement des gens me dirent qu'un tel est reparti aux E.U. ou au Canada, n'ayant pu s'habituer à la chaleur, à l'humidité, à la culture locale ou qu'ils ont réalisés qu'ils seraient très isolés socialement s'ils n'apprenaient pas l'espagnol....
Alors, avant de me dire que je suis chanceuse, imaginez-vous à ma place: je ne suis pas en vacances, assise dans un tout inclus avec un margarita à la main. Je VIS là-bas: fait le ménage, le lavage, l'épicerie, l'entretien de la maison, les courses et autres obligations de la petite vie.....
mercredi 16 novembre 2011
dimanche 16 octobre 2011
2011-10-16: Les plaisirs de la communication
2011-10-16: Les plaisirs de la communication
C'est officiel: j'ai perdu la tête! Après avoir gardé "en famille d'accueil" une petite chienne, Asuna, et réussit à lui trouver une maison ici à Chelem, j'ai décidé de recommencer! Ais-je choisi un autre petit chien de 2 ou 3 ans? Ben non voyons! Pourquoi faire simple quand je peux faire chaotique!
Alors, depuis hier, Gordo (signifie gros ou dodu) est avec nous. C'était le meilleur ami de Pirata au refuge. Il a 9 mois. Et oui, maintenant nous hébergeons, nourrissons et promenons 3 chiots de 8, 9 et 10 mois. Le bordel!
Ce matin j'essayais de garder un semblant d'ordre lors de la promenade. Gordo tirait dans tous les sens (il n'est jamais sorti du refuge, tout est excitant pour lui!), Pirata disputait (il se croit le patron en charge de la sécurité/discipline) et Feliz et bien, était Feliz! Sautait sur les deux autres, gambadait joyeusement, mordillait les mollets de Pirata/Gordo (rien pour améliorer le focus!).
En marchant, j'ai rencontré un voisin qui nettoyait sa cour. Le monsieur me regardait avec un sourire grand comme ça (les mexicains ont les dents très blanches - ça leur fait des sourires magnifiques!) et m'a dit, en rigolant: "vous êtes très patiente!" Ce à quoi j'ai répondu : "plutôt idiote d'essayer de faire marcher calmement 3 chiots de cet âge!". Il a parti à rire, me confirmant du même coup qu'il pensait la même chose mais n'aurait jamais osé me le dire en face (les mexicains sont très polis).
Cet échange court et drôle m'a rappelé pourquoi j'apprends l'espagnol: pour pouvoir communiquer vraiment avec les gens d'ici et les comprendre. Mon espagnol n'est pas encore au niveau que je veux (mon prof me décrit comme étant une intermédiaire-avancée) mais il me permet de me lier avec les mexicains, de lire les journaux et d'écouter la radio.
J'en ai peut-être déjà parlé mais c'est pas grave, je vais en remettre: la quantité de gens qui vivent ici (les expats) qui ne disent pas un mot d'espagnol ?!?!? J'en suis estomaquée à toutes les fois! Je connais des gens qui vivent ici à temps complet depuis 4 ans qui peuvent à peine commander un repas ou même trouver les salles de bain (dondé estan los baños). Comment quelqu'un peut-il se justifier cela?
Leurs relations personnelles sont toujours avec d'autres expats (leur nombre étant limité - tu finis toujours par parler avec les mêmes personnes) ou les quelques mexicains bilingues. Mais, même à eux, le message que tu envoies est que tu ne veux pas VRAIMENT te mêler à la société locale. Que malgré le fait que tu es un invité dans leur pays, tu ne te préoccupes pas d'eux suffisamment pour justifier l'effort d'apprendre leur langue. Et après, ces mêmes gens portent des jugements sur la politique, l'économie ou la société locale! Comment peuvent-ils faire ça quand ils ne peuvent même pas lire les journaux?? Ils se font une opinion sur ce que les autres leur ont traduits ou se qu'ils ont lus dans les journaux étrangers (canadiens, américains, européens - messages qui risquent fort d'être biaisés).
J'ai rencontré plein de gens charmants depuis que je suis ici: locaux et expats. Et je dois avouer que je pouvoir parler en espagnol a favoriser les relations avec les mexicains. Les gens sont plus ouverts et détendus et se montrent très flattés.
Vous savez, ils ne sont pas très très différent de nous: imaginez-vous vivre dans une magnifique ville. Avec une culture, une architecture, une histoire et une gastronomie riches et abondantes, où plein d'étrangers viennent vivre et que la majorité ne parlent rien en français et se montrent déçus quand vous ne parlez pas leur langue. Moi, après quelques mois de : "¿Habla español?", je finirais par leur dire: "No. Et vous, vous parlez pas français?"
C'est officiel: j'ai perdu la tête! Après avoir gardé "en famille d'accueil" une petite chienne, Asuna, et réussit à lui trouver une maison ici à Chelem, j'ai décidé de recommencer! Ais-je choisi un autre petit chien de 2 ou 3 ans? Ben non voyons! Pourquoi faire simple quand je peux faire chaotique!
Alors, depuis hier, Gordo (signifie gros ou dodu) est avec nous. C'était le meilleur ami de Pirata au refuge. Il a 9 mois. Et oui, maintenant nous hébergeons, nourrissons et promenons 3 chiots de 8, 9 et 10 mois. Le bordel!
Ce matin j'essayais de garder un semblant d'ordre lors de la promenade. Gordo tirait dans tous les sens (il n'est jamais sorti du refuge, tout est excitant pour lui!), Pirata disputait (il se croit le patron en charge de la sécurité/discipline) et Feliz et bien, était Feliz! Sautait sur les deux autres, gambadait joyeusement, mordillait les mollets de Pirata/Gordo (rien pour améliorer le focus!).
En marchant, j'ai rencontré un voisin qui nettoyait sa cour. Le monsieur me regardait avec un sourire grand comme ça (les mexicains ont les dents très blanches - ça leur fait des sourires magnifiques!) et m'a dit, en rigolant: "vous êtes très patiente!" Ce à quoi j'ai répondu : "plutôt idiote d'essayer de faire marcher calmement 3 chiots de cet âge!". Il a parti à rire, me confirmant du même coup qu'il pensait la même chose mais n'aurait jamais osé me le dire en face (les mexicains sont très polis).
Cet échange court et drôle m'a rappelé pourquoi j'apprends l'espagnol: pour pouvoir communiquer vraiment avec les gens d'ici et les comprendre. Mon espagnol n'est pas encore au niveau que je veux (mon prof me décrit comme étant une intermédiaire-avancée) mais il me permet de me lier avec les mexicains, de lire les journaux et d'écouter la radio.
J'en ai peut-être déjà parlé mais c'est pas grave, je vais en remettre: la quantité de gens qui vivent ici (les expats) qui ne disent pas un mot d'espagnol ?!?!? J'en suis estomaquée à toutes les fois! Je connais des gens qui vivent ici à temps complet depuis 4 ans qui peuvent à peine commander un repas ou même trouver les salles de bain (dondé estan los baños). Comment quelqu'un peut-il se justifier cela?
Leurs relations personnelles sont toujours avec d'autres expats (leur nombre étant limité - tu finis toujours par parler avec les mêmes personnes) ou les quelques mexicains bilingues. Mais, même à eux, le message que tu envoies est que tu ne veux pas VRAIMENT te mêler à la société locale. Que malgré le fait que tu es un invité dans leur pays, tu ne te préoccupes pas d'eux suffisamment pour justifier l'effort d'apprendre leur langue. Et après, ces mêmes gens portent des jugements sur la politique, l'économie ou la société locale! Comment peuvent-ils faire ça quand ils ne peuvent même pas lire les journaux?? Ils se font une opinion sur ce que les autres leur ont traduits ou se qu'ils ont lus dans les journaux étrangers (canadiens, américains, européens - messages qui risquent fort d'être biaisés).
J'ai rencontré plein de gens charmants depuis que je suis ici: locaux et expats. Et je dois avouer que je pouvoir parler en espagnol a favoriser les relations avec les mexicains. Les gens sont plus ouverts et détendus et se montrent très flattés.
Vous savez, ils ne sont pas très très différent de nous: imaginez-vous vivre dans une magnifique ville. Avec une culture, une architecture, une histoire et une gastronomie riches et abondantes, où plein d'étrangers viennent vivre et que la majorité ne parlent rien en français et se montrent déçus quand vous ne parlez pas leur langue. Moi, après quelques mois de : "¿Habla español?", je finirais par leur dire: "No. Et vous, vous parlez pas français?"
jeudi 22 septembre 2011
22/09/2011: Le bonheur et le pirate
22/09/2010: Le bonheur et le pirate
J'en ai déjà glissé quelques mots à leur propos mais sans vraiment donner de détails. Ils sont jeunes, énergiques et, lentement mais sûrement, font leur place dans nos cœurs: nos chiens, Pirata et Feliz. Nous ne sommes pas certains de leur âge, nous n'avons qu'une approximation. Pirata a "environ" 9 mois et Feliz, elle, environ 7. Ils sont arrivés tous les deux par des chemins détournés mais de la même source, la rue.
Nous avons décidé d'avoir un chien lorsque nous sommes venus au Mexique, autant pour des raisons de compagnie que de sécurité. Dès le début, nous avions choisis de ne pas acheter mais d'adopter. Nous avons commencer à faire du bénévolat dans un refuge pour chiens abandonnées/maltraités situé au sud de Mérida. Vous pouvez consulter leur site, en anglais et en espagnol, au www.evolucionyucatan.com.
Pirata y a été littéralement jeté par dessus la clôture quand il avait environ 2 mois. Les gens sont arrivés le matin et il était là, juste dans l'entrée. Il semblait en assez bonne santé. Ils l'ont gardés et il a trouvé là un refuge contre les duretés de la rue. Car la rue n'est pas tendre envers les chiens. Parlez-en à Feliz.
La journée que nous avons débutés nos travaux à la maison, elle s'est pointée, en fin d'après-midi et allait voir les travailleurs pour se faire donner de la nourriture. Elle était couverte de tiques et de puces, n'avait manifestement pas beaucoup d'énergie et était déshydratée. C'est le gros problème par ici: la terre est poreuse, la couche supérieure étant du sable. Il y a peu de trou d'eau, pas de ruisseau ou d'étang, les animaux abandonnés souffrent tous, plus ou moins, de déshydratation.
Lorsque nous allions au refuge, nous recherchions un chien. Nous en voulions un plus âgé (2 ou 3 ans minimum) et de nature calme. Mais la vie nous envoie souvent ce dont nous avons besoin, pas ce que nous voulons. Et, un matin, je suis allé dans une section du refuge où j'allais peu souvent, une autre bénévole m'ayant dit qu'il y avait de super beaux chiots par là. Pendant que je m'extasiais sur Kiera, Gordo, Panucho, j'ai entendu un rythme régulier, la queue d'un chien battant joyeuse contre une chaudière. Je me retourne et vlan! Le coup de foudre! Un beau chien, blanc et noir, avec une tâche sur l'oeil (ça explique le nom de Pirate) qui me fait un grand sourire! Après, à toutes les fois où nous allions au refuge, nous nous assurions de prendre le temps de le flatter et de jouer avec lui. Michel s'est vite attaché lui aussi et nous avons donc décidé qu'il serait notre chien, lorsque notre maison serait prête.
Lorsque Feliz est venue la première fois, elle se sauvait de nous mais nous pouvions voir qu'elle voulait être notre amie, qu'elle luttait contre l'envie de nous faire confiance. Qu'a-t-elle pu vivre avec les humains qu'elle croisait sur la rue? Après bien des avances, elle s'est finalement approcher de moi. J'ai pu lui arracher les tiques qui pendant dans ses oreilles comme des raisins (triple beurk!) et lui offrir de l'eau.
Le lendemain Michel a acheté un sac de nourriture et nous lui en avons donner. Inutile de dire qu'après ça, elle venait tous les après-midi! Nous voulions lui trouver une maison d'adoption (rappelez-vous que nous ne voulions qu'un chien!) mais, après quelques jours, nous avons craqué. Tous nous disait que deux chiens s'était mieux (ils jouent ensemble) et nous nous sommes dit que ce ne serait pas si pire.
Et nous avions raison! Mais le chaos que deux chiots peuvent apporter! Ils jouent, sautent, font de la lutte dans la cour! Et les marches! Au début, je me disais que nous n'en viendrions pas à bout! Et pourtant, 3 mois plus tard, ils sont toujours là.
Pirata se prend pour le "petit boss" et, après des débuts bruyants (lire "japper sur tous ce qui bouge), il s'est calmé et ne lâche que quelques "ouaf" par jour, pour bien s'assurer que la population animale et humaine du coin est au courant qu'il est en charge de la sécurité. Feliz est plus affectueuse, surtout depuis sa stérilisation. Elle adore jouer avec Pirata et les "gratouilles de bedaines". Elle jappe peu mais apporte son soutien à Pirata pour la sécurité.
Ils sont sociables, autant avec les autres chiens que les humains, et nous écoutent bien. Ils marchent de mieux en mieux avec la laisse et adorent allé pour leur promenades deux fois par jour sur la plage. Ils ne contemplent pas le coucher de soleil ou les oiseaux qui volent bas au dessus des vagues,, préférant renifler tout et fouiller dans les coquillages. Bref, ils nous apportent beaucoup de bonheur et leur compagnie nous est précieuse.
Si c'était à refaire, j'y replongerais avec bonheur! Et, encore, je n'achèterais pas. Les refuges, autant Mexicains, Canadiens ou américains sont pleins de créatures attachantes, intelligentes, prête à vous ouvrir leur coeur. Alors, si vous envisagez d'avoir un chien, n'hésitez pas! Adoptez!
P.S.: Pirata est gentil mais un peu lent. A moins que ce ne soit Feliz qui soit super intelligente. Enfin, je suis fière d'annoncer qu'après 3 mois d'efforts, il comprend enfin le "Sientate" (assis-toi), que Feliz a maîtrisée en 2 jours. Il réagit encore un peu lentement quand il n'y a pas de gâteries mais finit toujours par s'asseoir. Je veux m'attaque maintenant au "Espera" (attends!)......
J'en ai déjà glissé quelques mots à leur propos mais sans vraiment donner de détails. Ils sont jeunes, énergiques et, lentement mais sûrement, font leur place dans nos cœurs: nos chiens, Pirata et Feliz. Nous ne sommes pas certains de leur âge, nous n'avons qu'une approximation. Pirata a "environ" 9 mois et Feliz, elle, environ 7. Ils sont arrivés tous les deux par des chemins détournés mais de la même source, la rue.
Nous avons décidé d'avoir un chien lorsque nous sommes venus au Mexique, autant pour des raisons de compagnie que de sécurité. Dès le début, nous avions choisis de ne pas acheter mais d'adopter. Nous avons commencer à faire du bénévolat dans un refuge pour chiens abandonnées/maltraités situé au sud de Mérida. Vous pouvez consulter leur site, en anglais et en espagnol, au www.evolucionyucatan.com.
Pirata y a été littéralement jeté par dessus la clôture quand il avait environ 2 mois. Les gens sont arrivés le matin et il était là, juste dans l'entrée. Il semblait en assez bonne santé. Ils l'ont gardés et il a trouvé là un refuge contre les duretés de la rue. Car la rue n'est pas tendre envers les chiens. Parlez-en à Feliz.
La journée que nous avons débutés nos travaux à la maison, elle s'est pointée, en fin d'après-midi et allait voir les travailleurs pour se faire donner de la nourriture. Elle était couverte de tiques et de puces, n'avait manifestement pas beaucoup d'énergie et était déshydratée. C'est le gros problème par ici: la terre est poreuse, la couche supérieure étant du sable. Il y a peu de trou d'eau, pas de ruisseau ou d'étang, les animaux abandonnés souffrent tous, plus ou moins, de déshydratation.
Lorsque nous allions au refuge, nous recherchions un chien. Nous en voulions un plus âgé (2 ou 3 ans minimum) et de nature calme. Mais la vie nous envoie souvent ce dont nous avons besoin, pas ce que nous voulons. Et, un matin, je suis allé dans une section du refuge où j'allais peu souvent, une autre bénévole m'ayant dit qu'il y avait de super beaux chiots par là. Pendant que je m'extasiais sur Kiera, Gordo, Panucho, j'ai entendu un rythme régulier, la queue d'un chien battant joyeuse contre une chaudière. Je me retourne et vlan! Le coup de foudre! Un beau chien, blanc et noir, avec une tâche sur l'oeil (ça explique le nom de Pirate) qui me fait un grand sourire! Après, à toutes les fois où nous allions au refuge, nous nous assurions de prendre le temps de le flatter et de jouer avec lui. Michel s'est vite attaché lui aussi et nous avons donc décidé qu'il serait notre chien, lorsque notre maison serait prête.
Lorsque Feliz est venue la première fois, elle se sauvait de nous mais nous pouvions voir qu'elle voulait être notre amie, qu'elle luttait contre l'envie de nous faire confiance. Qu'a-t-elle pu vivre avec les humains qu'elle croisait sur la rue? Après bien des avances, elle s'est finalement approcher de moi. J'ai pu lui arracher les tiques qui pendant dans ses oreilles comme des raisins (triple beurk!) et lui offrir de l'eau.
Le lendemain Michel a acheté un sac de nourriture et nous lui en avons donner. Inutile de dire qu'après ça, elle venait tous les après-midi! Nous voulions lui trouver une maison d'adoption (rappelez-vous que nous ne voulions qu'un chien!) mais, après quelques jours, nous avons craqué. Tous nous disait que deux chiens s'était mieux (ils jouent ensemble) et nous nous sommes dit que ce ne serait pas si pire.
Et nous avions raison! Mais le chaos que deux chiots peuvent apporter! Ils jouent, sautent, font de la lutte dans la cour! Et les marches! Au début, je me disais que nous n'en viendrions pas à bout! Et pourtant, 3 mois plus tard, ils sont toujours là.
Pirata se prend pour le "petit boss" et, après des débuts bruyants (lire "japper sur tous ce qui bouge), il s'est calmé et ne lâche que quelques "ouaf" par jour, pour bien s'assurer que la population animale et humaine du coin est au courant qu'il est en charge de la sécurité. Feliz est plus affectueuse, surtout depuis sa stérilisation. Elle adore jouer avec Pirata et les "gratouilles de bedaines". Elle jappe peu mais apporte son soutien à Pirata pour la sécurité.
Ils sont sociables, autant avec les autres chiens que les humains, et nous écoutent bien. Ils marchent de mieux en mieux avec la laisse et adorent allé pour leur promenades deux fois par jour sur la plage. Ils ne contemplent pas le coucher de soleil ou les oiseaux qui volent bas au dessus des vagues,, préférant renifler tout et fouiller dans les coquillages. Bref, ils nous apportent beaucoup de bonheur et leur compagnie nous est précieuse.
Si c'était à refaire, j'y replongerais avec bonheur! Et, encore, je n'achèterais pas. Les refuges, autant Mexicains, Canadiens ou américains sont pleins de créatures attachantes, intelligentes, prête à vous ouvrir leur coeur. Alors, si vous envisagez d'avoir un chien, n'hésitez pas! Adoptez!
P.S.: Pirata est gentil mais un peu lent. A moins que ce ne soit Feliz qui soit super intelligente. Enfin, je suis fière d'annoncer qu'après 3 mois d'efforts, il comprend enfin le "Sientate" (assis-toi), que Feliz a maîtrisée en 2 jours. Il réagit encore un peu lentement quand il n'y a pas de gâteries mais finit toujours par s'asseoir. Je veux m'attaque maintenant au "Espera" (attends!)......
jeudi 25 août 2011
25/08/2011: C'est fini! ben presque....
25/08/2011: C'est fini, ben presque....
Finalement, après des semaines de travaux, des mois de planifications, des jours de magasinage, la maison est terminée. Enfin.... pour ceux qui ont une maison, vous savez comme moi que moins d'une semaine après la fin des "travaux officiels", vous identifiez d'autres choses à faire!
Michel a fini la peinture, intérieure et extérieure, mais il reste des cadres à poser. La table a reçue sa dernière couche de vernie? Et les rideaux eux?
Pis y'aurait le patio à réparer/refaire; pourquoi ne pas construire un "palapa" en même temps? Et un espace de rangement supplémentaire? Ne surtout pas oublier les fleurs, en pot et en pleine terre! Et un plan de basilic "tant qu'à y être"....
Ah!!! Heureusement que ce qui est fait est bien fait et nous satisfait parfaitement! La cuisine est minuscule mais parfaitement fonctionnelle; l'éclairage adéquat, les chambres de bains agréables et la piscine! Haaaa, la piscine!
Jamais je n'aurais cru apprécier autant une piscine! Michel et moi nous nous y plongeons plusieurs fois par jour: pour nous rafraîchir et nous détendre. Sincèrement, le samedi soir, après un bon souper, après la marche des chiens, nous mettons de la musique ("smooth jazz") et nous terminons notre bouteille de vin bien immergés dans l'eau. Quel bonheur!
Je sais, ça fait décadent! Mais même notre précieux, notre fils Gabriel, y a pris goût pendant sa visite! Et il était d'accord pour dire que notre piscine n'est pas très grande, ou très "design", elle n'a pas de chute d'eau, ou de bar intégré mais le plaisir que nous en retirons est tout aussi grand!
Vraiment, je ne sais pas si j'apprécierais notre maison autant si nous avions dû nous endetter pour les 20 prochaines années pour l'avoir... Je regarde d'autres personnes qui viennent s'établir ici et qui investissent des sommes considérables dans de l'immobilier (i.e. $300K USD et plus): il ne fait pas plus chaud pour eux. Le soleil ne brille pas plus fort. Il tombe la même pluie et la mer est identique. Ils ont seulement beaucoup plus grand à entretenir et, soyons honnête ici, ça prend de l'entretien lorsqu'on vit sur la plage (ou à proximité).
Je passe le balai 2 à 3 fois par jour partout dans la maison (les chiens entrent tellement de sable, ça pas de bon sens!) et je sais que l'an prochain, nous devrons refaire la peinture. Encore. Au complet. Et les robinets qui, après 2 mois, commencent déjà à rouiller.
Alors, quand je pense à tout ça, je me détends dans mon hamac (yé!), j'écoute le bruit des oiseaux, je regarde le ciel changer de couleur en fin de journée et me dit que le paradis n'a pas besoin d'être grand ou chic; que le bonheur n'est pas dans des planchers de marbre ou un salon de 20 X 30. Il est dans la satisfaction de vivre exactement selon ses besoins et ses moyens. Pis en écoutant du "smooth jazz" en sirotant un verre de rouge assis dans la piscine......
Finalement, après des semaines de travaux, des mois de planifications, des jours de magasinage, la maison est terminée. Enfin.... pour ceux qui ont une maison, vous savez comme moi que moins d'une semaine après la fin des "travaux officiels", vous identifiez d'autres choses à faire!
Michel a fini la peinture, intérieure et extérieure, mais il reste des cadres à poser. La table a reçue sa dernière couche de vernie? Et les rideaux eux?
Pis y'aurait le patio à réparer/refaire; pourquoi ne pas construire un "palapa" en même temps? Et un espace de rangement supplémentaire? Ne surtout pas oublier les fleurs, en pot et en pleine terre! Et un plan de basilic "tant qu'à y être"....
Ah!!! Heureusement que ce qui est fait est bien fait et nous satisfait parfaitement! La cuisine est minuscule mais parfaitement fonctionnelle; l'éclairage adéquat, les chambres de bains agréables et la piscine! Haaaa, la piscine!
Jamais je n'aurais cru apprécier autant une piscine! Michel et moi nous nous y plongeons plusieurs fois par jour: pour nous rafraîchir et nous détendre. Sincèrement, le samedi soir, après un bon souper, après la marche des chiens, nous mettons de la musique ("smooth jazz") et nous terminons notre bouteille de vin bien immergés dans l'eau. Quel bonheur!
Je sais, ça fait décadent! Mais même notre précieux, notre fils Gabriel, y a pris goût pendant sa visite! Et il était d'accord pour dire que notre piscine n'est pas très grande, ou très "design", elle n'a pas de chute d'eau, ou de bar intégré mais le plaisir que nous en retirons est tout aussi grand!
Vraiment, je ne sais pas si j'apprécierais notre maison autant si nous avions dû nous endetter pour les 20 prochaines années pour l'avoir... Je regarde d'autres personnes qui viennent s'établir ici et qui investissent des sommes considérables dans de l'immobilier (i.e. $300K USD et plus): il ne fait pas plus chaud pour eux. Le soleil ne brille pas plus fort. Il tombe la même pluie et la mer est identique. Ils ont seulement beaucoup plus grand à entretenir et, soyons honnête ici, ça prend de l'entretien lorsqu'on vit sur la plage (ou à proximité).
Je passe le balai 2 à 3 fois par jour partout dans la maison (les chiens entrent tellement de sable, ça pas de bon sens!) et je sais que l'an prochain, nous devrons refaire la peinture. Encore. Au complet. Et les robinets qui, après 2 mois, commencent déjà à rouiller.
Alors, quand je pense à tout ça, je me détends dans mon hamac (yé!), j'écoute le bruit des oiseaux, je regarde le ciel changer de couleur en fin de journée et me dit que le paradis n'a pas besoin d'être grand ou chic; que le bonheur n'est pas dans des planchers de marbre ou un salon de 20 X 30. Il est dans la satisfaction de vivre exactement selon ses besoins et ses moyens. Pis en écoutant du "smooth jazz" en sirotant un verre de rouge assis dans la piscine......
jeudi 9 juin 2011
09/06/2011: Ce sera chouette quand ce sera fini!
09/06/2011: Ce sera chouette quand ce sera fini!
Je suis tellement tannée! Heureusement que nous ne construisons pas une grosse maison, avec des tonnes de pièces, un garage, un piscine creusée, une cuisine extérieure, un patio sur 4 niveaux. Le cerveau m'exploserait!
Entre les travaux, la nouvelle petite chienne et les achats, les journées sont plutôt bien remplies. Les gros travaux devraient se terminés samedi et, ensuite, Michel et moi aurons à faire la peinture et arranger la cour. Il travaille à tous les jours à la maison, étant sur place entre 8h00 du matin et 18h00 le soir. Plus les samedis jusqu'à 14h00. J'y vais aussi mais, présentement, les choses que je peux faire sont plutôt limitées à: choisir le couvre-lit, acheter la vaisselle, planifier la livraison des meubles, voir aux comptes et essayer de faire venir CFE pour poser le 220.
CFE: Comision federal del electricidad. Ou encore: Comment Faire Enrager la madame. Ça fait 3 visites que je fais pour essayer de faire modifier notre entrée du 110 au 220 (comme nous aurons des airs climatisées, ça nous prend plus de pouvoir). Imaginez la scène: comme partout au Mexique, il y a des fils d'attente. Et des heures d'ouvertures limitées (de 7h30 à 13h00). Et des employées au comptoir de "atencion a nuestros clientes" qui sont tout sauf motivées.
Avant de pouvoir allé les voir, nous avons fait préparer l'entrée par l'électricien de notre constructeur. Il fait tout le filage, change les conduits de protection et, cette portion a estomaquée Michel, enlève le compteur et fait la connexion derrière. Lorsque tout est prêt, je vais aux bureaux, pendant les heures d'ouvertures, fais la queue et, finalement me présente devant un air bête."Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Pas de problème, c'est raisonnable. Trois jours plus tard le camion, avec deux techniciens qui ont, eux aussi, un air bête, se présentent. "Les fils ne sont pas de la bonne couleur (!!) et un est trop petit". Ils repartent sans avoir fait quoi que ce soit.
Après que l'électricien ait fait les corrections, je retourne aux bureaux de CFE. Autre queue (celle-là était particulièrement longue car c'était le 30 mai, jour de paie et de paiement de factures). Autre air bête (j'ai découvert qu'elles étaient deux sœurs - pour vrai!) à qui j'explique que les modifications ont été faites selon les instructions. "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Parfait, ça va toujours.
Aujourd'hui, 7 jours ouvrables après, j'y retourne parce qu'ils ne sont toujours pas venus. Autre queue, autre air bête: "vous devez mettre le compteur dans un sac, attaché à l'extérieur, près de l'endroit où il se trouvait parce que les techniciens peuvent y allé à n'importe quel moment entre 7h00 et 20h00 du lundi au vendredi. Ils sont allés mais le compteur n'y était pas.". J'aurais vraiment bien aimé savoir ça la première fois que j'y suis allé! "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". J'espère que cette fois-là est la bonne!
Pendant ce temps, j'aimerais vous rappeler qu'ils ont ENLEVÉS le compteur! Et rebrancher les fils! Les techniciens, les airs bêtes, tous sont au courant! Alors nous utilisons de l'électricité, depuis plus de 2 semaines, SANS PAYER!
Mais il est vrai que le slogan de CFE est "une entreprise de classe mondiale" et non "une entreprise qui fait de l'argent".......
Je suis tellement tannée! Heureusement que nous ne construisons pas une grosse maison, avec des tonnes de pièces, un garage, un piscine creusée, une cuisine extérieure, un patio sur 4 niveaux. Le cerveau m'exploserait!
Entre les travaux, la nouvelle petite chienne et les achats, les journées sont plutôt bien remplies. Les gros travaux devraient se terminés samedi et, ensuite, Michel et moi aurons à faire la peinture et arranger la cour. Il travaille à tous les jours à la maison, étant sur place entre 8h00 du matin et 18h00 le soir. Plus les samedis jusqu'à 14h00. J'y vais aussi mais, présentement, les choses que je peux faire sont plutôt limitées à: choisir le couvre-lit, acheter la vaisselle, planifier la livraison des meubles, voir aux comptes et essayer de faire venir CFE pour poser le 220.
CFE: Comision federal del electricidad. Ou encore: Comment Faire Enrager la madame. Ça fait 3 visites que je fais pour essayer de faire modifier notre entrée du 110 au 220 (comme nous aurons des airs climatisées, ça nous prend plus de pouvoir). Imaginez la scène: comme partout au Mexique, il y a des fils d'attente. Et des heures d'ouvertures limitées (de 7h30 à 13h00). Et des employées au comptoir de "atencion a nuestros clientes" qui sont tout sauf motivées.
Avant de pouvoir allé les voir, nous avons fait préparer l'entrée par l'électricien de notre constructeur. Il fait tout le filage, change les conduits de protection et, cette portion a estomaquée Michel, enlève le compteur et fait la connexion derrière. Lorsque tout est prêt, je vais aux bureaux, pendant les heures d'ouvertures, fais la queue et, finalement me présente devant un air bête."Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Pas de problème, c'est raisonnable. Trois jours plus tard le camion, avec deux techniciens qui ont, eux aussi, un air bête, se présentent. "Les fils ne sont pas de la bonne couleur (!!) et un est trop petit". Ils repartent sans avoir fait quoi que ce soit.
Après que l'électricien ait fait les corrections, je retourne aux bureaux de CFE. Autre queue (celle-là était particulièrement longue car c'était le 30 mai, jour de paie et de paiement de factures). Autre air bête (j'ai découvert qu'elles étaient deux sœurs - pour vrai!) à qui j'explique que les modifications ont été faites selon les instructions. "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". Parfait, ça va toujours.
Aujourd'hui, 7 jours ouvrables après, j'y retourne parce qu'ils ne sont toujours pas venus. Autre queue, autre air bête: "vous devez mettre le compteur dans un sac, attaché à l'extérieur, près de l'endroit où il se trouvait parce que les techniciens peuvent y allé à n'importe quel moment entre 7h00 et 20h00 du lundi au vendredi. Ils sont allés mais le compteur n'y était pas.". J'aurais vraiment bien aimé savoir ça la première fois que j'y suis allé! "Ça va prendre de 3 à 5 jours ouvrables". J'espère que cette fois-là est la bonne!
Pendant ce temps, j'aimerais vous rappeler qu'ils ont ENLEVÉS le compteur! Et rebrancher les fils! Les techniciens, les airs bêtes, tous sont au courant! Alors nous utilisons de l'électricité, depuis plus de 2 semaines, SANS PAYER!
Mais il est vrai que le slogan de CFE est "une entreprise de classe mondiale" et non "une entreprise qui fait de l'argent".......
vendredi 20 mai 2011
20/05/2011: Avancement des travaux
20/05/2011: Avancement des travaux
Le 9 mais nous avons rencontré notre deuxième constructeur, Sr Fernando Villajuana. Après l'avoir rencontré, nous savions que ce serait probablement notre homme. Nous ne nous étions pas trompé. Juste pour la piscine il était plus de 50% MOINS cher que l'autre....
Alors nous y sommes, les travaux ont débutés jeudi le 12. Les journées sont longues, il fait chaud, le travail est physiquement éprouvant, les employés gardent leur sourire et leur attitudes positives!
Et quels travail: ils construisent un mur de 27 mètres de long par 2 mètres de haut, fait en blocs, entre le voisin et chez nous. Pour faire la fondation ils ont creusés à 1.5 mètres. Du beau travail, complètement fait à la main! OUI! Une tranchée de 1.5 mètres de profonds par environ 85 centimètres de large, faite au pic et à la pelle! Ensuite une base en ciment renforcée de tige d'acier, 1 mètres de roches posées à la main avec du mortier (et taillé au couteau et marteau!!!), une autre couche de ciment renforcé pour finalement poser les blocs. Ça a pris 2 gars 6 jours juste pour faire la fondation! Mais là ils ont commencés les blocs et je vous jure que ça monte vite! Avant de faire le mur, ils ont enlevés la vieille clôture faite de barbelée, à mains nues, sans gants.
** La CSST s'en donnerait à cœur joie au Mexique! Les gars travaillent sans casque, en short et t-shirt mais surtout, et ça m'estomaque à chaque fois, en gougounes! Ils déplacent des montagnes de blocs, des chaudières de ciments, travaillent au pic, tout ça en sandales!!!!! **
Pendant ce temps-là, deux gars travaillent dans la maison à détruire un mur de la cuisine pour le reculer de 70 centimètres. Encore là, tout est fait à la masse et au pic. Ils doivent aussi faire une "tranchée" au ciseau et au marteau dans les mur pour passer les tuyaux d'eau chaude, la maison étant construite en blocs de béton.
** Pour ceux que ça peut intéresser: nous avons des journées qui oscillent entre les 37 et 42 degrés Celcius. Que les journées débutent à 8h30 et se terminent à 17h30 avec 2 heures de pause entre 13h00 et 15h00, ils travaillent du lundi au vendredi et le samedi font "une petite journée" de 8h30 à 13h30 **
Ce qui nous frappe le plus, à part l'effort physique considérable, est la très grande qualité des travaux. Le mur de séparation est parfaitement droit, à l'équerre. La cuisine prend forme et sera impeccable. Vraiment, les gars travaillent dur et très, très, très bien.
** Il y a un plus jeune, un apprenti, qui est chargé de préparer les très grandes quantités de ciment requises. Toute la journée, au gros soleil, il brasse, à la main, son ciment directement sur le sol. Je le regarde passer ses journées demi-plié avec sa pelle, à mesurer le sable, la gravelle , le ciment et l'eau. Et brasser, brasser, brasser.... J'ai mal au dos juste à le regarder travailler. Et hier, spontanément, lorsque Michel est revenu de son voyage à la cour à bois, il s'est levé (les gars étaient en pause) et a aidé Michel à décharger. **
Ma part dans tous ça? Je coure les quincailleries, les magasins de céramiques, de meubles et autres. Et j'achète tous ces cossins nécessaires: robinetterie, céramique pour la cuisine et la salle de bain, silicone à fenêtres, électroménager etc. Je vais au magasin presque à tous les jours, parfois jusqu'à Mérida. Enfin, les plus gros achats sont faits.
Une autres surprise, de taille réduite mais avec un impact immense, s'est produite aussi depuis le début des travaux. Jeudi, le tout premier jour, une petite chienne est venue voir les gars. Pas plus de 3 mois, en forçant, elle n'osait pas trop approcher mais espérait quand même se voir donner de la nourriture... Elle est venue à tous les jours jusqu'à ce que lundi, Michel, me dise: "Pourquoi on la garderait pas". Heureusement que j'étais assise par terre (nous n'avons pas encore de chaises/sofa/banc) parce que je serais tombé! Alors après l'avoir emmené se faire donner un vermifuge chez le vétérinaire, nous lui avons donné un bain (elle était très sale et couverte de puces/tiques - double beurk!), nous l'avons emmenée à notre logement! Elle s'est mise "copine-copine" avec la chienne de notre propriétaire (le gigantesque rejeton d'un mélange de Boxer et de Bull Mastiff) et se fait une place, lentement mais sûrement dans nos cœurs. Son nom est "Féliz", ce qui signifie "Joyeuse". J'ai mis deux photos sur mon compte "Facebook". Ben oui, je vais là-dessus maintenant, tous nos copains/copines du refuge sont là-dessus alors, j'ai succombé....
Une autre première, je vous jure Michel devient un autre homme, nous allons ce soir à un restaurant/bar de Chelem qui organise une soirée "Karaoke".... J'ignore si Michel va chanter; en tout cas, si vous apprenez que j'ai été déportée, vous saurez que c'est parce que je n'ai pu résister à interpréter Céline Dion.....
Le 9 mais nous avons rencontré notre deuxième constructeur, Sr Fernando Villajuana. Après l'avoir rencontré, nous savions que ce serait probablement notre homme. Nous ne nous étions pas trompé. Juste pour la piscine il était plus de 50% MOINS cher que l'autre....
Alors nous y sommes, les travaux ont débutés jeudi le 12. Les journées sont longues, il fait chaud, le travail est physiquement éprouvant, les employés gardent leur sourire et leur attitudes positives!
Et quels travail: ils construisent un mur de 27 mètres de long par 2 mètres de haut, fait en blocs, entre le voisin et chez nous. Pour faire la fondation ils ont creusés à 1.5 mètres. Du beau travail, complètement fait à la main! OUI! Une tranchée de 1.5 mètres de profonds par environ 85 centimètres de large, faite au pic et à la pelle! Ensuite une base en ciment renforcée de tige d'acier, 1 mètres de roches posées à la main avec du mortier (et taillé au couteau et marteau!!!), une autre couche de ciment renforcé pour finalement poser les blocs. Ça a pris 2 gars 6 jours juste pour faire la fondation! Mais là ils ont commencés les blocs et je vous jure que ça monte vite! Avant de faire le mur, ils ont enlevés la vieille clôture faite de barbelée, à mains nues, sans gants.
** La CSST s'en donnerait à cœur joie au Mexique! Les gars travaillent sans casque, en short et t-shirt mais surtout, et ça m'estomaque à chaque fois, en gougounes! Ils déplacent des montagnes de blocs, des chaudières de ciments, travaillent au pic, tout ça en sandales!!!!! **
Pendant ce temps-là, deux gars travaillent dans la maison à détruire un mur de la cuisine pour le reculer de 70 centimètres. Encore là, tout est fait à la masse et au pic. Ils doivent aussi faire une "tranchée" au ciseau et au marteau dans les mur pour passer les tuyaux d'eau chaude, la maison étant construite en blocs de béton.
** Pour ceux que ça peut intéresser: nous avons des journées qui oscillent entre les 37 et 42 degrés Celcius. Que les journées débutent à 8h30 et se terminent à 17h30 avec 2 heures de pause entre 13h00 et 15h00, ils travaillent du lundi au vendredi et le samedi font "une petite journée" de 8h30 à 13h30 **
Ce qui nous frappe le plus, à part l'effort physique considérable, est la très grande qualité des travaux. Le mur de séparation est parfaitement droit, à l'équerre. La cuisine prend forme et sera impeccable. Vraiment, les gars travaillent dur et très, très, très bien.
** Il y a un plus jeune, un apprenti, qui est chargé de préparer les très grandes quantités de ciment requises. Toute la journée, au gros soleil, il brasse, à la main, son ciment directement sur le sol. Je le regarde passer ses journées demi-plié avec sa pelle, à mesurer le sable, la gravelle , le ciment et l'eau. Et brasser, brasser, brasser.... J'ai mal au dos juste à le regarder travailler. Et hier, spontanément, lorsque Michel est revenu de son voyage à la cour à bois, il s'est levé (les gars étaient en pause) et a aidé Michel à décharger. **
Ma part dans tous ça? Je coure les quincailleries, les magasins de céramiques, de meubles et autres. Et j'achète tous ces cossins nécessaires: robinetterie, céramique pour la cuisine et la salle de bain, silicone à fenêtres, électroménager etc. Je vais au magasin presque à tous les jours, parfois jusqu'à Mérida. Enfin, les plus gros achats sont faits.
Une autres surprise, de taille réduite mais avec un impact immense, s'est produite aussi depuis le début des travaux. Jeudi, le tout premier jour, une petite chienne est venue voir les gars. Pas plus de 3 mois, en forçant, elle n'osait pas trop approcher mais espérait quand même se voir donner de la nourriture... Elle est venue à tous les jours jusqu'à ce que lundi, Michel, me dise: "Pourquoi on la garderait pas". Heureusement que j'étais assise par terre (nous n'avons pas encore de chaises/sofa/banc) parce que je serais tombé! Alors après l'avoir emmené se faire donner un vermifuge chez le vétérinaire, nous lui avons donné un bain (elle était très sale et couverte de puces/tiques - double beurk!), nous l'avons emmenée à notre logement! Elle s'est mise "copine-copine" avec la chienne de notre propriétaire (le gigantesque rejeton d'un mélange de Boxer et de Bull Mastiff) et se fait une place, lentement mais sûrement dans nos cœurs. Son nom est "Féliz", ce qui signifie "Joyeuse". J'ai mis deux photos sur mon compte "Facebook". Ben oui, je vais là-dessus maintenant, tous nos copains/copines du refuge sont là-dessus alors, j'ai succombé....
Une autre première, je vous jure Michel devient un autre homme, nous allons ce soir à un restaurant/bar de Chelem qui organise une soirée "Karaoke".... J'ignore si Michel va chanter; en tout cas, si vous apprenez que j'ai été déportée, vous saurez que c'est parce que je n'ai pu résister à interpréter Céline Dion.....
dimanche 8 mai 2011
2011/05/08: Moyens travaux - gros prix
2011/05/08: Moyens travaux - gros prix
Nous avons rencontré, depuis 1 semaine, 2 constructeurs pour parler des travaux à faire dans notre nouvelle maison: pose de l'eau chaude, installation des airs climatisées et d'un réservoir de gaz etc....
Le premier nous a envoyé son estimé par courriel: ouch! Il semble souffrir d'un syndrome bien connu ici le "rich gringo's price". En effet, certains constructeurs/professionnels locaux se fient que les "NOB" (north of border - canadiens/américains) ont de l'argent et peuvent donc payer plus. Et dans les faits, c'est souvent la vérité. Le problème cependant, et ce qui me dérange le plus, est que les ouvriers exécutants les travaux ne seront pas payés plus. Le seul qui profitera du gonflement de la facture sera le constructeur.... Donc, nous en avons fait venir un deuxième pour avoir son opinion.
Juste en placotant avec lui, sans encore avoir eu son estimé, je prévois des prix plus raisonnables. Il vit à Chelem et la majorité de ses contrats sont dans le coin. S'il gonflait trop ses prix, la chose serait connue rapidement et sa part de marché diminuerait. En tout cas, il a mentionné, rapidement un prix pour la piscine et celui-ci était plus de 55% moins cher que l'autre! Méchante différence!
Mais il se peut que la piscine doive attendre un peu; une priorité ayant pris forme, que nous n'avions pas prévue, la construction d'un mur séparateur entre nous et nos voisins.
Au Mexique la plupart des maisons sont emmurées i.e. entourées d'un mur de 4 pieds ou plus de haut qui les isole complètement de la rue et des voisins. Notre propriété a déjà un tel mur sauf pour une portion avec un des deux voisins. Présentement il n'y a qu'une clôture décrépite en fer barbelé. Le problème? Au départ il n'y en avait pas, nous nous disions que nous pouvions attendre avant de faire le mur mais, la semaine dernière lorsque nous sommes arrivés à la maison, les voisins était reparti pour la ville en laissant, le long de la clôture, un tas de déchets!
** La notion de déchet au Mexique est, je crois, une des grandes difficultés et pour beaucoup d'expats, le plus gros irritants. La grande majorité des mexicains ne paient pas leur taxes municipales. Ces dernières n'ayant pratiquement aucuns revenus - exceptés pour les taxes des expats et des compagnies - elles n'offrent pratiquement aucuns services. I.E. pas de collecte des ordures. Vous devez allé les porter directement au site de collecte où il vous demande $10 pesos du sac que vous laissez. Donc les gens jettent leur sac sur des terrains vagues ou les abandonnent sur le bord des routes plutôt que de payer. Plusieurs tirent leur bouteilles vident par la fenêtre de leur voiture, les laissent sur le bord des rues. A Mérida ils ont un budget de propreté, la ville est plus propres mais en campagne...... ***
Donc, nous avons des bouteilles vides de Coke qui sont soufflées chez nous, des sacs de plastiques, etc. NON! J'ai beaucoup de patience, je ne juge pas ce que les gens font chez eux avec mes lunettes de canadiennes (après tout des motivations économiques et un manque de sensibilisation/d'éducation expliquent le phénomène) mais je n'accepterai pas les vidanges des autres chez moi! Y'a toujours des limites!
Alors, quitte a vivre sans piscine encore un an (j'ai déjà vécu 48 ans sans, je peux souffrir une autre - surtout avec la mer à 100 mètres!!), un mur sera construit.
Et puis, ce sera plus sécuritaire pour Pirata... Quoi? vous ne connaissez pas Pirata? C'est notre future chien! Il vit présentement à Evolucion, mais nous l'avons adopté "virtuellement" i.e. nous payons pour sa nourriture et sa castration (qui aura lieu cette semaine - pauvre ti-chou) et il nous est réservé! Imaginez ! Un plan "mise-de-côté" pour chien! Super pratique non? Je vous invite d'ailleurs à allé voir sa photo sur le site evolucionyucatan.com Si vous cliquez dans "chiens pour adopter" il y est. Si vous regardez dans la catégorie "events gallery", il y a des photos de la journée des enfants (kid's day). Vous pourrez nous voir, Michel et moi, avec Pirata et Gordo, son meilleur ami, sur certaines photos. Le plaisir qu'on a eu avec eux cette journée là.....
Nous avons rencontré, depuis 1 semaine, 2 constructeurs pour parler des travaux à faire dans notre nouvelle maison: pose de l'eau chaude, installation des airs climatisées et d'un réservoir de gaz etc....
Le premier nous a envoyé son estimé par courriel: ouch! Il semble souffrir d'un syndrome bien connu ici le "rich gringo's price". En effet, certains constructeurs/professionnels locaux se fient que les "NOB" (north of border - canadiens/américains) ont de l'argent et peuvent donc payer plus. Et dans les faits, c'est souvent la vérité. Le problème cependant, et ce qui me dérange le plus, est que les ouvriers exécutants les travaux ne seront pas payés plus. Le seul qui profitera du gonflement de la facture sera le constructeur.... Donc, nous en avons fait venir un deuxième pour avoir son opinion.
Juste en placotant avec lui, sans encore avoir eu son estimé, je prévois des prix plus raisonnables. Il vit à Chelem et la majorité de ses contrats sont dans le coin. S'il gonflait trop ses prix, la chose serait connue rapidement et sa part de marché diminuerait. En tout cas, il a mentionné, rapidement un prix pour la piscine et celui-ci était plus de 55% moins cher que l'autre! Méchante différence!
Mais il se peut que la piscine doive attendre un peu; une priorité ayant pris forme, que nous n'avions pas prévue, la construction d'un mur séparateur entre nous et nos voisins.
Au Mexique la plupart des maisons sont emmurées i.e. entourées d'un mur de 4 pieds ou plus de haut qui les isole complètement de la rue et des voisins. Notre propriété a déjà un tel mur sauf pour une portion avec un des deux voisins. Présentement il n'y a qu'une clôture décrépite en fer barbelé. Le problème? Au départ il n'y en avait pas, nous nous disions que nous pouvions attendre avant de faire le mur mais, la semaine dernière lorsque nous sommes arrivés à la maison, les voisins était reparti pour la ville en laissant, le long de la clôture, un tas de déchets!
** La notion de déchet au Mexique est, je crois, une des grandes difficultés et pour beaucoup d'expats, le plus gros irritants. La grande majorité des mexicains ne paient pas leur taxes municipales. Ces dernières n'ayant pratiquement aucuns revenus - exceptés pour les taxes des expats et des compagnies - elles n'offrent pratiquement aucuns services. I.E. pas de collecte des ordures. Vous devez allé les porter directement au site de collecte où il vous demande $10 pesos du sac que vous laissez. Donc les gens jettent leur sac sur des terrains vagues ou les abandonnent sur le bord des routes plutôt que de payer. Plusieurs tirent leur bouteilles vident par la fenêtre de leur voiture, les laissent sur le bord des rues. A Mérida ils ont un budget de propreté, la ville est plus propres mais en campagne...... ***
Donc, nous avons des bouteilles vides de Coke qui sont soufflées chez nous, des sacs de plastiques, etc. NON! J'ai beaucoup de patience, je ne juge pas ce que les gens font chez eux avec mes lunettes de canadiennes (après tout des motivations économiques et un manque de sensibilisation/d'éducation expliquent le phénomène) mais je n'accepterai pas les vidanges des autres chez moi! Y'a toujours des limites!
Alors, quitte a vivre sans piscine encore un an (j'ai déjà vécu 48 ans sans, je peux souffrir une autre - surtout avec la mer à 100 mètres!!), un mur sera construit.
Et puis, ce sera plus sécuritaire pour Pirata... Quoi? vous ne connaissez pas Pirata? C'est notre future chien! Il vit présentement à Evolucion, mais nous l'avons adopté "virtuellement" i.e. nous payons pour sa nourriture et sa castration (qui aura lieu cette semaine - pauvre ti-chou) et il nous est réservé! Imaginez ! Un plan "mise-de-côté" pour chien! Super pratique non? Je vous invite d'ailleurs à allé voir sa photo sur le site evolucionyucatan.com Si vous cliquez dans "chiens pour adopter" il y est. Si vous regardez dans la catégorie "events gallery", il y a des photos de la journée des enfants (kid's day). Vous pourrez nous voir, Michel et moi, avec Pirata et Gordo, son meilleur ami, sur certaines photos. Le plaisir qu'on a eu avec eux cette journée là.....
vendredi 29 avril 2011
29/04/2011: Hogar dulce Hogar
29/04/2011: Hogar dulce Hogar
Ça y est! C'est officiel! Les signatures dans le gros livre sont faites! Les clefs sont en notre possession! Nous avons une maison!!!!!!!
J'ai attendu avant d'en parler parce que je voulais que ce soit officiel. Et j'ai bien fait. Il y en eu un délai de 3 semaines et presque deux mois se sont écoulés entre l'offre et le changement de propriétaire.
Acheter une maison au Mexique n'est pas simple mais c'est surtout lié aux différences de langages. Après tout, les documents officiels, les lois ne sont publiées qu'en espagnol. Il est donc important de consulter un "Notario Publico" pour toute les étapes. Nous avons aussi fait affaire avec un agent d'immeuble, un américain qui vit au Mexique depuis 9 ans. Aujourd'hui je me dis que j'aurais pu faire sans lui; pas qu'il était mauvais, mais son espagnol était moins bon que le mien et, finalement, à part obtenir les clefs de la propriétaire et nous faire visiter 2 fois, il a pas fait grand chose.... Le Notaire nous a été plus utile.
C'est une petite, très petite, maison située dans le village de Chelem. Il est environ à 10 kms de Progreso, vers l'ouest. La mer y est magnifique et à seulement 100 mètres de chez nous!!!
Ce qui nous a intéressé est le terrain: 13.15 X 40.9 mètres, ce qui est très grand pour le Mexique. Et, comme je l'ai mentionné plus haut, à 100 mètres de la mer! Je suis complètement gaga!
Elle est séparé en 2 unités distinctes: une avec chambre séparée, cuisinette, salle de bain et salon/salle à manger. C'est très petit mais comme nous vivons beaucoup dehors.... L'autre unité est "studio" i.e. une pièce avec cuisinette, salle de bain et espace salle à manger/chambre/salon. Ce sera idéal lorsque nous recevrons des gens: ils pourront être indépendants. Nous allons l'aménager de façon à pouvoir aussi le louer. Il y a aussi, accessible de l'extérieur, une salle de rangement/lavage.
Cet après-midi nous rencontrons un contracteur qui vient voir les choses que nous voulons modifier/ajouter. Il n'y a pas vraiment de réparations urgentes à faire, la maison a 7 ans et a très bien été entretenue, mais c'était une "beach house" pour une famille de Mérida. I.E.: pas d'eau chaude, d'air climatisée et cuisine peu fonctionnelle. Nous voulons aussi faire construire une piscine et refaire un plancher de béton à l'extérieur pour servir de patio.
* Pause: saviez-vous que plusieurs mexicains qui ont des "beach house" n'y mettent pas de lits? On y trouve plutôt des crochets à hamac! Ils peuvent ainsi coucher à plusieurs dans une même pièce et partout dans la maison. Le matin ils ramassent les hamacs, les mettent dans un coin et peuvent utiliser la pièce pour manger, écouter la télé, faire jouer les enfants, etc... *
Alors maintenant ce qui me reste à faire est superviser les travaux et faire une gigantesque séance de magasinage! Nous avons besoin de tout: meubles, vaisselle, appareils ménagers. Je sens que je vais avoir des ampoules!
Je devrai aussi débuter la partie qui me stresse le plus: la décoration! Je sais que ça peut paraître bizarre mais décider des travaux, superviser ceux-ci, acheter de la vaisselle me stressent moins que de décider de la couleur du couvre-lit et choisir des cadres. Que voulez-vous, nous ne pouvons pas avoir tout les talents!
Enfin, je vous enverrai des photos sous peu. Peut-être que ça pourra en décider certains à venir nous voir......
Ça y est! C'est officiel! Les signatures dans le gros livre sont faites! Les clefs sont en notre possession! Nous avons une maison!!!!!!!
J'ai attendu avant d'en parler parce que je voulais que ce soit officiel. Et j'ai bien fait. Il y en eu un délai de 3 semaines et presque deux mois se sont écoulés entre l'offre et le changement de propriétaire.
Acheter une maison au Mexique n'est pas simple mais c'est surtout lié aux différences de langages. Après tout, les documents officiels, les lois ne sont publiées qu'en espagnol. Il est donc important de consulter un "Notario Publico" pour toute les étapes. Nous avons aussi fait affaire avec un agent d'immeuble, un américain qui vit au Mexique depuis 9 ans. Aujourd'hui je me dis que j'aurais pu faire sans lui; pas qu'il était mauvais, mais son espagnol était moins bon que le mien et, finalement, à part obtenir les clefs de la propriétaire et nous faire visiter 2 fois, il a pas fait grand chose.... Le Notaire nous a été plus utile.
C'est une petite, très petite, maison située dans le village de Chelem. Il est environ à 10 kms de Progreso, vers l'ouest. La mer y est magnifique et à seulement 100 mètres de chez nous!!!
Ce qui nous a intéressé est le terrain: 13.15 X 40.9 mètres, ce qui est très grand pour le Mexique. Et, comme je l'ai mentionné plus haut, à 100 mètres de la mer! Je suis complètement gaga!
Elle est séparé en 2 unités distinctes: une avec chambre séparée, cuisinette, salle de bain et salon/salle à manger. C'est très petit mais comme nous vivons beaucoup dehors.... L'autre unité est "studio" i.e. une pièce avec cuisinette, salle de bain et espace salle à manger/chambre/salon. Ce sera idéal lorsque nous recevrons des gens: ils pourront être indépendants. Nous allons l'aménager de façon à pouvoir aussi le louer. Il y a aussi, accessible de l'extérieur, une salle de rangement/lavage.
Cet après-midi nous rencontrons un contracteur qui vient voir les choses que nous voulons modifier/ajouter. Il n'y a pas vraiment de réparations urgentes à faire, la maison a 7 ans et a très bien été entretenue, mais c'était une "beach house" pour une famille de Mérida. I.E.: pas d'eau chaude, d'air climatisée et cuisine peu fonctionnelle. Nous voulons aussi faire construire une piscine et refaire un plancher de béton à l'extérieur pour servir de patio.
* Pause: saviez-vous que plusieurs mexicains qui ont des "beach house" n'y mettent pas de lits? On y trouve plutôt des crochets à hamac! Ils peuvent ainsi coucher à plusieurs dans une même pièce et partout dans la maison. Le matin ils ramassent les hamacs, les mettent dans un coin et peuvent utiliser la pièce pour manger, écouter la télé, faire jouer les enfants, etc... *
Alors maintenant ce qui me reste à faire est superviser les travaux et faire une gigantesque séance de magasinage! Nous avons besoin de tout: meubles, vaisselle, appareils ménagers. Je sens que je vais avoir des ampoules!
Je devrai aussi débuter la partie qui me stresse le plus: la décoration! Je sais que ça peut paraître bizarre mais décider des travaux, superviser ceux-ci, acheter de la vaisselle me stressent moins que de décider de la couleur du couvre-lit et choisir des cadres. Que voulez-vous, nous ne pouvons pas avoir tout les talents!
Enfin, je vous enverrai des photos sous peu. Peut-être que ça pourra en décider certains à venir nous voir......
dimanche 24 avril 2011
24/04/2011: Frengnol
24/04/2011: Frengnol
Et oui, c'est un nouveau mot décrivant une réalité peu connue: le mélange de langue, lorsque nous pensons, parlons et écrivons. Dans ce cas-ci: FRançais, ENGlish, espaNOL.
Peut-être que mon âge en est la cause, peut-être que c'est seulement moi qui a un défaut de connexion mais, parfois, lorsque je parle ou que j'écris, je mélange tout.
Ça ne m'arrive pas lorsque je parle français, seulement lorsque je parle anglais. J'oublie le mot, le confonds avec l'espagnol et même, parfois, c'est le français qui jaillis! Hier, par exemple, je disais à quelqu'un, en anglais, de m'envoyer un "email". Ce qui a sorti? "Correel"! Soit la contraction de "correo" (pour "correo electronico") et de courriel. Mon interlocutrice a trouvé ça rigolo....
Ou l'autre fois, je marchais sur la rue, promenant un chien du refuge. Un mexicain a pausé une question à Allison qui marchait avec moi. Elle ne parle pas espagnol. Elle me demande de traduire, ce que je fais avec plaisir... en français!
Apparemment, d'après une docteur en apprentissage de langue (et oui, nous avons rencontré une "PhD" américaine spécialisée dans ce domaine lors de notre séjour à l'école d'immersion à Veracruz - j'ignorais qu'une telle spécialité existait), lorsque nous apprenons une nouvelle langue, nous utilisons les processus mentaux qui nous servent à parler notre première. Donc, puisque je ne contrôle pas encore l'espagnol parfaitement, je fais de la "traduction mentale" avant de le parler. Je sais, je sais, ce n'est pas l'idéal mais que voulez-vous!
Donc quand je veux parler en espagnol, je réfléchis en français, structure ma phrase en français, c'est un automatisme. Lorsque je parle anglais, je pense en anglais mais, comme ce n'est pas ma langue première et comme je l'ai appris "sur le tard" (i.e. après mes 10 ans), les processus sont implantés moins profondément. Donc, il y a un risque de "court-circuit" entre l'anglais et l'espagnol. A mesure que je maitriserai cette dernière, les problèmes devraient se faire plus rares....
Je mélange aussi les trois lorsque je parle aux chiens. J'utilise des commandes en espagnol, parce que c'est ce qu'ils connaissent le mieux, leur parle en anglais parce que les gens autour de moi sont souvent anglophones mais leur dit les "petits mots d'affection" en français parce que ce sont ceux qui me viennent naturellement.
Ça donne des situations suivantes: "I'm taking Phoebe for a walk! Phoebe, viene conmigo, ben oui ma belle fille on va marcher...." Pauvre bête.....
Et oui, c'est un nouveau mot décrivant une réalité peu connue: le mélange de langue, lorsque nous pensons, parlons et écrivons. Dans ce cas-ci: FRançais, ENGlish, espaNOL.
Peut-être que mon âge en est la cause, peut-être que c'est seulement moi qui a un défaut de connexion mais, parfois, lorsque je parle ou que j'écris, je mélange tout.
Ça ne m'arrive pas lorsque je parle français, seulement lorsque je parle anglais. J'oublie le mot, le confonds avec l'espagnol et même, parfois, c'est le français qui jaillis! Hier, par exemple, je disais à quelqu'un, en anglais, de m'envoyer un "email". Ce qui a sorti? "Correel"! Soit la contraction de "correo" (pour "correo electronico") et de courriel. Mon interlocutrice a trouvé ça rigolo....
Ou l'autre fois, je marchais sur la rue, promenant un chien du refuge. Un mexicain a pausé une question à Allison qui marchait avec moi. Elle ne parle pas espagnol. Elle me demande de traduire, ce que je fais avec plaisir... en français!
Apparemment, d'après une docteur en apprentissage de langue (et oui, nous avons rencontré une "PhD" américaine spécialisée dans ce domaine lors de notre séjour à l'école d'immersion à Veracruz - j'ignorais qu'une telle spécialité existait), lorsque nous apprenons une nouvelle langue, nous utilisons les processus mentaux qui nous servent à parler notre première. Donc, puisque je ne contrôle pas encore l'espagnol parfaitement, je fais de la "traduction mentale" avant de le parler. Je sais, je sais, ce n'est pas l'idéal mais que voulez-vous!
Donc quand je veux parler en espagnol, je réfléchis en français, structure ma phrase en français, c'est un automatisme. Lorsque je parle anglais, je pense en anglais mais, comme ce n'est pas ma langue première et comme je l'ai appris "sur le tard" (i.e. après mes 10 ans), les processus sont implantés moins profondément. Donc, il y a un risque de "court-circuit" entre l'anglais et l'espagnol. A mesure que je maitriserai cette dernière, les problèmes devraient se faire plus rares....
Je mélange aussi les trois lorsque je parle aux chiens. J'utilise des commandes en espagnol, parce que c'est ce qu'ils connaissent le mieux, leur parle en anglais parce que les gens autour de moi sont souvent anglophones mais leur dit les "petits mots d'affection" en français parce que ce sont ceux qui me viennent naturellement.
Ça donne des situations suivantes: "I'm taking Phoebe for a walk! Phoebe, viene conmigo, ben oui ma belle fille on va marcher...." Pauvre bête.....
lundi 11 avril 2011
2011-04-11: ¡ Viva la familia!
2011-04-11: ¡ Viva la familia!
Il fait chaud ici. Pratiquement tout le temps. Les coûts d'électricité étant élevés, les gens vivent toutes fenêtres ouvertes et/ou dehors car ils ne climatisent pas. Nous ne sommes pas différents; nous ne partons l'air climatisé que pour nous coucher et la plupart du temps nous l'arrêtons pendant la nuit pour partir le ventilateur sur pied et ouvrir la fenêtre.
Bref, avec les maisons construites les unes sur les autres, à la limite des terrains, vous n'avez pas le choix: vous vivez avec vos voisins. De plus, le soir les parcs sont pleins de monde, la plage est occupée jusqu'à la noirceur par des "kyte-surfeur", des joueurs de soccer, des familles, des joggeurs avec des chiens et j'en passe. Ce qui nous a permis de voir, de très près, la façon dont les familles fonctionnent en regard aux enfants.
Première constatation: les enfants sont partout, tout le temps. Aucuns restaurants n'est "hors limites", aucunes fêtes ne leur est fermée. Les parades, spectacles, fiesta de rue sont remplies de gamins de tout âge. Quelques soit l'heure du jour ou de la nuit. A part bien sûr les bars et disco. Faut pas exagérer quand même!
Deuxième constatation: les gens ont peu de poussettes. Les bébés sont dans les bras de Papa, Maman, Grande-soeur, Grand-frère, Grand-maman, Grand-papa, copine, cousine, tante etc....
Troisième constatation (conséquence de la deuxième): le soin des enfants est l'affaire de tous. Tout le monde met la main à la pâte quand il s'agit de surveiller, jouer, porter et endormir les héritiers.
Quatrième constatation: Personne, absolument personne, ne s'attend à ce que les enfants agissent autrement que comme des enfants. Au restaurant ils n'ont pas à être assis de longues heures sans rien faire. Ils se promènent, jouent sous la table, sont amenés dehors pour courir par quelqu'un (voir la liste de possibilités dans la "deuxième constatation"). Ils ne courent pas à l'intérieur cependant à moins qu'une zone leur ait été réservée.
Cinquième constatation: Ils sont entraînés, dès la naissance, à dormir dans les bras de quelqu'un, à toute heure, en toutes circonstances, quelques soit le bruit. Ça fait des adultes résistants à tout! Ça explique le nombre de "petites fêtes" qui se déroulent, sans que personne ne pense que ça "pourrait déranger les voisins". À moins que les voisins soient canadiens ou américains....
Sixième constatation: Le fait d'être pris, cajolé, emmené partout, bécoté sans arrêt crée une société ou les grands-frère de 11 ans embrassent et câlinent leur petit frère/cousins en public. Que les papas sont assis sur la plage et complètement indifférents à ce qui se passent autour d'eux, trop occupés qu'ils sont à admirer leur bébé. Ça fait des adolescentes qui marchent sur la rue avec leur mère en lui tenant la main. Ça fait des jeunes de tout âge qui accompagnent leur grands-parents en leur tenant le bras.
Bref, ça fait des familles affectueuses.....
Il fait chaud ici. Pratiquement tout le temps. Les coûts d'électricité étant élevés, les gens vivent toutes fenêtres ouvertes et/ou dehors car ils ne climatisent pas. Nous ne sommes pas différents; nous ne partons l'air climatisé que pour nous coucher et la plupart du temps nous l'arrêtons pendant la nuit pour partir le ventilateur sur pied et ouvrir la fenêtre.
Bref, avec les maisons construites les unes sur les autres, à la limite des terrains, vous n'avez pas le choix: vous vivez avec vos voisins. De plus, le soir les parcs sont pleins de monde, la plage est occupée jusqu'à la noirceur par des "kyte-surfeur", des joueurs de soccer, des familles, des joggeurs avec des chiens et j'en passe. Ce qui nous a permis de voir, de très près, la façon dont les familles fonctionnent en regard aux enfants.
Première constatation: les enfants sont partout, tout le temps. Aucuns restaurants n'est "hors limites", aucunes fêtes ne leur est fermée. Les parades, spectacles, fiesta de rue sont remplies de gamins de tout âge. Quelques soit l'heure du jour ou de la nuit. A part bien sûr les bars et disco. Faut pas exagérer quand même!
Deuxième constatation: les gens ont peu de poussettes. Les bébés sont dans les bras de Papa, Maman, Grande-soeur, Grand-frère, Grand-maman, Grand-papa, copine, cousine, tante etc....
Troisième constatation (conséquence de la deuxième): le soin des enfants est l'affaire de tous. Tout le monde met la main à la pâte quand il s'agit de surveiller, jouer, porter et endormir les héritiers.
Quatrième constatation: Personne, absolument personne, ne s'attend à ce que les enfants agissent autrement que comme des enfants. Au restaurant ils n'ont pas à être assis de longues heures sans rien faire. Ils se promènent, jouent sous la table, sont amenés dehors pour courir par quelqu'un (voir la liste de possibilités dans la "deuxième constatation"). Ils ne courent pas à l'intérieur cependant à moins qu'une zone leur ait été réservée.
Cinquième constatation: Ils sont entraînés, dès la naissance, à dormir dans les bras de quelqu'un, à toute heure, en toutes circonstances, quelques soit le bruit. Ça fait des adultes résistants à tout! Ça explique le nombre de "petites fêtes" qui se déroulent, sans que personne ne pense que ça "pourrait déranger les voisins". À moins que les voisins soient canadiens ou américains....
Sixième constatation: Le fait d'être pris, cajolé, emmené partout, bécoté sans arrêt crée une société ou les grands-frère de 11 ans embrassent et câlinent leur petit frère/cousins en public. Que les papas sont assis sur la plage et complètement indifférents à ce qui se passent autour d'eux, trop occupés qu'ils sont à admirer leur bébé. Ça fait des adolescentes qui marchent sur la rue avec leur mère en lui tenant la main. Ça fait des jeunes de tout âge qui accompagnent leur grands-parents en leur tenant le bras.
Bref, ça fait des familles affectueuses.....
mercredi 30 mars 2011
30/03/2011: A bas les moustiques!
30/03/2011: A bas les moustiques!
Je hais les moustiques! Tous les modèles: les gros, les petits, les bruyants, les silencieux, ceux qui piquent et ceux qui t'arrachent un morceau de viande.
Au Mexique, en tout cas dans les régions où nous sommes allé jusqu'à date, ils sont plutôt discrets. Il y en a c'est certain, j'ai été piqué quelques fois. Mais ce n'est pas comme le mois de mai-juin au Québec où une invasion de mouches noires vous garde à l'intérieur ou encore, tout l'été, les gros répugnants qui se posent et vous sucent le sang jusqu'à plus soif. Et surtout, surtout, ça n'a rien à voir avec les "mouches à cheval" ou, comme les appelle ma maman les "frappe à bord", qui partent avec un morceau de chair à toutes les fois.
En fait ils sont tellement moins achalant que j'envisage sérieusement de mettre une table dehors pour pouvoir y manger. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas une fan du "manger dehors", en tout cas au Québec, n'aimant pas disputer ma nourriture aux bibittes fatigantes qui me "gossent" sans arrêt! Mais ici je sens que je pourrais apprécier de souper "al fresco".
Non, les moustiques mexicains sont plus "low profile" et ratoureux. Leur piqûres sont moins douloureuses, en fait elles ne piquent presque pas. Mais ils ont leur côté sombre......
Comme je l'ai raconté la semaine dernière, dimanche le 20 mars, nous nous sommes rendus à Celestun faire une expédition sur la lagune et dans les mangroves voir les flamands roses. La journée était idéale: pas trop de vent, compagnons de bateaux agréables et bonne bouffe. Nous nous sommes baignés dans une lagune, créé par une source naturelle, nichée au cœur de la mangrove. Le bonheur je vous dit!
Quelques jours plus tard, dans la nuit de mardi à mercredi, Michel se réveille, gelé et tremblotant. Étant un gars, il ne fait rien de plus que s'abriller jusqu'au cou et de se rendormir. Pas de Tylenol, pas de "Marie je ne me sens pas bien", rien. Un gars je vous dit.
Le lendemain matin il se sent étourdi, fatigué et croit faire de la fièvre. Croire?? Il est bouillant! Je réussis, à force de persuasion, à lui faire prendre une Advil. Sa fièvre baisse un peu, il a moins mal partout, nous laissons porter voir si d'autres symptômes vont sortir. En début d'après-midi, ça ne va plus du tout: la fièvre est revenue, les courbatures, les étourdissements et tout le bataclan. Je vais acheter un thermomètre pour mieux le suivre: Ciel! 39.5!!!!
Il va se coucher et nous nous disons qu'en fin d'après-midi, si la fièvre et les symptômes persistent, nous irons voir un médecin. Pendant qu'il dort je consulte internet et trouve un petit hôpital privé à Progreso, situé à 5 minutes de chez-nous. Ils offrent des services complets: urologie, dermatologie, psychiatrie, gynécologie, médecine générale et un paquet d'autres "xxlogie" que je ne listerai pas ici. Bref, si nécessaire, nous irons là-bas!
Vers 16h30 nous reprenons la température: Vlan! 40.1 !!!! Michel essaie de boire de l'eau mais il tremble tellement que le verre bouge sans arrêt. C'est assez, temps pour l'hôpital.
Nous arrivons à 17h05 et en moins de 40 minutes nous aurons vu le médecin (le Dr Batista qui a fait un examen complet: poumons, gorge, oreilles, pression, vérification de la peau pour des éruptions cutanées etc.), Michel aura reçu une injection pour faire baisser la fièvre rapidement et nous serons équipés d'une prescription pour des médicaments plus puissants et aurons payés la somme faramineuse de $375 Pesos pour le tout.
Diagnostic? * roulement de tambour *: Dengue classique! Pour ceux qui n'ont pas de dictionnaires médicaux à la maison (et oui Jean, ça t'exclut!), la dengue est transmise par une seule sorte de moustique diurne qui a probablement piqué Michel pendant notre expédition. C'est un virus, pas dangereux en soi, qui cause un paquet de symptômes genre grippe. Le seul danger lié à la dengue est la fièvre élevée.
Alors après avoir acheté les médicaments dans une pharmacie locale, un autre $320 pesos, nous sommes retournés à la maison. Le tout ayant pris environ 55 minutes.
* J'aimerais ici faire une pause pour insister sur les faits suivants: le Mexique offre d'excellents services médicaux à des coûts ridiculement bas. Les médecins sont compétents et prennent le temps de bien examinés leur patients. Nous sommes très loin du "tiers-monde". En fait, ce matin, je lisais que de plus en plus de canadiens et d'américains viennent se faire opérer à Mérida car les coûts sont moindres et le délai d'attente bien plus cour. Un canadien qui devait faire enlever un kyste sur sa cheville était sur une liste d'attente. Après 6 mois, tanné car le kyste lui nuisait lorsqu'il marchait et ces souliers lui faisaient mal, il a contacté un orthopédiste à Mérida. Il est venu ici, a vu le médecin, a été opéré, le tout en moins d'une semaine. Le coût? $500 pesos. Oui, oui, oui. $500 pesos. Parce qu'il n'avait pas besoin d'anesthésie ou d'hospitalisation. C'était une chirurgie mineure qui a pris environ 15 minutes..... Comme le gars l'a dit: "à ce prix là, c'est pas grave si l'assurance-maladie ne me rembourse pas!" *
Et Michel? Après 36 heures il était en pleine forme. En fait, dès que la fièvre a baissé il est redevenu lui-même: dissipé, farceur, tannant. Ça m'a rappelé un souvenir. Une fois j'ai entendu une dame dire à ma mère: "c'est pas que je le souhaite mais ça nous donne quand même une pause quand les gamins sont malades"....
Je hais les moustiques! Tous les modèles: les gros, les petits, les bruyants, les silencieux, ceux qui piquent et ceux qui t'arrachent un morceau de viande.
Au Mexique, en tout cas dans les régions où nous sommes allé jusqu'à date, ils sont plutôt discrets. Il y en a c'est certain, j'ai été piqué quelques fois. Mais ce n'est pas comme le mois de mai-juin au Québec où une invasion de mouches noires vous garde à l'intérieur ou encore, tout l'été, les gros répugnants qui se posent et vous sucent le sang jusqu'à plus soif. Et surtout, surtout, ça n'a rien à voir avec les "mouches à cheval" ou, comme les appelle ma maman les "frappe à bord", qui partent avec un morceau de chair à toutes les fois.
En fait ils sont tellement moins achalant que j'envisage sérieusement de mettre une table dehors pour pouvoir y manger. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas une fan du "manger dehors", en tout cas au Québec, n'aimant pas disputer ma nourriture aux bibittes fatigantes qui me "gossent" sans arrêt! Mais ici je sens que je pourrais apprécier de souper "al fresco".
Non, les moustiques mexicains sont plus "low profile" et ratoureux. Leur piqûres sont moins douloureuses, en fait elles ne piquent presque pas. Mais ils ont leur côté sombre......
Comme je l'ai raconté la semaine dernière, dimanche le 20 mars, nous nous sommes rendus à Celestun faire une expédition sur la lagune et dans les mangroves voir les flamands roses. La journée était idéale: pas trop de vent, compagnons de bateaux agréables et bonne bouffe. Nous nous sommes baignés dans une lagune, créé par une source naturelle, nichée au cœur de la mangrove. Le bonheur je vous dit!
Quelques jours plus tard, dans la nuit de mardi à mercredi, Michel se réveille, gelé et tremblotant. Étant un gars, il ne fait rien de plus que s'abriller jusqu'au cou et de se rendormir. Pas de Tylenol, pas de "Marie je ne me sens pas bien", rien. Un gars je vous dit.
Le lendemain matin il se sent étourdi, fatigué et croit faire de la fièvre. Croire?? Il est bouillant! Je réussis, à force de persuasion, à lui faire prendre une Advil. Sa fièvre baisse un peu, il a moins mal partout, nous laissons porter voir si d'autres symptômes vont sortir. En début d'après-midi, ça ne va plus du tout: la fièvre est revenue, les courbatures, les étourdissements et tout le bataclan. Je vais acheter un thermomètre pour mieux le suivre: Ciel! 39.5!!!!
Il va se coucher et nous nous disons qu'en fin d'après-midi, si la fièvre et les symptômes persistent, nous irons voir un médecin. Pendant qu'il dort je consulte internet et trouve un petit hôpital privé à Progreso, situé à 5 minutes de chez-nous. Ils offrent des services complets: urologie, dermatologie, psychiatrie, gynécologie, médecine générale et un paquet d'autres "xxlogie" que je ne listerai pas ici. Bref, si nécessaire, nous irons là-bas!
Vers 16h30 nous reprenons la température: Vlan! 40.1 !!!! Michel essaie de boire de l'eau mais il tremble tellement que le verre bouge sans arrêt. C'est assez, temps pour l'hôpital.
Nous arrivons à 17h05 et en moins de 40 minutes nous aurons vu le médecin (le Dr Batista qui a fait un examen complet: poumons, gorge, oreilles, pression, vérification de la peau pour des éruptions cutanées etc.), Michel aura reçu une injection pour faire baisser la fièvre rapidement et nous serons équipés d'une prescription pour des médicaments plus puissants et aurons payés la somme faramineuse de $375 Pesos pour le tout.
Diagnostic? * roulement de tambour *: Dengue classique! Pour ceux qui n'ont pas de dictionnaires médicaux à la maison (et oui Jean, ça t'exclut!), la dengue est transmise par une seule sorte de moustique diurne qui a probablement piqué Michel pendant notre expédition. C'est un virus, pas dangereux en soi, qui cause un paquet de symptômes genre grippe. Le seul danger lié à la dengue est la fièvre élevée.
Alors après avoir acheté les médicaments dans une pharmacie locale, un autre $320 pesos, nous sommes retournés à la maison. Le tout ayant pris environ 55 minutes.
* J'aimerais ici faire une pause pour insister sur les faits suivants: le Mexique offre d'excellents services médicaux à des coûts ridiculement bas. Les médecins sont compétents et prennent le temps de bien examinés leur patients. Nous sommes très loin du "tiers-monde". En fait, ce matin, je lisais que de plus en plus de canadiens et d'américains viennent se faire opérer à Mérida car les coûts sont moindres et le délai d'attente bien plus cour. Un canadien qui devait faire enlever un kyste sur sa cheville était sur une liste d'attente. Après 6 mois, tanné car le kyste lui nuisait lorsqu'il marchait et ces souliers lui faisaient mal, il a contacté un orthopédiste à Mérida. Il est venu ici, a vu le médecin, a été opéré, le tout en moins d'une semaine. Le coût? $500 pesos. Oui, oui, oui. $500 pesos. Parce qu'il n'avait pas besoin d'anesthésie ou d'hospitalisation. C'était une chirurgie mineure qui a pris environ 15 minutes..... Comme le gars l'a dit: "à ce prix là, c'est pas grave si l'assurance-maladie ne me rembourse pas!" *
Et Michel? Après 36 heures il était en pleine forme. En fait, dès que la fièvre a baissé il est redevenu lui-même: dissipé, farceur, tannant. Ça m'a rappelé un souvenir. Une fois j'ai entendu une dame dire à ma mère: "c'est pas que je le souhaite mais ça nous donne quand même une pause quand les gamins sont malades"....
lundi 21 mars 2011
21/03/2011: Tranches de vie - 2
21/03/2011: Tranches de vie - 2
L'adaptation à notre nouveau foyer se fait bien. La ville, Puerto Progreso, est petite mais charmantes et offre tous les services. Nous devons nous rendre à Merida à toutes les semaines pour affaires ou autres et pouvons y obtenir les rares choses que nous ne trouvons pas ici. En général, ce sont surtout des produits alimentaires: huile de sésame, coupe de viande, épices etc.
Je m'y rends aussi, par autobus, pour allé visiter la "English library". A un coût de $250 pesos/année, je peux choisir parmi 17,000 livres en anglais. Ah! Le plaisir d'être dans une bibliothèque.... En plus, elle a une cours intérieure ou je m'installe pour regarder quelques revues avant de revenir à la maison. Quelques heures de pur bonheur!
Michel et moi nous nous sommes aussi acheté, finalement, des vélos. Les modèles disponibles étant assez limités, je me suis retrouvée avec une bicyclette noire, avec des fleurs fushia et des garnitures de la même teinte! J'ai même un joli petit panier rose! Ça fait "super-girlie" mais bon. Au moins j'ai maintenant un vélo.....
Nous avons aussi commencé à faire du bénévolat au "Sanctuario Evolucion", refuge pour chiens à Mérida. Il a été fondé par une mexicaine et plein d'américains, de canadiens et de mexicains y vont promener les chiens et participer aux bains. Les activités ont lieu les mercredi et samedi matin. Nous y allons le samedi pour permettre à Michel d'être présent. C'est très agréables: nous prenons des marches avec les chiens (1 ou 2 à la fois), nous rencontrons plein de gens gentils et nous pratiquons notre espagnol. Ça nous permet de connaître aussi les bêtes disponibles puisque nous prévoyons adopter dans les prochains mois. Ce sont tellement de gentils animaux! Après avoir été abandonnés, affamés ou battus, ils trouvent là des amis à 4 et 2 pattes et de bons soins! Ils sont affectueux et incroyablement sociables. Nous retirons autant de plaisir qu'eux de nos activités! Le site web du refuge, en anglais et en espagnol, peut être trouvé en cherchant "Evolucion Yucatán".
Nous avons aussi commencé à visiter les différentes attractions du Yucatán. Croyez-moi! Il y en a un très grand nombre et pour tous les goûts! Nous avons visité "Dzibilchaltun", un petit site maya situé entre Mérida et Progreso. Les ruines y sont moins impressionnantes qu'à Chichen Itza, Uxmal ou Palenque mais l'endroit ne manque pas d'intérêts et de charme. Ce qui rehausse le lieu est cependant un cénote, magnifique piscine naturelle, dans laquelle on peut se baigner. Nous ne nous sommes pas gênés! L'endroit est absolument magique! Nous aurions pu y passer la journée.....
Et hier nous sommes allé passer la journée à Celestun, petite ville côtière située à 2 heures à l'ouest de Progreso. La plage est très belle mais, surtout, l'endroit est entouré par une réserve naturelle de l'Unesco. En effet, les mangroves sont un refuge pour oiseaux marins et , surtout, pour des flamands roses! Nous y avons fait un tour en bateau pour allé admirer ces oiseaux. Il devait en avoir plusieurs milliers! Lorsque nous nous approchions, nous pouvions voir une ligne rose apparaitre à l'horizon. Très très très beau. Nous avons aussi vu un petit crocodile et nous nous sommes baigner dans une source d'eau douce.
Sur notre chemin entre Progreso et Celestun, nous avons arrêté à Tetiz pour prendre un lunch rapide. Vous ne me croirez peut-être pas mais 2 Coke et 2 "empañadas" chacun nous a coûté *** roulement de tambour*** $36.00 pesos. Oui! Oui! Oui! $36 pesos pour les deux! Soit environ $3.25 pour notre dîner!!!!! Pis en plus nous avons rigolé avec les locaux! Parce qu'ils ne voient pas souvent des "canadiense francès" dans ces villages là! Alors, ils nous accueillent avec un sourire fendu d'un bord à l'autre! Et quand nous commençons à parler en espagnol et bien là, c'est encore plus rigolo.....
Ça a fait bizarre; c'était la première fois en 48 ans que je fêtais mon anniversaire sans neige. Parce que j'ai toujours été habituée que, 5 jours avant ou 5 jours après, il y avait une tempête. Ici, j'ai eu du 30 degrés ensoleillé tous les jours depuis une semaine et la même chose s'annonce pour celle qui vient.... Je pense que je devrais réussir à m'habituer......
L'adaptation à notre nouveau foyer se fait bien. La ville, Puerto Progreso, est petite mais charmantes et offre tous les services. Nous devons nous rendre à Merida à toutes les semaines pour affaires ou autres et pouvons y obtenir les rares choses que nous ne trouvons pas ici. En général, ce sont surtout des produits alimentaires: huile de sésame, coupe de viande, épices etc.
Je m'y rends aussi, par autobus, pour allé visiter la "English library". A un coût de $250 pesos/année, je peux choisir parmi 17,000 livres en anglais. Ah! Le plaisir d'être dans une bibliothèque.... En plus, elle a une cours intérieure ou je m'installe pour regarder quelques revues avant de revenir à la maison. Quelques heures de pur bonheur!
Michel et moi nous nous sommes aussi acheté, finalement, des vélos. Les modèles disponibles étant assez limités, je me suis retrouvée avec une bicyclette noire, avec des fleurs fushia et des garnitures de la même teinte! J'ai même un joli petit panier rose! Ça fait "super-girlie" mais bon. Au moins j'ai maintenant un vélo.....
Nous avons aussi commencé à faire du bénévolat au "Sanctuario Evolucion", refuge pour chiens à Mérida. Il a été fondé par une mexicaine et plein d'américains, de canadiens et de mexicains y vont promener les chiens et participer aux bains. Les activités ont lieu les mercredi et samedi matin. Nous y allons le samedi pour permettre à Michel d'être présent. C'est très agréables: nous prenons des marches avec les chiens (1 ou 2 à la fois), nous rencontrons plein de gens gentils et nous pratiquons notre espagnol. Ça nous permet de connaître aussi les bêtes disponibles puisque nous prévoyons adopter dans les prochains mois. Ce sont tellement de gentils animaux! Après avoir été abandonnés, affamés ou battus, ils trouvent là des amis à 4 et 2 pattes et de bons soins! Ils sont affectueux et incroyablement sociables. Nous retirons autant de plaisir qu'eux de nos activités! Le site web du refuge, en anglais et en espagnol, peut être trouvé en cherchant "Evolucion Yucatán".
Nous avons aussi commencé à visiter les différentes attractions du Yucatán. Croyez-moi! Il y en a un très grand nombre et pour tous les goûts! Nous avons visité "Dzibilchaltun", un petit site maya situé entre Mérida et Progreso. Les ruines y sont moins impressionnantes qu'à Chichen Itza, Uxmal ou Palenque mais l'endroit ne manque pas d'intérêts et de charme. Ce qui rehausse le lieu est cependant un cénote, magnifique piscine naturelle, dans laquelle on peut se baigner. Nous ne nous sommes pas gênés! L'endroit est absolument magique! Nous aurions pu y passer la journée.....
Et hier nous sommes allé passer la journée à Celestun, petite ville côtière située à 2 heures à l'ouest de Progreso. La plage est très belle mais, surtout, l'endroit est entouré par une réserve naturelle de l'Unesco. En effet, les mangroves sont un refuge pour oiseaux marins et , surtout, pour des flamands roses! Nous y avons fait un tour en bateau pour allé admirer ces oiseaux. Il devait en avoir plusieurs milliers! Lorsque nous nous approchions, nous pouvions voir une ligne rose apparaitre à l'horizon. Très très très beau. Nous avons aussi vu un petit crocodile et nous nous sommes baigner dans une source d'eau douce.
Sur notre chemin entre Progreso et Celestun, nous avons arrêté à Tetiz pour prendre un lunch rapide. Vous ne me croirez peut-être pas mais 2 Coke et 2 "empañadas" chacun nous a coûté *** roulement de tambour*** $36.00 pesos. Oui! Oui! Oui! $36 pesos pour les deux! Soit environ $3.25 pour notre dîner!!!!! Pis en plus nous avons rigolé avec les locaux! Parce qu'ils ne voient pas souvent des "canadiense francès" dans ces villages là! Alors, ils nous accueillent avec un sourire fendu d'un bord à l'autre! Et quand nous commençons à parler en espagnol et bien là, c'est encore plus rigolo.....
Ça a fait bizarre; c'était la première fois en 48 ans que je fêtais mon anniversaire sans neige. Parce que j'ai toujours été habituée que, 5 jours avant ou 5 jours après, il y avait une tempête. Ici, j'ai eu du 30 degrés ensoleillé tous les jours depuis une semaine et la même chose s'annonce pour celle qui vient.... Je pense que je devrais réussir à m'habituer......
jeudi 10 mars 2011
10/03/2011: Petite auto et grand voyage Prise 2
10/03/2011: Petite auto et grand voyage Prise 2
Et oui! Ça prend une deuxième prise pour parler du voyage car l'état des routes et les "règles" routières méritent qu'on en parle longuement....
Lorsque nous avons planifié notre déménagements nous avions décidé que nous ne circulerions que sur les routes payantes, lorsque disponibles, et que nous ne conduirions pas de nuit.
* Pause: contrairement à ce qui est véhiculé dans les journaux, la télévision et autres: le Mexique n'est pas en guerre civile. Il n'y a pas de bandes armées partout, qui tirent sur tous ce qui bouge et qui n'attende que les honnêtes voyageurs pour les détrousser, les violer, les démembrer et les brûler. Après bien sûr leur avoir volé toutes leur possessions. Y a-t-il un problème de guerre des gangs? Oui, mais c'est véritablement concentrer dans le nord du pays, le long de la frontière avec les États-Unis. D'ailleurs, ce qui n'est pas répété partout est que le Texas, le Nouveau-Mexique et l'Arizona ont aussi de sérieux problèmes de violence le long des frontières. C'est le lieu de passage de la drogue, le trafic d'arme et le trafic d'humain (immigrants illégaux). Pourtant nous n'entendons pas les gens recommander de ne pas se rendre dans ces états! En fait, personne ne nous dit de ne pas allé en Virginie cet été à cause de ces crimes! Alors, au Mexique c'est pareil! Les états que nous avons traversés sont beaux et remplis de personnes aimables et agréables. Juste pour vous donner une idée: le Yucatan, où nous vivons maintenant, a un taux de criminalité comparable au Wyoming! Nous sommes très loin des tueries dans la rue!!! Fin de la pause *
Les raisons pour lesquelles nous ne voulions pas circuler de nuit se résument ainsi: état des routes, éclairage et affichage déficients, risque de rencontrer un chauffeur pas complètement "à froid". Le seul état faisant la promotion du "ne conduisez pas si vous buvez" étant, encore lui, le Yucatán.
L'état des routes varie beaucoup d'un état à l'autre: alors faites attention au jugements hâtifs! En sortant de Veracruz, et jusqu'à la frontière avec le Tabasco, les routes étaient absolument horribles! Et chères! Nous avons payés $1.00 pesos du kilomètres, soit $400 pesos en tout, pour nous faire brasser et risquer de briser notre voiture! Certaines zones, en particulier de Coatzacoalcos à la frontière, donnent l'impression d'avoir été la cible de bombardements. Il faut dire que c'est une zone de trafic très lourd. Nous circulions à 40kms heures, parfois moins, sur une autoroute!!!! Ma conclusion? J'ignore totalement ce qui est fait de l'argent des contribuables et des péages à Veracruz mais elle ne va pas dans l'entretien de la chaussée.... Après 1 journée sur ces routes, nous regardions avec craintes la suite du voyage...
Dès que nous avons traversé le Tabasco, changement radical! Les routes sont très bien entretenues, coûtent très peu et on peut voir partout des équipes qui s'affairent à réparer la chaussée. Quels changements! Au Chiapas le peu que nous avons vu était pareil: ce n'était même pas une route payante mais elle était en bon état. Le Campêche et le Yucatán aussi investissent beaucoup dans les routes. En fait, ils élargissent les routes à plusieurs endroits entre Campêche et Mérida: la première voulant faciliter les transports entre les deux et profiter du flot croissant de touristes et expats qui visitent/vivent au Yucatán. Et le Yucatán! Eux se préparent pour l'arrivée massive des baby-boomers dans les prochaines années. Les chemins sont en parfait état, bien indiqués, c'est bien meilleur qu'au Québec!
Ce qui nous amène à l'aspect numéro deux de la conduite au Mexique: les comportements permis.
Vous pouvez faire des "u-turns" à certains endroits, sur l'autoroute et dans les villes. Ça peut paraître complètement sauté mais vraiment, c'est pas si pire! Les gens font, généralement, preuve de prudence. Michel et moi avons essayés et, franchement, c'est plutôt pratique! Une autre chose est le dépassement sur les routes régulières. Lorsque vous n'êtes pas sur une autoroute en 4 voies (2 dans chaque sens), vous pouvez dépasser à peu près partout à moins qu'une signalisation claire affiche que "no rebaza si una raya continua" (ne pas dépasser sur une ligne continue). La technique est simple: vous "flashé" vos lumières derrières le véhicule que vous voulez dépasser: il se tasse sur l'accotement et vous cède le passage. Si une voiture vient dans l'autre sens, elle se rangera aussi et vous passerez au milieu! La 1ier fois c'est un peu stressant mais je dois avouer que Michel a adopté assez rapidement!
La plus grande richesse des routes au Mexique est cependant les "Topes" en français dos d'âne. Afin de réduire la vitesse dans les zones peuplées, ils ont mis, un peu partout des "topes". Ils vous avertissent: "Reduzca su velocidad", "Poblado proximo". Si vous voyez ça, ECOUTEZ! Surtout si la signalisation réduit la vitesse à 40kms. Alors là c'est certain que vous aurez des "topes" de niveau maximum! Un autre signe est la présence de vendeur sur la ligne du milieu: ils se tiennent généralement sur le "tope" et cherche à vous vendre leur fruits, artisanat et autres pendant votre ralentissement. Il y a à l'entrée et à la sortie des villages.
** Pause: Dans certaines régions le signe "Reduzca su velocidad" a été remplacé par "Disminuya su velocidad". Ce qui m'a fait dire: "Disminuya su velocidad o destruya su suspension"! Michel lui les appelle les "destrouillador de suspension". Fin de la pause **
Dans les villes aussi il y en a mais ils sont assez bien annoncés: certains sont à peine des "vibradores" mais d'autres peuvent vous conduire droit au garage! Alors, il faut porter attention!
Une autre réalité est l'impact qu'a le prix des véhicules sur la population locale: les voitures, camions, pick-up et autres sont le même prix neuf ici qu'au Canada. Quand on pense qu'un travailleur manuel, non spécialisé, souvent illettrés, gagne $15.00 CAD par jour, on comprend que les gens ont recours à des expédiants ingénieux. Je vous reparlerai des "scooters" modifiés, des bicyclettes familiales et autres.
Non, ce que je veux vous raconter va comme suit: les pick-up familiaux. Imaginez Papa ou Grand-papa ou Oncle au volant d'un pick-up. Avec lui dans la cabines il y a les madames les plus âgées, une ou deux. Avec souvent un ou deux enfants sur les genoux. Où sont les autres? Dans la boite bien sûr! Les gamins, les plus vieux tenants les plus jeunes, les chiens, le lunch, les chaises, tout le tralala! Et tous ce beau monde s'en va à la plage, au marché ou rendre visite à quelqu'un! Ça peut paraître choquant mais dites vous une chose: les gens ici aussi préfèreraient avoir un gros S.U.V. ou une Mini-Van. Eux aussi préféreraient avoir les bébés dans des sièges sécuritaires approuvés par Santé Canada. Mais ils n'en ont pas les moyens. Alors ils font sans.
Sur la route, au Campeche, Michel et moi suivions un pick-up. Il roulait correctement, même un peu lentement. La boite était recouverte d'une couverture. Tout d'un coup, nous avons remarqué qu'il y avait 3 paires de pieds qui dépassaient vers le haut. Et, à l'entrée du village, quand le conducteur a encore ralentit, la couverte a été ramassé et nous avons pu voir toute la marmaille. Un jeune homme avait un petit garçon sur ses genoux, un autre étant assis entre lui et une jeune femme qui tenait, elle, une petite fille d'environ 7 ans. Quand nous les avons dépassé, je leur ai fait des sourires et des signes de la main. Ils m'ont fait les plus beaux sourires! La petite fille agitant sa main avec énergie! Manifestement, le fait de ne pas être assise dans un "Escalade 2011-air-conditionnée-cruise-contrôle-etc" ne l'empêchait pas d'être de bonne humeur......
Et oui! Ça prend une deuxième prise pour parler du voyage car l'état des routes et les "règles" routières méritent qu'on en parle longuement....
Lorsque nous avons planifié notre déménagements nous avions décidé que nous ne circulerions que sur les routes payantes, lorsque disponibles, et que nous ne conduirions pas de nuit.
* Pause: contrairement à ce qui est véhiculé dans les journaux, la télévision et autres: le Mexique n'est pas en guerre civile. Il n'y a pas de bandes armées partout, qui tirent sur tous ce qui bouge et qui n'attende que les honnêtes voyageurs pour les détrousser, les violer, les démembrer et les brûler. Après bien sûr leur avoir volé toutes leur possessions. Y a-t-il un problème de guerre des gangs? Oui, mais c'est véritablement concentrer dans le nord du pays, le long de la frontière avec les États-Unis. D'ailleurs, ce qui n'est pas répété partout est que le Texas, le Nouveau-Mexique et l'Arizona ont aussi de sérieux problèmes de violence le long des frontières. C'est le lieu de passage de la drogue, le trafic d'arme et le trafic d'humain (immigrants illégaux). Pourtant nous n'entendons pas les gens recommander de ne pas se rendre dans ces états! En fait, personne ne nous dit de ne pas allé en Virginie cet été à cause de ces crimes! Alors, au Mexique c'est pareil! Les états que nous avons traversés sont beaux et remplis de personnes aimables et agréables. Juste pour vous donner une idée: le Yucatan, où nous vivons maintenant, a un taux de criminalité comparable au Wyoming! Nous sommes très loin des tueries dans la rue!!! Fin de la pause *
Les raisons pour lesquelles nous ne voulions pas circuler de nuit se résument ainsi: état des routes, éclairage et affichage déficients, risque de rencontrer un chauffeur pas complètement "à froid". Le seul état faisant la promotion du "ne conduisez pas si vous buvez" étant, encore lui, le Yucatán.
L'état des routes varie beaucoup d'un état à l'autre: alors faites attention au jugements hâtifs! En sortant de Veracruz, et jusqu'à la frontière avec le Tabasco, les routes étaient absolument horribles! Et chères! Nous avons payés $1.00 pesos du kilomètres, soit $400 pesos en tout, pour nous faire brasser et risquer de briser notre voiture! Certaines zones, en particulier de Coatzacoalcos à la frontière, donnent l'impression d'avoir été la cible de bombardements. Il faut dire que c'est une zone de trafic très lourd. Nous circulions à 40kms heures, parfois moins, sur une autoroute!!!! Ma conclusion? J'ignore totalement ce qui est fait de l'argent des contribuables et des péages à Veracruz mais elle ne va pas dans l'entretien de la chaussée.... Après 1 journée sur ces routes, nous regardions avec craintes la suite du voyage...
Dès que nous avons traversé le Tabasco, changement radical! Les routes sont très bien entretenues, coûtent très peu et on peut voir partout des équipes qui s'affairent à réparer la chaussée. Quels changements! Au Chiapas le peu que nous avons vu était pareil: ce n'était même pas une route payante mais elle était en bon état. Le Campêche et le Yucatán aussi investissent beaucoup dans les routes. En fait, ils élargissent les routes à plusieurs endroits entre Campêche et Mérida: la première voulant faciliter les transports entre les deux et profiter du flot croissant de touristes et expats qui visitent/vivent au Yucatán. Et le Yucatán! Eux se préparent pour l'arrivée massive des baby-boomers dans les prochaines années. Les chemins sont en parfait état, bien indiqués, c'est bien meilleur qu'au Québec!
Ce qui nous amène à l'aspect numéro deux de la conduite au Mexique: les comportements permis.
Vous pouvez faire des "u-turns" à certains endroits, sur l'autoroute et dans les villes. Ça peut paraître complètement sauté mais vraiment, c'est pas si pire! Les gens font, généralement, preuve de prudence. Michel et moi avons essayés et, franchement, c'est plutôt pratique! Une autre chose est le dépassement sur les routes régulières. Lorsque vous n'êtes pas sur une autoroute en 4 voies (2 dans chaque sens), vous pouvez dépasser à peu près partout à moins qu'une signalisation claire affiche que "no rebaza si una raya continua" (ne pas dépasser sur une ligne continue). La technique est simple: vous "flashé" vos lumières derrières le véhicule que vous voulez dépasser: il se tasse sur l'accotement et vous cède le passage. Si une voiture vient dans l'autre sens, elle se rangera aussi et vous passerez au milieu! La 1ier fois c'est un peu stressant mais je dois avouer que Michel a adopté assez rapidement!
La plus grande richesse des routes au Mexique est cependant les "Topes" en français dos d'âne. Afin de réduire la vitesse dans les zones peuplées, ils ont mis, un peu partout des "topes". Ils vous avertissent: "Reduzca su velocidad", "Poblado proximo". Si vous voyez ça, ECOUTEZ! Surtout si la signalisation réduit la vitesse à 40kms. Alors là c'est certain que vous aurez des "topes" de niveau maximum! Un autre signe est la présence de vendeur sur la ligne du milieu: ils se tiennent généralement sur le "tope" et cherche à vous vendre leur fruits, artisanat et autres pendant votre ralentissement. Il y a à l'entrée et à la sortie des villages.
** Pause: Dans certaines régions le signe "Reduzca su velocidad" a été remplacé par "Disminuya su velocidad". Ce qui m'a fait dire: "Disminuya su velocidad o destruya su suspension"! Michel lui les appelle les "destrouillador de suspension". Fin de la pause **
Dans les villes aussi il y en a mais ils sont assez bien annoncés: certains sont à peine des "vibradores" mais d'autres peuvent vous conduire droit au garage! Alors, il faut porter attention!
Une autre réalité est l'impact qu'a le prix des véhicules sur la population locale: les voitures, camions, pick-up et autres sont le même prix neuf ici qu'au Canada. Quand on pense qu'un travailleur manuel, non spécialisé, souvent illettrés, gagne $15.00 CAD par jour, on comprend que les gens ont recours à des expédiants ingénieux. Je vous reparlerai des "scooters" modifiés, des bicyclettes familiales et autres.
Non, ce que je veux vous raconter va comme suit: les pick-up familiaux. Imaginez Papa ou Grand-papa ou Oncle au volant d'un pick-up. Avec lui dans la cabines il y a les madames les plus âgées, une ou deux. Avec souvent un ou deux enfants sur les genoux. Où sont les autres? Dans la boite bien sûr! Les gamins, les plus vieux tenants les plus jeunes, les chiens, le lunch, les chaises, tout le tralala! Et tous ce beau monde s'en va à la plage, au marché ou rendre visite à quelqu'un! Ça peut paraître choquant mais dites vous une chose: les gens ici aussi préfèreraient avoir un gros S.U.V. ou une Mini-Van. Eux aussi préféreraient avoir les bébés dans des sièges sécuritaires approuvés par Santé Canada. Mais ils n'en ont pas les moyens. Alors ils font sans.
Sur la route, au Campeche, Michel et moi suivions un pick-up. Il roulait correctement, même un peu lentement. La boite était recouverte d'une couverture. Tout d'un coup, nous avons remarqué qu'il y avait 3 paires de pieds qui dépassaient vers le haut. Et, à l'entrée du village, quand le conducteur a encore ralentit, la couverte a été ramassé et nous avons pu voir toute la marmaille. Un jeune homme avait un petit garçon sur ses genoux, un autre étant assis entre lui et une jeune femme qui tenait, elle, une petite fille d'environ 7 ans. Quand nous les avons dépassé, je leur ai fait des sourires et des signes de la main. Ils m'ont fait les plus beaux sourires! La petite fille agitant sa main avec énergie! Manifestement, le fait de ne pas être assise dans un "Escalade 2011-air-conditionnée-cruise-contrôle-etc" ne l'empêchait pas d'être de bonne humeur......
mercredi 2 mars 2011
02/03/2011: Petite auto et grand voyage - Prise 1
02/03/2011: Petite auto et grand voyage - Prise 1
Ça y est! Nous somme rendus à Progreso après 1 semaine de voyage et 3 jours d'installation. Oui, trois jours d'installation: 1 pour dépaqueter/organiser et 2 pour changer les adresses, faire installer internet et modifier notre plan de cellulaire. Parce que rien n'est simple ici! Juste pour changer notre adresse avec la banque ça a pris deux visites et 2 heures.... Et pour TelCel (fournisseur cellulaire): 2 voyages à Merida et au moins 3 heures de taponnage sur place. Si vous croyiez connaître la bureaucratie au Canada, Pfiout! Vous n'avez rien vu! Le Mexique et les mexicains sont roi et maîtres incontestés!
Alors, finalement, comme prévu, nous sommes partis de Veracruz le 21 février vers 12h00. Nous avons rempli, littéralement, la voiture de nos possession et avons dû en laissé un peu derrière: chaudière, balai, vadrouille et petit escabeau sont maintenant la propriétés de nos anciens voisins Iris et Victor. Je vous ai déjà parlé d'eux? Ils ont trois enfants: Azul, Victor Hugo et Argentina. Ils sont, entre autre chose, Mormons et nous offerts à Noel une copie de leur livre saint... en espagnol! Déjà que l'histoire de Joseph Smith ne me tentait pas beaucoup... De toutes façons, ils sont charmants, super gentils et nous ont régulièrement apportés leur aide. Mais je disgresse, le voyage.....
Le premier soir nous avons fait un pause à Coatzacoalcos, une ville au sud de l'état de Veracruz, sur le bord du golfe. A part un nom offrant des occasions sans fin de rigoler un peu (amusez-vous, après quelques verres, à le dire rapidement sans vous tromper - des heures de plaisir!), la ville offre peu d'attraits. Si vous devez passer par là un jour, prenez quand même le temps de vous asseoir sur le bord du Malecon à l'heure du coucher de soleil. La ville est située sur une baie et fait face légèrement au nord-nord/ouest. Vous avez une vue magnifique sur le golfe avec, un peu vers la gauche en face de vous, les montagnes de San Andres. Avec la lumière du crépuscule: Fabuleux!
Le mardi: saut de puce vers Villahermosa, capitale du Tabasco. Ben oui! Les bouteilles de sauce poussent naturellement dans les forets ici! Ville de grandeur moyenne, au cœur des "tierras caliente" (terres chaudes - ça promet!!), elle a dans son cœur un parc urbain énorme, magnifique et impeccablement entretenu. Nous nous y sommes promenés tout l'après-midi: petit zoo, exposition anthropologique de sculptures "olmèques", mirador de 17 étages que nous avons grimpés avec enthousiasme. Dans la volière du zoo j'ai pu nourrir les Aras et perroquets verts et Michel a pu prendre plusieurs photos de moi servant de perchoir pour mes nouveaux amis. C'est chouette un perroquet mais ça mange mal! J'en suis revenue pleine de graines de cacahouètes!
Le mercredi nous avons réalisé un de mes souhaits pour ce voyage: Palenque. Tous ceux qui s'intéressent aux Mayas ont entendu parler de cette ville où habitait "Pakal le grand"! En fait, si je me fie aux héritiers, il ne devait pas dépasser les 5'2" mais je disgresse encore.....
Seulement 2% de la totalité des bâtiments ont été dégagés; la majorité dormants encore sous la jungle entourant le site. Ils ont tous été répertoriés cependant. Nous avons loué les services de Fidencio, guide "autorisé" d'origine maya, qui a partagé avec nous beaucoup de connaissances. Après les ruines nous nous sommes rendus en forêt pour voir les vestiges enfouis, écouter les singes hurleurs, se rafraîchir dans les ruisseaux et essayer des plantes médicinales.
Pause: Michel, vous le connaissez, a tenté de communiquer avec les singes. Ces créatures passent leur journée à hurler et manger. Manifestement, au nombre qu'ils sont ils font autres choses aussi mais bon. Alors visualisez Michel s'essayant au cris des mâles. Impossible pour lui de rivaliser avec des milliers d'années d'évolution: son niveau de décibels est nettement insuffisant pour que les créatures le remarquent. Alors il crie de toutes ses forces, comme une "bielieber" à un show de Justin, comme un gars qui s'est pris "vous savez quoi" dans son ziper, bref, il y met toute la gomme! Et là, soudainement, le silence. Même le mâle alpha est estomaqué! Ça ne dure pas longtemps cependant: le vacarme reprend, encore plus fort, et Michel se fait tirer une branche!!!!
Fidencio nous a aussi entraîné dans une caverne où, pour entrer, nous avons dû ramper, et qui s'est révélée être l'entrée d'un temple enfoui! Nous avons aussi vu un arbre "Chacka" dont le tronc est rouge vif et pèle sans arrêt: les locaux l'appellent "l'arbre touriste"...... Bref, après avoir grimpé les 72 marches du temple et grimpé, descendus, se laissé glisser (Palenque est situé dans les montagnes du Chiapas - ça vous fait des mollets d'acier!!), nous sommes retournés au village du même nom où nous avons soupé et dormi.....
Le lendemain? Allons-y pour Campeche! Ça aussi c'est une capitale mais cette fois du **roulement de tambour** Campeche!! Jolie ville fortifiée qui rappelle un peu Québec car elle est entourée de murailles. Elle fût fondée avant Québec mais après Veracruz et offre un centre historique magnifique. Et dans le 4kms carrés au moins 4 églises d'importances: dans ce temps-là les gens ne prenaient pas de bain mais trempaient dans l'eau bénite!!! Nous y avons visité le musée de la ville, le jardin botanique et assistés à un spectacle "son et lumière" le soir. Le malecon est très beau mais il n'y a pas d'accès possible à la mer. Vous la voyez mais ne pouvez pas toucher! Les plages les plus près sont situés à 2kms à l'ouest ou 3 kms à l'est. Nous nous y sommes arrêtés pour une journée supplémentaires n'étant pas attendus a Progreso avant le samedi 26.
Pause 2: le jeudi 24 le Carnaval débutait officiellement à Campeche. Nous nous attendions au pire, notre hôtel étant situé a moins d'un kilomètre du cœur des festivités. Mais Campeche n'est pas Veracruz! Et manifestement les "campechinois?" les "campechinos?" les "cappuchinos?", bref, les gens de la place ne sont pas autant des professionnels du party que les "Jarochos", nous n'avons rien entendu! Ce qui a fait dire à Michel, encore lui, qu'il y avait plus d'actions à Veracruz un lundi soir!!!!
Et, finalement, le 26 notre dernière étape: Progreso. Petite ville au nord de Merida, à environ 30 minutes de route, située sur le bord du golfe. la maison est très jolie et nous avons accès à un petit jardin. Très agréables pour boire son thé le soir....
Alors, après 1100 kms, 4 états, 4 villes dont 2 capitales et d'innombrables "OH! et "Ah! et "Arrggghhhh!" et "Ça pas de bon sens!", nous sommes arrivés! Je dois mentionné l'aide remarque de "Bébé", notre cellulaire-accès internet-GPS qui nous a bien guidé tout au long du voyage. Pourquoi Bébé? Parce que Michel le porte attaché à son cou à l'aide d'un d'une courroie que j'ai traduit, en espagnol, par "cordon umbilical". Mais ça c'est une autre histoire.....
Ça y est! Nous somme rendus à Progreso après 1 semaine de voyage et 3 jours d'installation. Oui, trois jours d'installation: 1 pour dépaqueter/organiser et 2 pour changer les adresses, faire installer internet et modifier notre plan de cellulaire. Parce que rien n'est simple ici! Juste pour changer notre adresse avec la banque ça a pris deux visites et 2 heures.... Et pour TelCel (fournisseur cellulaire): 2 voyages à Merida et au moins 3 heures de taponnage sur place. Si vous croyiez connaître la bureaucratie au Canada, Pfiout! Vous n'avez rien vu! Le Mexique et les mexicains sont roi et maîtres incontestés!
Alors, finalement, comme prévu, nous sommes partis de Veracruz le 21 février vers 12h00. Nous avons rempli, littéralement, la voiture de nos possession et avons dû en laissé un peu derrière: chaudière, balai, vadrouille et petit escabeau sont maintenant la propriétés de nos anciens voisins Iris et Victor. Je vous ai déjà parlé d'eux? Ils ont trois enfants: Azul, Victor Hugo et Argentina. Ils sont, entre autre chose, Mormons et nous offerts à Noel une copie de leur livre saint... en espagnol! Déjà que l'histoire de Joseph Smith ne me tentait pas beaucoup... De toutes façons, ils sont charmants, super gentils et nous ont régulièrement apportés leur aide. Mais je disgresse, le voyage.....
Le premier soir nous avons fait un pause à Coatzacoalcos, une ville au sud de l'état de Veracruz, sur le bord du golfe. A part un nom offrant des occasions sans fin de rigoler un peu (amusez-vous, après quelques verres, à le dire rapidement sans vous tromper - des heures de plaisir!), la ville offre peu d'attraits. Si vous devez passer par là un jour, prenez quand même le temps de vous asseoir sur le bord du Malecon à l'heure du coucher de soleil. La ville est située sur une baie et fait face légèrement au nord-nord/ouest. Vous avez une vue magnifique sur le golfe avec, un peu vers la gauche en face de vous, les montagnes de San Andres. Avec la lumière du crépuscule: Fabuleux!
Le mardi: saut de puce vers Villahermosa, capitale du Tabasco. Ben oui! Les bouteilles de sauce poussent naturellement dans les forets ici! Ville de grandeur moyenne, au cœur des "tierras caliente" (terres chaudes - ça promet!!), elle a dans son cœur un parc urbain énorme, magnifique et impeccablement entretenu. Nous nous y sommes promenés tout l'après-midi: petit zoo, exposition anthropologique de sculptures "olmèques", mirador de 17 étages que nous avons grimpés avec enthousiasme. Dans la volière du zoo j'ai pu nourrir les Aras et perroquets verts et Michel a pu prendre plusieurs photos de moi servant de perchoir pour mes nouveaux amis. C'est chouette un perroquet mais ça mange mal! J'en suis revenue pleine de graines de cacahouètes!
Le mercredi nous avons réalisé un de mes souhaits pour ce voyage: Palenque. Tous ceux qui s'intéressent aux Mayas ont entendu parler de cette ville où habitait "Pakal le grand"! En fait, si je me fie aux héritiers, il ne devait pas dépasser les 5'2" mais je disgresse encore.....
Seulement 2% de la totalité des bâtiments ont été dégagés; la majorité dormants encore sous la jungle entourant le site. Ils ont tous été répertoriés cependant. Nous avons loué les services de Fidencio, guide "autorisé" d'origine maya, qui a partagé avec nous beaucoup de connaissances. Après les ruines nous nous sommes rendus en forêt pour voir les vestiges enfouis, écouter les singes hurleurs, se rafraîchir dans les ruisseaux et essayer des plantes médicinales.
Pause: Michel, vous le connaissez, a tenté de communiquer avec les singes. Ces créatures passent leur journée à hurler et manger. Manifestement, au nombre qu'ils sont ils font autres choses aussi mais bon. Alors visualisez Michel s'essayant au cris des mâles. Impossible pour lui de rivaliser avec des milliers d'années d'évolution: son niveau de décibels est nettement insuffisant pour que les créatures le remarquent. Alors il crie de toutes ses forces, comme une "bielieber" à un show de Justin, comme un gars qui s'est pris "vous savez quoi" dans son ziper, bref, il y met toute la gomme! Et là, soudainement, le silence. Même le mâle alpha est estomaqué! Ça ne dure pas longtemps cependant: le vacarme reprend, encore plus fort, et Michel se fait tirer une branche!!!!
Fidencio nous a aussi entraîné dans une caverne où, pour entrer, nous avons dû ramper, et qui s'est révélée être l'entrée d'un temple enfoui! Nous avons aussi vu un arbre "Chacka" dont le tronc est rouge vif et pèle sans arrêt: les locaux l'appellent "l'arbre touriste"...... Bref, après avoir grimpé les 72 marches du temple et grimpé, descendus, se laissé glisser (Palenque est situé dans les montagnes du Chiapas - ça vous fait des mollets d'acier!!), nous sommes retournés au village du même nom où nous avons soupé et dormi.....
Le lendemain? Allons-y pour Campeche! Ça aussi c'est une capitale mais cette fois du **roulement de tambour** Campeche!! Jolie ville fortifiée qui rappelle un peu Québec car elle est entourée de murailles. Elle fût fondée avant Québec mais après Veracruz et offre un centre historique magnifique. Et dans le 4kms carrés au moins 4 églises d'importances: dans ce temps-là les gens ne prenaient pas de bain mais trempaient dans l'eau bénite!!! Nous y avons visité le musée de la ville, le jardin botanique et assistés à un spectacle "son et lumière" le soir. Le malecon est très beau mais il n'y a pas d'accès possible à la mer. Vous la voyez mais ne pouvez pas toucher! Les plages les plus près sont situés à 2kms à l'ouest ou 3 kms à l'est. Nous nous y sommes arrêtés pour une journée supplémentaires n'étant pas attendus a Progreso avant le samedi 26.
Pause 2: le jeudi 24 le Carnaval débutait officiellement à Campeche. Nous nous attendions au pire, notre hôtel étant situé a moins d'un kilomètre du cœur des festivités. Mais Campeche n'est pas Veracruz! Et manifestement les "campechinois?" les "campechinos?" les "cappuchinos?", bref, les gens de la place ne sont pas autant des professionnels du party que les "Jarochos", nous n'avons rien entendu! Ce qui a fait dire à Michel, encore lui, qu'il y avait plus d'actions à Veracruz un lundi soir!!!!
Et, finalement, le 26 notre dernière étape: Progreso. Petite ville au nord de Merida, à environ 30 minutes de route, située sur le bord du golfe. la maison est très jolie et nous avons accès à un petit jardin. Très agréables pour boire son thé le soir....
Alors, après 1100 kms, 4 états, 4 villes dont 2 capitales et d'innombrables "OH! et "Ah! et "Arrggghhhh!" et "Ça pas de bon sens!", nous sommes arrivés! Je dois mentionné l'aide remarque de "Bébé", notre cellulaire-accès internet-GPS qui nous a bien guidé tout au long du voyage. Pourquoi Bébé? Parce que Michel le porte attaché à son cou à l'aide d'un d'une courroie que j'ai traduit, en espagnol, par "cordon umbilical". Mais ça c'est une autre histoire.....
dimanche 20 février 2011
20-02-2011: Grand départ prise 2 - retour du fils du FUD!!!
20-02-2011: Grand départ prise 2 - retour du fils du FUD!!!
Ça y est! c'est notre dernière soirée comme résidents de Veracruz. Demain, c'est le grand départ vers Progreso, Yucatan. Et, comme d'habitude lors de ces évènements, j'ai une attaque de FUD. Pour ceux qui ignorent ce qu'est le FUD (j'en ai déjà parlé dans une entrée du mois de mai ou juin 2010,avant notre grand départ numéro 1), le FUD est une attaque de "Fear Uncertainty and Doubt" - Peur, Incertitude et Doute.
Ma peur est organisationnelle: y aura-t-il assez de place dans notre voitures pour toutes nos possessions? Réponse: après vérification, i.e. comparaison du volume de cargo dans la voiture, 70 Pi3 et du volume de boites/valises/meubles, 58 pi3, Oui! Fiou!
L'incertitude: Serons-nous aussi heureux à Progreso qu'à Veracruz? Réponse rationnelle: probablement! En tout cas nous verrons bien, après tout, nous pouvons toujours revenir....
Le doute: Pourrons-nous trouver notre chemin entre ici et Progreso? Celle-là est complètement stupide: les autoroutes mexicaines sont bien indiquées, nous avons un GPS, nous parlons suffisamment l'espagnol pour demander des indications.
Bref, il n'y a aucunes raisons pour moi d'avoir du FUD. Mais j'en ai. Quand même. Heureusement que j'ai Michel pour se moquer, gentiment, de moi et m'aider à ventiler le tout.
Le problème avec le FUD est que dans ce genre de situation "intense", lorsqu'une partie est réglée il se réveille pour la portion suivante. Je me vois déjà demain, après avoir réussi à tout casé me mettre à m'en faire parce que je n'ai absolument RIEN de prévu pour le logement. J'entends d'ici la mâchoire de Gabriel tomber à terre: "QUOI?!?!?!? Maman n'a pas déjà réservé tous les hôtels, prévu les arrêts, choisi les restaurants?" Ben non, nous voulons partir à l'aventure..... J'espère juste que ma pression sanguine tiendra le coût!
Ça y est! c'est notre dernière soirée comme résidents de Veracruz. Demain, c'est le grand départ vers Progreso, Yucatan. Et, comme d'habitude lors de ces évènements, j'ai une attaque de FUD. Pour ceux qui ignorent ce qu'est le FUD (j'en ai déjà parlé dans une entrée du mois de mai ou juin 2010,avant notre grand départ numéro 1), le FUD est une attaque de "Fear Uncertainty and Doubt" - Peur, Incertitude et Doute.
Ma peur est organisationnelle: y aura-t-il assez de place dans notre voitures pour toutes nos possessions? Réponse: après vérification, i.e. comparaison du volume de cargo dans la voiture, 70 Pi3 et du volume de boites/valises/meubles, 58 pi3, Oui! Fiou!
L'incertitude: Serons-nous aussi heureux à Progreso qu'à Veracruz? Réponse rationnelle: probablement! En tout cas nous verrons bien, après tout, nous pouvons toujours revenir....
Le doute: Pourrons-nous trouver notre chemin entre ici et Progreso? Celle-là est complètement stupide: les autoroutes mexicaines sont bien indiquées, nous avons un GPS, nous parlons suffisamment l'espagnol pour demander des indications.
Bref, il n'y a aucunes raisons pour moi d'avoir du FUD. Mais j'en ai. Quand même. Heureusement que j'ai Michel pour se moquer, gentiment, de moi et m'aider à ventiler le tout.
Le problème avec le FUD est que dans ce genre de situation "intense", lorsqu'une partie est réglée il se réveille pour la portion suivante. Je me vois déjà demain, après avoir réussi à tout casé me mettre à m'en faire parce que je n'ai absolument RIEN de prévu pour le logement. J'entends d'ici la mâchoire de Gabriel tomber à terre: "QUOI?!?!?!? Maman n'a pas déjà réservé tous les hôtels, prévu les arrêts, choisi les restaurants?" Ben non, nous voulons partir à l'aventure..... J'espère juste que ma pression sanguine tiendra le coût!
vendredi 11 février 2011
11-02-2011: Additions à la famille
11-02-2011: Additions à la famille
Finalement nous avons pris possession de notre "Peugeot Grand Raid Maya" hier soir. Une bien grand nom pour une voiture modeste! Le transfert s'est bien déroulée, notre "asesor de venta" étant très gentil et serviable. En fait tout le processus a été teinté du type de service à la clientèle auquel nous sommes maintenant habitué au Mexique: accueil chaleureux, personnel charmant et poli, processus administratif lourd et bureaucratique. Ils ont aussi magasinés les assurances auto pour nous et nous ont présentés les proposition, ils ont payés et installés les plaques d'immatriculation et payés les taxes de ventes d'enregistrement. A par les assurances, tout le reste était compris dans le prix.
Le Sr Gomez-Pinar nous a expliqué tout 4 fois, nous a donné l'original de la facture plus une copie (nous avons aussi reçu un document officiel, de Peugeot Mexico - bureau de Puebla, par courrier électronique!!). Il nous a ensuite confié à un autre charmant Senor qui lui a expliqué le moteur, les lumières, l'ajustement de la radio, comment ouvrir le pneu de secours etc, etc, etc. Ça du prendre au moins 45 minutes.....
Alors après avoir regarder tout les liquide du moteur, constater qu'il y avait bel et bien des fusibles supplémentaire et appris que oui, dans notre voiture Mexicaine il y a un système de dégivrage de la lunette arrière (nous l'avons plutôt trouvé rigolote - apparemment que c'est utile lorsque la voiture s'embue - trop de climatisation, climat chaud et humide extérieur) et aussi apprendre au Sr Gomez-Pinar comment dire "Peugeot" en français - non pas "Peuyot mais GGGGGG" - bref, arrivés à 18h00, nous sommes enfin repartis à 20h15.
*** En passant, les plaques se paient une fois seulement - ça coûté $1750 pesos et c'est bon pour au moins aussi longtemps que nous possédons le véhicule ***
Nous nous sommes aussi procurés, la semaine dernière, un téléphone intelligent le "Samsung Galaxy". Ça commencé par moi disant: "ce serait pratique un GPS au Mexique, surtout pour notre grand déménagement de la fin du mois? "
*rappel - nous allons nous installer à Progreso au Yucatan, nous partons le 21 février*
Pour ceux qui connaissent Michel, vous ne serez pas surpris d'apprendre que ça a rapidement dégénéré en "téléphone technologie android avec GPS, accès internet illimité, messagerie, jeux et j'en passe". Encore là, le processus est assez fastidieux: analyse des produits, sélection, demande au fournisseur. Ce dernier nous demande une preuve de résidence, 2 recommandation de gens vivant au Mexique et fait une enquête complète! Nous avons même reçu la visite d'un Monsieur chez nous qui est venu confirmé la véracité de notre adresse!
Après 3 jours, nous avons enfin été accepté. Yippi! Il faut se rendre à la boutique et prendre possession du nouveau bébé de Michel. Encore là je vous évite les étapes (discussion, présentation de la facture, paiement de la facture au guichet, revenir faire activer etc....) Nous retournons chez nous avec notre précieux et un livret d'instructions en espagnol. Après 3 jours, Michel a configuré les courriels, a trouvé notre position 3 fois par GPS, a joué à Angry Birds (rendu au niveau 4 ou 5) mais n'a pas toujours réussi à faire un appel!!!
Retour à la boutique pour finalement apprendre que le gouvernement Mexicain oblige tous les propriétaires de cellulaires mexicains à s'enregistrer! Apparemment ils peuvent savoir où vous êtes et contrôler vos communications - ça servirait dans la lutte aux cartels. Tant et aussi longtemps que l'inscription n'est pas faite, aucunes appels ne peut être fait/reçu. Donc le charmant monsieur de la boutique (je vous le dis - ils sont tous super-gentils!) va sur le site web gouvernemental et inscrit Michel en lui montrant ce qu'il faut faire. De retour à la maison et après 1heure30 de taponnage nous avons réussi à nous appeler, enregistrer un message d'accueil pour la boite vocale (en espagnol s.v.p.!) et nous laisser des messages. Saviez-vous qu'au Mexique pour faire une appel entre une ligne terrestre et un cellulaire il faut faire le "044" avant le numéro complet incluant le code régional? J'ai dû faire une recherche "google" pour le savoir. Bref, nous sommes maintenant tout équipé!
Je suis bien heureuse de voir que toute cette portion est faite. De plus cette semaine j'ai réglé la location de la maison à Progreso, réussit à rejoindre notre propriétaire de Veracruz pour fixer un rendez-vous de remise des clefs. Je travaille trop fort je le sais bien alors, pour me récompenser je me suis acheté deux (2) paires de chaussures hier! La variété, la quantité et l'originalité des chaussures disponibles ici pourrait facilement faire l'objet d'une entrée! Le bonheur total!
Alors, plus tard aujourd'hui moi et mes nouvelles chaussures irons voir les orchestres du centre-ville pendant que notre nouvelle voiture dormira sagement dans le stationnements. Parce que je le dis et le répète: conduire au centre-ville de Veracruz? Jamais!
Finalement nous avons pris possession de notre "Peugeot Grand Raid Maya" hier soir. Une bien grand nom pour une voiture modeste! Le transfert s'est bien déroulée, notre "asesor de venta" étant très gentil et serviable. En fait tout le processus a été teinté du type de service à la clientèle auquel nous sommes maintenant habitué au Mexique: accueil chaleureux, personnel charmant et poli, processus administratif lourd et bureaucratique. Ils ont aussi magasinés les assurances auto pour nous et nous ont présentés les proposition, ils ont payés et installés les plaques d'immatriculation et payés les taxes de ventes d'enregistrement. A par les assurances, tout le reste était compris dans le prix.
Le Sr Gomez-Pinar nous a expliqué tout 4 fois, nous a donné l'original de la facture plus une copie (nous avons aussi reçu un document officiel, de Peugeot Mexico - bureau de Puebla, par courrier électronique!!). Il nous a ensuite confié à un autre charmant Senor qui lui a expliqué le moteur, les lumières, l'ajustement de la radio, comment ouvrir le pneu de secours etc, etc, etc. Ça du prendre au moins 45 minutes.....
Alors après avoir regarder tout les liquide du moteur, constater qu'il y avait bel et bien des fusibles supplémentaire et appris que oui, dans notre voiture Mexicaine il y a un système de dégivrage de la lunette arrière (nous l'avons plutôt trouvé rigolote - apparemment que c'est utile lorsque la voiture s'embue - trop de climatisation, climat chaud et humide extérieur) et aussi apprendre au Sr Gomez-Pinar comment dire "Peugeot" en français - non pas "Peuyot mais GGGGGG" - bref, arrivés à 18h00, nous sommes enfin repartis à 20h15.
*** En passant, les plaques se paient une fois seulement - ça coûté $1750 pesos et c'est bon pour au moins aussi longtemps que nous possédons le véhicule ***
Nous nous sommes aussi procurés, la semaine dernière, un téléphone intelligent le "Samsung Galaxy". Ça commencé par moi disant: "ce serait pratique un GPS au Mexique, surtout pour notre grand déménagement de la fin du mois? "
*rappel - nous allons nous installer à Progreso au Yucatan, nous partons le 21 février*
Pour ceux qui connaissent Michel, vous ne serez pas surpris d'apprendre que ça a rapidement dégénéré en "téléphone technologie android avec GPS, accès internet illimité, messagerie, jeux et j'en passe". Encore là, le processus est assez fastidieux: analyse des produits, sélection, demande au fournisseur. Ce dernier nous demande une preuve de résidence, 2 recommandation de gens vivant au Mexique et fait une enquête complète! Nous avons même reçu la visite d'un Monsieur chez nous qui est venu confirmé la véracité de notre adresse!
Après 3 jours, nous avons enfin été accepté. Yippi! Il faut se rendre à la boutique et prendre possession du nouveau bébé de Michel. Encore là je vous évite les étapes (discussion, présentation de la facture, paiement de la facture au guichet, revenir faire activer etc....) Nous retournons chez nous avec notre précieux et un livret d'instructions en espagnol. Après 3 jours, Michel a configuré les courriels, a trouvé notre position 3 fois par GPS, a joué à Angry Birds (rendu au niveau 4 ou 5) mais n'a pas toujours réussi à faire un appel!!!
Retour à la boutique pour finalement apprendre que le gouvernement Mexicain oblige tous les propriétaires de cellulaires mexicains à s'enregistrer! Apparemment ils peuvent savoir où vous êtes et contrôler vos communications - ça servirait dans la lutte aux cartels. Tant et aussi longtemps que l'inscription n'est pas faite, aucunes appels ne peut être fait/reçu. Donc le charmant monsieur de la boutique (je vous le dis - ils sont tous super-gentils!) va sur le site web gouvernemental et inscrit Michel en lui montrant ce qu'il faut faire. De retour à la maison et après 1heure30 de taponnage nous avons réussi à nous appeler, enregistrer un message d'accueil pour la boite vocale (en espagnol s.v.p.!) et nous laisser des messages. Saviez-vous qu'au Mexique pour faire une appel entre une ligne terrestre et un cellulaire il faut faire le "044" avant le numéro complet incluant le code régional? J'ai dû faire une recherche "google" pour le savoir. Bref, nous sommes maintenant tout équipé!
Je suis bien heureuse de voir que toute cette portion est faite. De plus cette semaine j'ai réglé la location de la maison à Progreso, réussit à rejoindre notre propriétaire de Veracruz pour fixer un rendez-vous de remise des clefs. Je travaille trop fort je le sais bien alors, pour me récompenser je me suis acheté deux (2) paires de chaussures hier! La variété, la quantité et l'originalité des chaussures disponibles ici pourrait facilement faire l'objet d'une entrée! Le bonheur total!
Alors, plus tard aujourd'hui moi et mes nouvelles chaussures irons voir les orchestres du centre-ville pendant que notre nouvelle voiture dormira sagement dans le stationnements. Parce que je le dis et le répète: conduire au centre-ville de Veracruz? Jamais!
jeudi 3 février 2011
03/02/2011: Le merveilleux monde financier prise 1
03/02/2011: Le merveilleux monde financier prise 1
Aujourd'hui c'est la fête de mon ti-chou Gabriel. Il a 27 ans! Bonne fête mon trésor, "my precioooouuuuusssssss".
Nous sommes revenus dimanche le 30 janvier. Les vols se sont bien déroulés, nous avons été chanceux, ceux-ci ayant eu lieu exactement entre 2 tempêtes monstres! Je ne me serais pas vu passer un temps indéterminés en transit aux États-Unis....
Dès lundi, nous nous sommes occupés d'aller revoir le concessionnaire pour essayer la voiture et prendre en note les détails pour finaliser l'achat. Ensuite je devais faire un transfert entre notre compte du Québec et notre compte du Mexique pour pouvoir payer notre nouvelle acquisition. C'est là que les mots de têtes ont débutés.
Quelques soit la banque avec laquelle vous faites affaire et même si elle a une banque "soeur" au Mexique (ou ailleurs dans le monde), chaque institution est indépendante et est régie par son propre système de règles. Par exemple, HSBC Canada est menée par les règles canadiennes et HSBC Mexico par les mexicaines. Elles ont des "présentations" communes i.e.: interface internet, type de compte etc. Mais si vous faites affaire avec une, vous ne serez pas automatiquement connecté avec l'autre. Les avantages cependant est qu'elles ont quand même des communications plus faciles et que les réseaux de guichets sont connectés (donc moins de frais).
J'ai donc dû me rendre à ma succursale mexicaine lundi p.m., communiquer via e-mail, skype et fax avec la canadienne (mardi) et de nouveau retourner à la mexicaine (jeudi) avant de pouvoir faire le dépôt pour l'achat du véhicule. Quand je parle de taponnage..... J'ai aussi communiquer avec le bureau-chef mexicain mercredi pour faire modifier mon compte afin de pouvoir faciliter les transferts futurs via internet. Bref, mettre en place les outils pour se faciliter la vie est une job à temps plein!
Donc, si tout continue de bien allé, nous devrions avoir notre voiture demain ou en début de semaine. Pour ceux que ça intéresse, nous achetons une "Peugeot Grand Raid Maya". Julien a commenté que c'était "probablement la voiture la plus laide qu'il ait vu de sa vie", mais les garanties sont excellentes, beaucoup d'espace de cargo et ça reste une Peugeot (leur mécanique est reconnue) et le prix est dur à battre.
J'ai aussi trouvé la maison que nous allons louer pour 4 mois à Progreso, tout devrait être réglé d'ici une semaine ou 10 jours (je ne me fais plus d'échéancier trop serré - le Mexique a ça comme effet secondaire!!).
Notre objectif est de partir de Veracruz vers le 21 février pour nous rendre à Progreso. Nous prévoyons prendre notre temps pour profiter de la route et visiter en chemin. Après tout, tant qu'à parcourir la distance aussi bien en profiter pour découvrir des villes et villages! Par exemple, notre itinéraire nous mènera à moins de 2 heures de route de Palenque, dans le Chiapas. Pourquoi ne pas nous y arrêter?
Aujourd'hui c'est la fête de mon ti-chou Gabriel. Il a 27 ans! Bonne fête mon trésor, "my precioooouuuuusssssss".
Nous sommes revenus dimanche le 30 janvier. Les vols se sont bien déroulés, nous avons été chanceux, ceux-ci ayant eu lieu exactement entre 2 tempêtes monstres! Je ne me serais pas vu passer un temps indéterminés en transit aux États-Unis....
Dès lundi, nous nous sommes occupés d'aller revoir le concessionnaire pour essayer la voiture et prendre en note les détails pour finaliser l'achat. Ensuite je devais faire un transfert entre notre compte du Québec et notre compte du Mexique pour pouvoir payer notre nouvelle acquisition. C'est là que les mots de têtes ont débutés.
Quelques soit la banque avec laquelle vous faites affaire et même si elle a une banque "soeur" au Mexique (ou ailleurs dans le monde), chaque institution est indépendante et est régie par son propre système de règles. Par exemple, HSBC Canada est menée par les règles canadiennes et HSBC Mexico par les mexicaines. Elles ont des "présentations" communes i.e.: interface internet, type de compte etc. Mais si vous faites affaire avec une, vous ne serez pas automatiquement connecté avec l'autre. Les avantages cependant est qu'elles ont quand même des communications plus faciles et que les réseaux de guichets sont connectés (donc moins de frais).
J'ai donc dû me rendre à ma succursale mexicaine lundi p.m., communiquer via e-mail, skype et fax avec la canadienne (mardi) et de nouveau retourner à la mexicaine (jeudi) avant de pouvoir faire le dépôt pour l'achat du véhicule. Quand je parle de taponnage..... J'ai aussi communiquer avec le bureau-chef mexicain mercredi pour faire modifier mon compte afin de pouvoir faciliter les transferts futurs via internet. Bref, mettre en place les outils pour se faciliter la vie est une job à temps plein!
Donc, si tout continue de bien allé, nous devrions avoir notre voiture demain ou en début de semaine. Pour ceux que ça intéresse, nous achetons une "Peugeot Grand Raid Maya". Julien a commenté que c'était "probablement la voiture la plus laide qu'il ait vu de sa vie", mais les garanties sont excellentes, beaucoup d'espace de cargo et ça reste une Peugeot (leur mécanique est reconnue) et le prix est dur à battre.
J'ai aussi trouvé la maison que nous allons louer pour 4 mois à Progreso, tout devrait être réglé d'ici une semaine ou 10 jours (je ne me fais plus d'échéancier trop serré - le Mexique a ça comme effet secondaire!!).
Notre objectif est de partir de Veracruz vers le 21 février pour nous rendre à Progreso. Nous prévoyons prendre notre temps pour profiter de la route et visiter en chemin. Après tout, tant qu'à parcourir la distance aussi bien en profiter pour découvrir des villes et villages! Par exemple, notre itinéraire nous mènera à moins de 2 heures de route de Palenque, dans le Chiapas. Pourquoi ne pas nous y arrêter?
lundi 24 janvier 2011
24/01/2011: Je veux retourner chez moi!!!!!
24/01/2011: Je veux retourner chez moi!!!!
Il fait -28 à Québec ce matin. Avec le vent on parle de -40. -28 était déjà suffisamment froid! J'ai pas besoin de 12 degrés de moins!
Je suis au Québec depuis le 15 janvier et je retourne dimanche le 30. Je compte les dodos à rebours (plus que 6!) parce que je veux retourner chez moi! Et oui, chez moi maintenant c'est le Mexique....
Je suis heureuse d'être ici car je peux voir mes fils et souligner avec eux leur anniversaire (Julien a 23 ans aujourd'hui, bonne fête! et Gabriel fêtera ses 27 ans le 3 février)et voir nos parents à Michel et moi. Mais vraiment, j'aurais bien fait avec -5 ou -10. Je me rends compte à quel point je prends goût au soleil et à la chaleur. J'aime pouvoir prendre de longues marches, à tous les jours, sans avoir à m'habiller comme un ours polaire. J'aime sortir boire mon café dehors sans le transformer immédiatement en "frappucino glacé", ouvrir les fenêtres pour aérer la maison sans propulser les coûts de chauffage dans la stratosphère et étendre mon linge dehors pour le faire sécher sans qu'il devienne un "popsicle".
Je suis au Mexique pour un paquet de raison: les mexicains, la culture, la langue, la musique, la bouffe et l'histoire. Mais je suis "dans le sud" pour une seule: l'absence de température en bas de 16 degrés.....
J'ai bien averti Michel ce weekend: la probabilité que je revienne au Québec en hiver est plutôt basse. Je serai prête à revenir entre avril et fin octobre mais pour les autres mois, je crois que je vais laisser faire. De toutes façon, il y a de fortes chances que nos amis et membres de nos familles désirent venir se réchauffer chez nous pendant cette période et lorsque nous aurons notre "maison d'hôtes", ce sera probablement une saison très occupée.
Mon beau-frère Gilles (merci Gilles!!)m'a suggéré un nom pour notre "maison d'hôtes". Je voulais un nom cours, qui se dit aussi bien en espagnol, en français et en anglais. Je tenais à ce qu'il soit évocateur sans tomber dans le pattern "nom maya" que tous les hôtels/bed&breakfast et autres se sentent obligés d'avoir au Yucatán (puisque nous déménageons dans les prochaines semaines dans cette région et que la probabilité que notre commerce y soit situé est plutôt élevée). Surtout je voulais quelques chose en espagnol parce qu'il sera situé au Mexique et que cette langue sera toujours la première dans nos communications même si le français et l'anglais suivront de près. Donc, que pensez-vous de "El sueno de Maria" - Le rêve de Marie ? J'aime bien: ça fait un lien avec moi, fait allusion au rêve - sommeil et cela glisse bien sur la langue. Donnes-moi vos commentaires! Ceci est un test marketing!
Donc, mon prochain message sera après notre retour chez nous. La semaine prochaine nous achetons une voiture - nous n'avons pas vraiment le choix, le coin où nous nous rendons est plus isolé, nous avons nos choses à déménager et lorsque nous aurons un commerce, une voiture sera nécessaire. Je vous raconterai l'expérience dans une autre entrée.
Prenez-soin de vous, habillez-vous chaudement et, lorsque vous serez vraiment tanné du froid, venez nous voir! Nous vous attendrons avec un jus de fruit, une bière glacée, un verre de vin ou seulement un gros câlin!
Il fait -28 à Québec ce matin. Avec le vent on parle de -40. -28 était déjà suffisamment froid! J'ai pas besoin de 12 degrés de moins!
Je suis au Québec depuis le 15 janvier et je retourne dimanche le 30. Je compte les dodos à rebours (plus que 6!) parce que je veux retourner chez moi! Et oui, chez moi maintenant c'est le Mexique....
Je suis heureuse d'être ici car je peux voir mes fils et souligner avec eux leur anniversaire (Julien a 23 ans aujourd'hui, bonne fête! et Gabriel fêtera ses 27 ans le 3 février)et voir nos parents à Michel et moi. Mais vraiment, j'aurais bien fait avec -5 ou -10. Je me rends compte à quel point je prends goût au soleil et à la chaleur. J'aime pouvoir prendre de longues marches, à tous les jours, sans avoir à m'habiller comme un ours polaire. J'aime sortir boire mon café dehors sans le transformer immédiatement en "frappucino glacé", ouvrir les fenêtres pour aérer la maison sans propulser les coûts de chauffage dans la stratosphère et étendre mon linge dehors pour le faire sécher sans qu'il devienne un "popsicle".
Je suis au Mexique pour un paquet de raison: les mexicains, la culture, la langue, la musique, la bouffe et l'histoire. Mais je suis "dans le sud" pour une seule: l'absence de température en bas de 16 degrés.....
J'ai bien averti Michel ce weekend: la probabilité que je revienne au Québec en hiver est plutôt basse. Je serai prête à revenir entre avril et fin octobre mais pour les autres mois, je crois que je vais laisser faire. De toutes façon, il y a de fortes chances que nos amis et membres de nos familles désirent venir se réchauffer chez nous pendant cette période et lorsque nous aurons notre "maison d'hôtes", ce sera probablement une saison très occupée.
Mon beau-frère Gilles (merci Gilles!!)m'a suggéré un nom pour notre "maison d'hôtes". Je voulais un nom cours, qui se dit aussi bien en espagnol, en français et en anglais. Je tenais à ce qu'il soit évocateur sans tomber dans le pattern "nom maya" que tous les hôtels/bed&breakfast et autres se sentent obligés d'avoir au Yucatán (puisque nous déménageons dans les prochaines semaines dans cette région et que la probabilité que notre commerce y soit situé est plutôt élevée). Surtout je voulais quelques chose en espagnol parce qu'il sera situé au Mexique et que cette langue sera toujours la première dans nos communications même si le français et l'anglais suivront de près. Donc, que pensez-vous de "El sueno de Maria" - Le rêve de Marie ? J'aime bien: ça fait un lien avec moi, fait allusion au rêve - sommeil et cela glisse bien sur la langue. Donnes-moi vos commentaires! Ceci est un test marketing!
Donc, mon prochain message sera après notre retour chez nous. La semaine prochaine nous achetons une voiture - nous n'avons pas vraiment le choix, le coin où nous nous rendons est plus isolé, nous avons nos choses à déménager et lorsque nous aurons un commerce, une voiture sera nécessaire. Je vous raconterai l'expérience dans une autre entrée.
Prenez-soin de vous, habillez-vous chaudement et, lorsque vous serez vraiment tanné du froid, venez nous voir! Nous vous attendrons avec un jus de fruit, une bière glacée, un verre de vin ou seulement un gros câlin!
mardi 11 janvier 2011
11-01-2011: Retour de vacances
11-01-2011: Retour de vacances
Vacances, c'est un grand mot! Plutôt une pause... Nos fils, Gabriel et Julien, sont venus nous voir. Ils sont arrivés le 21 décembre et repartis séparément: Gabriel le 1ier janvier et Julien le 8. Entre eux deux et mon Michel, les 2 ordinateurs étaient pas mal occupés! Mais je ne les blâmerai pas pour ma négligence du blog: j'aurais pu exiger un droit d'accès mais, sincèrement, je voulais refaire le plein d'idées. Alors....
Leur visite nous a permis de redécouvrir la ville et la région. Jouer aux guides touristiques nous donne l'opportunité de revoir avec des yeux neufs un quartier ou une attraction. Nous étions déjà allé à l'aquarium mais la 2ieme fois m'a fait voir des choses qui m'avaient échappées la première. Comme les poissons sans yeux qui vivent dans les cavernes d'eau douce du Mexique ou les 3 sortent de requins qu'ils ont sur place. C'est un superbe aquarium en passant, il vaut le déplacement!
Et la vieille ville: quelle beauté! Le plaisir d'être assis sur une terrasse, à savourer un café ou un verre de vin, à regarder la vie autour, à seulement prendre le temps de respirer, entouré d'architecture magnifique! Et, toujours, la touche de gaieté. Parce que Veracruz est une ville joyeuse! Les gens, sur la rue, sourient beaucoup... Et il y a toujours de la musique quelques part, le zocalo et les environs ayants toujours des petits groupes de vieux musiciens qui louent leur services pour jouer un "classique" mexicain sur leur vibraphone. Sans oublier les petites "plazuela" qui s'animent le soir avec des orchestres de "salsa" ou autres rythmes et où les gens peuvent boire, manger et danser jusqu'aux petites heures!
Nous sommes aussi allé, par l'achat d'un forfait avec guide, visiter la région de Catemaco, plus au sud de l'état. En voiture ça prend 3 heures de route. Pas parce que c'est loin mais le trajet se fait sur une route à 2 voies très achalandée et la deuxième moitié du parcours est dans les montagnes au virages spectaculaires qui rendent les dépassements impossible. Si vous débuté la montée derrière un camion-remorque, vous resterez là jusqu'à Catemaco!
La région offre des paysages superbes et de jolis villages. Nous avons visité le parc de "Nanciyaga" qui permet de découvrir une forêt pluviale (la région est un parc national protégé) ainsi que les croyances des anciens habitants les "Totoneque" et les "Huatuscas". Lors de notre visite, j'ai eu droit à un masque de boue minérale extraite du parc (j'ai passé la moitié de la visite avec !! Je m'amusais à dire que j'étais "el monstro de la laguna"!). Nous y avons goûter à l'eau minérale qui jaillit naturellement de la terre et Julien a pu, pour $200 pesos, se faire purifier par un authentique Shaman! Il s'est enfermé pendant quelques minutes avec le sorcier, celui-ci a brûlé des herbes odorantes et frappé Julien avec des feuilles d'arbres (et pas n'importent lesquels - des feuilles provenant du haut de l'arbre, celles qui reçoivent le plus de soleil car elles ont le plus d'énergie positive) tout en psalmodiant des incantations. Après il a donné à Julien une amulette remplies de "médecine". Cela a incité chez Gabriel le commentaire suivant: "s'il veut se faire frapper avec des feuilles, je peux lui arranger ça! Je couperai une branche de sapin, l'arroserai de Febreeze et le fouetterai avec! Tout ça gratuitement!!".
Ensuite nous avons fait une tournée sur le lac de Catemaco où nous avons pu voir l'île des singes (des espèces de gros macaques), des oiseaux aquatiques variés et des nénuphars. La visite s'est terminé par les "Chutes d'Eyipantlan", situées entre Catemaco et San Andres Tuxtla. Absolument à voir! Spectaculaires! Vous pouvez les regarder d'en haut ou descendre 242 marches pour allé vous faire arroser. Ceux qui nous connaissent ne seront pas surpris que nous avons choisis de nous faire doucher! Dans la bas il y a des vendeurs de souvenir et un restaurant ou Julien a choisi de prendre une "collation". N'étant pas un coin très couru par les touristes étrangers, nous y avons obtenu, comme d'habitude, un beau succès. L'appétit de Julien a aussi attiré les louanges, son enthousiasme étant le plus beau des hommages à la gastronomie locale!
Parce que disons simplement que nos fils ont appréciés la bouffe. Beaucoup. Gabriel s'est découvert un appétit pour les "volovanes" un chausson de pâte feuilletée, farci de thon, de crabe, de jambon ou autre (inutile d'en chercher à l'extérieur de Veracruz - c'est une spécialité locale que vous ne pouvez trouver ailleurs, même pas dans d'autres villes de l'état!). Julien a choisi de suivre les traces de son père et s'est pris d'affection pour les tacos. Toutes les sortes! Et, en passant, une vérité suprême: les tacos de rue, ceux fait dans les petits stands à 5 pour $25 pesos, bref les "cheaps", sont les meilleurs. Aucunes exceptions.
Et tant d'autres endroits redécouverts: le musée navale (entrée gratuite), le navire-musée de Boca del Rio, le marché, le "malecon" (la promenade le long de la mer) et les plages. Toutes les plages....
La ville offre tellement de beauté et d'originalité! Notre prochaine destination sera le Yucatán; je sais que cette région sera aussi magique, charmante et m'offrira des expériences nouvelles et agréables mais, toujours, je serai reconnaissante d'avoir vécu à Veracruz et d'avoir pu partager ça avec nos fils. J'ose espérer aussi que j'aurai pu inciter des gens à "faire le détour" et venir découvrir une région qui mérite d'être sur leur liste de "choses à voir au Mexique"....
Vacances, c'est un grand mot! Plutôt une pause... Nos fils, Gabriel et Julien, sont venus nous voir. Ils sont arrivés le 21 décembre et repartis séparément: Gabriel le 1ier janvier et Julien le 8. Entre eux deux et mon Michel, les 2 ordinateurs étaient pas mal occupés! Mais je ne les blâmerai pas pour ma négligence du blog: j'aurais pu exiger un droit d'accès mais, sincèrement, je voulais refaire le plein d'idées. Alors....
Leur visite nous a permis de redécouvrir la ville et la région. Jouer aux guides touristiques nous donne l'opportunité de revoir avec des yeux neufs un quartier ou une attraction. Nous étions déjà allé à l'aquarium mais la 2ieme fois m'a fait voir des choses qui m'avaient échappées la première. Comme les poissons sans yeux qui vivent dans les cavernes d'eau douce du Mexique ou les 3 sortent de requins qu'ils ont sur place. C'est un superbe aquarium en passant, il vaut le déplacement!
Et la vieille ville: quelle beauté! Le plaisir d'être assis sur une terrasse, à savourer un café ou un verre de vin, à regarder la vie autour, à seulement prendre le temps de respirer, entouré d'architecture magnifique! Et, toujours, la touche de gaieté. Parce que Veracruz est une ville joyeuse! Les gens, sur la rue, sourient beaucoup... Et il y a toujours de la musique quelques part, le zocalo et les environs ayants toujours des petits groupes de vieux musiciens qui louent leur services pour jouer un "classique" mexicain sur leur vibraphone. Sans oublier les petites "plazuela" qui s'animent le soir avec des orchestres de "salsa" ou autres rythmes et où les gens peuvent boire, manger et danser jusqu'aux petites heures!
Nous sommes aussi allé, par l'achat d'un forfait avec guide, visiter la région de Catemaco, plus au sud de l'état. En voiture ça prend 3 heures de route. Pas parce que c'est loin mais le trajet se fait sur une route à 2 voies très achalandée et la deuxième moitié du parcours est dans les montagnes au virages spectaculaires qui rendent les dépassements impossible. Si vous débuté la montée derrière un camion-remorque, vous resterez là jusqu'à Catemaco!
La région offre des paysages superbes et de jolis villages. Nous avons visité le parc de "Nanciyaga" qui permet de découvrir une forêt pluviale (la région est un parc national protégé) ainsi que les croyances des anciens habitants les "Totoneque" et les "Huatuscas". Lors de notre visite, j'ai eu droit à un masque de boue minérale extraite du parc (j'ai passé la moitié de la visite avec !! Je m'amusais à dire que j'étais "el monstro de la laguna"!). Nous y avons goûter à l'eau minérale qui jaillit naturellement de la terre et Julien a pu, pour $200 pesos, se faire purifier par un authentique Shaman! Il s'est enfermé pendant quelques minutes avec le sorcier, celui-ci a brûlé des herbes odorantes et frappé Julien avec des feuilles d'arbres (et pas n'importent lesquels - des feuilles provenant du haut de l'arbre, celles qui reçoivent le plus de soleil car elles ont le plus d'énergie positive) tout en psalmodiant des incantations. Après il a donné à Julien une amulette remplies de "médecine". Cela a incité chez Gabriel le commentaire suivant: "s'il veut se faire frapper avec des feuilles, je peux lui arranger ça! Je couperai une branche de sapin, l'arroserai de Febreeze et le fouetterai avec! Tout ça gratuitement!!".
Ensuite nous avons fait une tournée sur le lac de Catemaco où nous avons pu voir l'île des singes (des espèces de gros macaques), des oiseaux aquatiques variés et des nénuphars. La visite s'est terminé par les "Chutes d'Eyipantlan", situées entre Catemaco et San Andres Tuxtla. Absolument à voir! Spectaculaires! Vous pouvez les regarder d'en haut ou descendre 242 marches pour allé vous faire arroser. Ceux qui nous connaissent ne seront pas surpris que nous avons choisis de nous faire doucher! Dans la bas il y a des vendeurs de souvenir et un restaurant ou Julien a choisi de prendre une "collation". N'étant pas un coin très couru par les touristes étrangers, nous y avons obtenu, comme d'habitude, un beau succès. L'appétit de Julien a aussi attiré les louanges, son enthousiasme étant le plus beau des hommages à la gastronomie locale!
Parce que disons simplement que nos fils ont appréciés la bouffe. Beaucoup. Gabriel s'est découvert un appétit pour les "volovanes" un chausson de pâte feuilletée, farci de thon, de crabe, de jambon ou autre (inutile d'en chercher à l'extérieur de Veracruz - c'est une spécialité locale que vous ne pouvez trouver ailleurs, même pas dans d'autres villes de l'état!). Julien a choisi de suivre les traces de son père et s'est pris d'affection pour les tacos. Toutes les sortes! Et, en passant, une vérité suprême: les tacos de rue, ceux fait dans les petits stands à 5 pour $25 pesos, bref les "cheaps", sont les meilleurs. Aucunes exceptions.
Et tant d'autres endroits redécouverts: le musée navale (entrée gratuite), le navire-musée de Boca del Rio, le marché, le "malecon" (la promenade le long de la mer) et les plages. Toutes les plages....
La ville offre tellement de beauté et d'originalité! Notre prochaine destination sera le Yucatán; je sais que cette région sera aussi magique, charmante et m'offrira des expériences nouvelles et agréables mais, toujours, je serai reconnaissante d'avoir vécu à Veracruz et d'avoir pu partager ça avec nos fils. J'ose espérer aussi que j'aurai pu inciter des gens à "faire le détour" et venir découvrir une région qui mérite d'être sur leur liste de "choses à voir au Mexique"....
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