29/04/2011: Hogar dulce Hogar
Ça y est! C'est officiel! Les signatures dans le gros livre sont faites! Les clefs sont en notre possession! Nous avons une maison!!!!!!!
J'ai attendu avant d'en parler parce que je voulais que ce soit officiel. Et j'ai bien fait. Il y en eu un délai de 3 semaines et presque deux mois se sont écoulés entre l'offre et le changement de propriétaire.
Acheter une maison au Mexique n'est pas simple mais c'est surtout lié aux différences de langages. Après tout, les documents officiels, les lois ne sont publiées qu'en espagnol. Il est donc important de consulter un "Notario Publico" pour toute les étapes. Nous avons aussi fait affaire avec un agent d'immeuble, un américain qui vit au Mexique depuis 9 ans. Aujourd'hui je me dis que j'aurais pu faire sans lui; pas qu'il était mauvais, mais son espagnol était moins bon que le mien et, finalement, à part obtenir les clefs de la propriétaire et nous faire visiter 2 fois, il a pas fait grand chose.... Le Notaire nous a été plus utile.
C'est une petite, très petite, maison située dans le village de Chelem. Il est environ à 10 kms de Progreso, vers l'ouest. La mer y est magnifique et à seulement 100 mètres de chez nous!!!
Ce qui nous a intéressé est le terrain: 13.15 X 40.9 mètres, ce qui est très grand pour le Mexique. Et, comme je l'ai mentionné plus haut, à 100 mètres de la mer! Je suis complètement gaga!
Elle est séparé en 2 unités distinctes: une avec chambre séparée, cuisinette, salle de bain et salon/salle à manger. C'est très petit mais comme nous vivons beaucoup dehors.... L'autre unité est "studio" i.e. une pièce avec cuisinette, salle de bain et espace salle à manger/chambre/salon. Ce sera idéal lorsque nous recevrons des gens: ils pourront être indépendants. Nous allons l'aménager de façon à pouvoir aussi le louer. Il y a aussi, accessible de l'extérieur, une salle de rangement/lavage.
Cet après-midi nous rencontrons un contracteur qui vient voir les choses que nous voulons modifier/ajouter. Il n'y a pas vraiment de réparations urgentes à faire, la maison a 7 ans et a très bien été entretenue, mais c'était une "beach house" pour une famille de Mérida. I.E.: pas d'eau chaude, d'air climatisée et cuisine peu fonctionnelle. Nous voulons aussi faire construire une piscine et refaire un plancher de béton à l'extérieur pour servir de patio.
* Pause: saviez-vous que plusieurs mexicains qui ont des "beach house" n'y mettent pas de lits? On y trouve plutôt des crochets à hamac! Ils peuvent ainsi coucher à plusieurs dans une même pièce et partout dans la maison. Le matin ils ramassent les hamacs, les mettent dans un coin et peuvent utiliser la pièce pour manger, écouter la télé, faire jouer les enfants, etc... *
Alors maintenant ce qui me reste à faire est superviser les travaux et faire une gigantesque séance de magasinage! Nous avons besoin de tout: meubles, vaisselle, appareils ménagers. Je sens que je vais avoir des ampoules!
Je devrai aussi débuter la partie qui me stresse le plus: la décoration! Je sais que ça peut paraître bizarre mais décider des travaux, superviser ceux-ci, acheter de la vaisselle me stressent moins que de décider de la couleur du couvre-lit et choisir des cadres. Que voulez-vous, nous ne pouvons pas avoir tout les talents!
Enfin, je vous enverrai des photos sous peu. Peut-être que ça pourra en décider certains à venir nous voir......
vendredi 29 avril 2011
dimanche 24 avril 2011
24/04/2011: Frengnol
24/04/2011: Frengnol
Et oui, c'est un nouveau mot décrivant une réalité peu connue: le mélange de langue, lorsque nous pensons, parlons et écrivons. Dans ce cas-ci: FRançais, ENGlish, espaNOL.
Peut-être que mon âge en est la cause, peut-être que c'est seulement moi qui a un défaut de connexion mais, parfois, lorsque je parle ou que j'écris, je mélange tout.
Ça ne m'arrive pas lorsque je parle français, seulement lorsque je parle anglais. J'oublie le mot, le confonds avec l'espagnol et même, parfois, c'est le français qui jaillis! Hier, par exemple, je disais à quelqu'un, en anglais, de m'envoyer un "email". Ce qui a sorti? "Correel"! Soit la contraction de "correo" (pour "correo electronico") et de courriel. Mon interlocutrice a trouvé ça rigolo....
Ou l'autre fois, je marchais sur la rue, promenant un chien du refuge. Un mexicain a pausé une question à Allison qui marchait avec moi. Elle ne parle pas espagnol. Elle me demande de traduire, ce que je fais avec plaisir... en français!
Apparemment, d'après une docteur en apprentissage de langue (et oui, nous avons rencontré une "PhD" américaine spécialisée dans ce domaine lors de notre séjour à l'école d'immersion à Veracruz - j'ignorais qu'une telle spécialité existait), lorsque nous apprenons une nouvelle langue, nous utilisons les processus mentaux qui nous servent à parler notre première. Donc, puisque je ne contrôle pas encore l'espagnol parfaitement, je fais de la "traduction mentale" avant de le parler. Je sais, je sais, ce n'est pas l'idéal mais que voulez-vous!
Donc quand je veux parler en espagnol, je réfléchis en français, structure ma phrase en français, c'est un automatisme. Lorsque je parle anglais, je pense en anglais mais, comme ce n'est pas ma langue première et comme je l'ai appris "sur le tard" (i.e. après mes 10 ans), les processus sont implantés moins profondément. Donc, il y a un risque de "court-circuit" entre l'anglais et l'espagnol. A mesure que je maitriserai cette dernière, les problèmes devraient se faire plus rares....
Je mélange aussi les trois lorsque je parle aux chiens. J'utilise des commandes en espagnol, parce que c'est ce qu'ils connaissent le mieux, leur parle en anglais parce que les gens autour de moi sont souvent anglophones mais leur dit les "petits mots d'affection" en français parce que ce sont ceux qui me viennent naturellement.
Ça donne des situations suivantes: "I'm taking Phoebe for a walk! Phoebe, viene conmigo, ben oui ma belle fille on va marcher...." Pauvre bête.....
Et oui, c'est un nouveau mot décrivant une réalité peu connue: le mélange de langue, lorsque nous pensons, parlons et écrivons. Dans ce cas-ci: FRançais, ENGlish, espaNOL.
Peut-être que mon âge en est la cause, peut-être que c'est seulement moi qui a un défaut de connexion mais, parfois, lorsque je parle ou que j'écris, je mélange tout.
Ça ne m'arrive pas lorsque je parle français, seulement lorsque je parle anglais. J'oublie le mot, le confonds avec l'espagnol et même, parfois, c'est le français qui jaillis! Hier, par exemple, je disais à quelqu'un, en anglais, de m'envoyer un "email". Ce qui a sorti? "Correel"! Soit la contraction de "correo" (pour "correo electronico") et de courriel. Mon interlocutrice a trouvé ça rigolo....
Ou l'autre fois, je marchais sur la rue, promenant un chien du refuge. Un mexicain a pausé une question à Allison qui marchait avec moi. Elle ne parle pas espagnol. Elle me demande de traduire, ce que je fais avec plaisir... en français!
Apparemment, d'après une docteur en apprentissage de langue (et oui, nous avons rencontré une "PhD" américaine spécialisée dans ce domaine lors de notre séjour à l'école d'immersion à Veracruz - j'ignorais qu'une telle spécialité existait), lorsque nous apprenons une nouvelle langue, nous utilisons les processus mentaux qui nous servent à parler notre première. Donc, puisque je ne contrôle pas encore l'espagnol parfaitement, je fais de la "traduction mentale" avant de le parler. Je sais, je sais, ce n'est pas l'idéal mais que voulez-vous!
Donc quand je veux parler en espagnol, je réfléchis en français, structure ma phrase en français, c'est un automatisme. Lorsque je parle anglais, je pense en anglais mais, comme ce n'est pas ma langue première et comme je l'ai appris "sur le tard" (i.e. après mes 10 ans), les processus sont implantés moins profondément. Donc, il y a un risque de "court-circuit" entre l'anglais et l'espagnol. A mesure que je maitriserai cette dernière, les problèmes devraient se faire plus rares....
Je mélange aussi les trois lorsque je parle aux chiens. J'utilise des commandes en espagnol, parce que c'est ce qu'ils connaissent le mieux, leur parle en anglais parce que les gens autour de moi sont souvent anglophones mais leur dit les "petits mots d'affection" en français parce que ce sont ceux qui me viennent naturellement.
Ça donne des situations suivantes: "I'm taking Phoebe for a walk! Phoebe, viene conmigo, ben oui ma belle fille on va marcher...." Pauvre bête.....
lundi 11 avril 2011
2011-04-11: ¡ Viva la familia!
2011-04-11: ¡ Viva la familia!
Il fait chaud ici. Pratiquement tout le temps. Les coûts d'électricité étant élevés, les gens vivent toutes fenêtres ouvertes et/ou dehors car ils ne climatisent pas. Nous ne sommes pas différents; nous ne partons l'air climatisé que pour nous coucher et la plupart du temps nous l'arrêtons pendant la nuit pour partir le ventilateur sur pied et ouvrir la fenêtre.
Bref, avec les maisons construites les unes sur les autres, à la limite des terrains, vous n'avez pas le choix: vous vivez avec vos voisins. De plus, le soir les parcs sont pleins de monde, la plage est occupée jusqu'à la noirceur par des "kyte-surfeur", des joueurs de soccer, des familles, des joggeurs avec des chiens et j'en passe. Ce qui nous a permis de voir, de très près, la façon dont les familles fonctionnent en regard aux enfants.
Première constatation: les enfants sont partout, tout le temps. Aucuns restaurants n'est "hors limites", aucunes fêtes ne leur est fermée. Les parades, spectacles, fiesta de rue sont remplies de gamins de tout âge. Quelques soit l'heure du jour ou de la nuit. A part bien sûr les bars et disco. Faut pas exagérer quand même!
Deuxième constatation: les gens ont peu de poussettes. Les bébés sont dans les bras de Papa, Maman, Grande-soeur, Grand-frère, Grand-maman, Grand-papa, copine, cousine, tante etc....
Troisième constatation (conséquence de la deuxième): le soin des enfants est l'affaire de tous. Tout le monde met la main à la pâte quand il s'agit de surveiller, jouer, porter et endormir les héritiers.
Quatrième constatation: Personne, absolument personne, ne s'attend à ce que les enfants agissent autrement que comme des enfants. Au restaurant ils n'ont pas à être assis de longues heures sans rien faire. Ils se promènent, jouent sous la table, sont amenés dehors pour courir par quelqu'un (voir la liste de possibilités dans la "deuxième constatation"). Ils ne courent pas à l'intérieur cependant à moins qu'une zone leur ait été réservée.
Cinquième constatation: Ils sont entraînés, dès la naissance, à dormir dans les bras de quelqu'un, à toute heure, en toutes circonstances, quelques soit le bruit. Ça fait des adultes résistants à tout! Ça explique le nombre de "petites fêtes" qui se déroulent, sans que personne ne pense que ça "pourrait déranger les voisins". À moins que les voisins soient canadiens ou américains....
Sixième constatation: Le fait d'être pris, cajolé, emmené partout, bécoté sans arrêt crée une société ou les grands-frère de 11 ans embrassent et câlinent leur petit frère/cousins en public. Que les papas sont assis sur la plage et complètement indifférents à ce qui se passent autour d'eux, trop occupés qu'ils sont à admirer leur bébé. Ça fait des adolescentes qui marchent sur la rue avec leur mère en lui tenant la main. Ça fait des jeunes de tout âge qui accompagnent leur grands-parents en leur tenant le bras.
Bref, ça fait des familles affectueuses.....
Il fait chaud ici. Pratiquement tout le temps. Les coûts d'électricité étant élevés, les gens vivent toutes fenêtres ouvertes et/ou dehors car ils ne climatisent pas. Nous ne sommes pas différents; nous ne partons l'air climatisé que pour nous coucher et la plupart du temps nous l'arrêtons pendant la nuit pour partir le ventilateur sur pied et ouvrir la fenêtre.
Bref, avec les maisons construites les unes sur les autres, à la limite des terrains, vous n'avez pas le choix: vous vivez avec vos voisins. De plus, le soir les parcs sont pleins de monde, la plage est occupée jusqu'à la noirceur par des "kyte-surfeur", des joueurs de soccer, des familles, des joggeurs avec des chiens et j'en passe. Ce qui nous a permis de voir, de très près, la façon dont les familles fonctionnent en regard aux enfants.
Première constatation: les enfants sont partout, tout le temps. Aucuns restaurants n'est "hors limites", aucunes fêtes ne leur est fermée. Les parades, spectacles, fiesta de rue sont remplies de gamins de tout âge. Quelques soit l'heure du jour ou de la nuit. A part bien sûr les bars et disco. Faut pas exagérer quand même!
Deuxième constatation: les gens ont peu de poussettes. Les bébés sont dans les bras de Papa, Maman, Grande-soeur, Grand-frère, Grand-maman, Grand-papa, copine, cousine, tante etc....
Troisième constatation (conséquence de la deuxième): le soin des enfants est l'affaire de tous. Tout le monde met la main à la pâte quand il s'agit de surveiller, jouer, porter et endormir les héritiers.
Quatrième constatation: Personne, absolument personne, ne s'attend à ce que les enfants agissent autrement que comme des enfants. Au restaurant ils n'ont pas à être assis de longues heures sans rien faire. Ils se promènent, jouent sous la table, sont amenés dehors pour courir par quelqu'un (voir la liste de possibilités dans la "deuxième constatation"). Ils ne courent pas à l'intérieur cependant à moins qu'une zone leur ait été réservée.
Cinquième constatation: Ils sont entraînés, dès la naissance, à dormir dans les bras de quelqu'un, à toute heure, en toutes circonstances, quelques soit le bruit. Ça fait des adultes résistants à tout! Ça explique le nombre de "petites fêtes" qui se déroulent, sans que personne ne pense que ça "pourrait déranger les voisins". À moins que les voisins soient canadiens ou américains....
Sixième constatation: Le fait d'être pris, cajolé, emmené partout, bécoté sans arrêt crée une société ou les grands-frère de 11 ans embrassent et câlinent leur petit frère/cousins en public. Que les papas sont assis sur la plage et complètement indifférents à ce qui se passent autour d'eux, trop occupés qu'ils sont à admirer leur bébé. Ça fait des adolescentes qui marchent sur la rue avec leur mère en lui tenant la main. Ça fait des jeunes de tout âge qui accompagnent leur grands-parents en leur tenant le bras.
Bref, ça fait des familles affectueuses.....
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